Le monde express

Gaza: une famille «exécute» l’un des siens pour collaboration avec Israël

GAZA — Une famille palestinienne de Gaza a «exécuté» vendredi l’un de ses membres accusé d’avoir fourni à Israël des informations qui avaient permis à l’État hébreu de tuer trois commandants du Hamas en 2014, selon des proches et le mouvement palestinien. Le Palestinien tué, Ahmad Saïd Barhoum, était détenu depuis plusieurs mois par le Hamas, au pouvoir à Gaza, avant d’être remis ce vendredi à la famille Barhoum qui compte de nombreux membres dans le mouvement islamiste. Il n’y a pas eu de procès. C’est la première fois depuis 2007 et la prise du pouvoir dans l’enclave palestinienne de Gaza par le Hamas, qu’une personne accusée de collaboration avec Israël est «exécutée» par sa propre famille. Selon des témoins, Ahmad Saïd Barhoum, a été tué par balles dans un terrain vague de Rafah, dans le sud du territoire, en présence des membres des familles des trois cadres de la branche armée du Hamas assassinés en 2014, dans les derniers jours de la guerre entre Israël et le mouvement palestinien. «Nous avons mis en application le châtiment contre notre fils Ahmad Saïd Barhoum après nous être assurés sans l’ombre d’un doute de son implication dans l’assassinat» des trois commandants des Brigades Ezzedine al-Qassam, a indiqué la famille dans un communiqué. Elle a confirmé que le Hamas lui avait remis Ahmad Saïd Barhoum.  AFP

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Le gouvernement américain confirme son recours accru à la peine de mort

WASHINGTON — Les autorités fédérales américaines ont annoncé vendredi leur intention de requérir la peine de mort à l’encontre d’un homme accusé d’un meurtre aggravé d’un enlèvement et de tortures, une initiative confirmant la nouvelle fermeté pénale affichée par Donald Trump. Cette affaire concerne l’enlèvement d’une étudiante chinoise de l’université de l’Illinois, Yingying Zhang. Avant de mourir le 9 juin 2017, la jeune femme de 26 ans a subi des actes de torture particulièrement révoltants, justifiant selon les procureurs la quête du châtiment suprême à l’encontre de l’auteur présumé des faits, Brendt Christensen, 28 ans. Mais de telles réquisitions doivent être décidées tout en haut de la pyramide judiciaire fédérale: le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a récemment donné comme instruction à ses procureurs d’utiliser davantage la peine capitale dans leurs poursuites pénales, y compris pour les crimes de droit commun. En Amérique, les meurtriers sont généralement jugés par les États, mais le gouvernement fédéral peut, selon une loi d’exception, demander la peine de mort pour certaines catégories d’homicides commis avec des circonstances aggravantes. Donald Trump a récemment réclamé la peine capitale à l’encontre de Sayfullo Saipov, accusé d’avoir volontairement percuté et tué huit cyclistes le 31 octobre à Manhattan. On s’attend à ce que M. Sessions s’engage prochainement sur cette voie.  AFP

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Le changement climatique disparait de la stratégie de défense américaine

WASHINGTON — Le changement climatique et son impact sur la sécurité américaine et mondiale ne sont pas mentionnés dans la nouvelle Stratégie de Défense présentée vendredi par le ministre américain de la Défense Jim Mattis. Cette absence est peu surprenante de la part de l’administration républicaine de Donald Trump, qui a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat signé par près de 200 pays. Le milliardaire de 71 ans s’est toujours montré sceptique sur le changement climatique, parlant même, avant d’être président, d’une «invention» de la Chine. Mais son prédécesseur démocrate, Barack Obama, considérait le changement climatique comme une menace pour la  sécurité nationale. Depuis des années, experts et scientifiques préviennent que les catastrophes naturelles, les famines et la hausse du niveau des eaux auront pour conséquence des flux de «réfugiés climatiques» qui menaceront la stabilité mondiale. Après sa confirmation au poste de ministre de la Défense par le Congrès il y a un an, M. Mattis avait souligné que «les effets du changement climatique, notamment un accès maritime plus facile à l’Arctique, la hausse du niveau des océans et la désertification, affectent notre sécurité». Le numéro deux du Pentagone, Patrick Shanahan, indiquait le mois dernier à quelques journalistes que retirer le changement climatique de la Stratégie de défense nationale ne signifiait pas qu’il n’était plus considéré comme une menace.  AFP