Des pompiers fouillaient mercredi les décombres de la tour qui s'est effondrée la veille à São Paulo.

L'effondrement d'une tour à São Paulo fait 49 disparus

SÃO PAULO — Quarante-neuf personnes étaient portées disparues mercredi au lendemain de l'effondrement spectaculaire d'une tour de 24 étages du centre de São Paulo, selon un nouveau bilan des pompiers.

On ignorait toutefois si ces personnes déclarées manquantes se trouvaient effectivement dans la tour au moment du drame.

Les pompiers avaient indiqué mardi que seulement trois personnes étaient portées disparues, dont un homme sur le point d'être secouru au moment où la tour s'est brutalement effondrée, après avoir pris feu.

«Les pompiers continuent les recherches» et on dénombre «49 disparus», ont-ils annoncé dans un tweet, au lendemain de l'incendie de la tour qui aurait pu être, selon la presse, déclenché par un accident domestique.

Mercredi les équipes de secours, accompagnées de chiens spécialement entraînés, travaillaient sur les décombres encore fumants du bâtiment, en quête d'éventuels survivants.

«Les pompiers sont en train de refroidir les décombres aux endroits où la température est plus élevée, en utilisant des caméras thermiques... Lors des 48 premières heures, il faut enlever les débris manuellement, nous n'utilisons pas de machinerie lourde», a expliqué à l'AFP le porte-parole des pompiers, Guilherme Derrite.

Le bâtiment, un ancien siège de la police désaffecté, était occupé par 146 familles de squatters et était dans un grand état de délabrement, au mépris de toutes les règles de sécurité.

Le président Michel Temer s'est rendu sur les lieux mardi, où il a été très mal accueilli par une foule lui criant: «On veut des logements!» Ses gardes du corps ont dû rapidement l'exfiltrer de la zone de l'accident en raison de l'hostilité des résidents.

São Paulo, qui est, avec ses 12 millions d'habitants, la ville la plus peuplée d'Amérique latine et la capitale financière du Brésil, souffre d'importantes inégalités.

Des familles pauvres squattent souvent des terrains ou des immeubles laissés à l'abandon, même en plein coeur de la métropole, où des zones entières sont devenues des quartiers fantômes.