Le gouvernement bolivien par intérim a décidé de placer la Bolivie en quarantaine à partir de dimanche pour tenter de freiner la progression de la pandémie. La Paz a décrété mercredi l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 15 avril, renforçant la participation de l’armée et de la police aux contrôles, ainsi que la fermeture des frontières.

La présidentielle aura lieu entre juin et septembre en Bolivie

LA PAZ — L’élection présidentielle, prévue le 3 mai en Bolivie et reportée en raison de la propagation du Covid-19, se tiendra entre les mois de juin et septembre, a annoncé jeudi l’autorité électorale bolivienne.

Le Tribunal suprême électoral (TSE) «propose au Parlement plusieurs dates pour l’organisation des élections générales entre le dimanche 7 juin et le 6 septembre 2020», selon la décision lue par le président de l’institution, Salvador Romero.

Au Parlement bolivien désormais de voter une loi enterrinant cette proposition du TSE, à qui il reviendra ensuite de choisir la nouvelle date du scrutin.

Samedi, l’autorité électorale avait reporté sine die l’élection présidentielle très attendue en Bolivie car elle vise à tenter de sortir de la crise post-électorale qui secoue le pays depuis plus de cinq mois.

Cette annonce est intervenue peu après que le gouvernement bolivien par intérim a décidé de placer la Bolivie en quarantaine à partir de dimanche pour tenter de freiner la progression de la pandémie. Mais une grande partie de la population a désobéi au confinement.

La Paz a donc décrété mercredi l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 15 avril, renforçant la participation de l’armée et de la police aux contrôles, ainsi que la fermeture des frontières.

Ce pays de 11 millions d’habitants a jusqu’à présent recensé 28 cas officiels de Covid-19, sans aucun décès.

Les Boliviens étaient appelés aux urnes le 3 mai pour élire un successeur au président démissionnaire Evo Morales, désormais réfugié en Argentine.

L’ancien président bolivien, au pouvoir depuis 2006, s’était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre pour un quatrième mandat, mais l’opposition avait crié à la fraude.

Après plusieurs semaines de manifestations et son lâchage par la police et par l’armée, il avait annoncé sa démission le 10 novembre et les élections avaient été annulées.

Les élections générales, auxquelles Evo Morales ne peut pas se représenter, visent à élire le chef de l’Etat, le vice-président ainsi que 36 sénateurs et 120 députés.