Dan Coats, patron des services de renseignement, Christopher Wray, patron du FBI, Paul Nakasone, directeur de l'Agence de sécurité nationale, et Kirstjen Nielsen, ministre de la Sécurité intérieure.

La «menace» russe toujours bien présente

WASHINGTON — Attention danger: plusieurs hauts responsables américains, du patron des renseignements au directeur du FBI, ont sonné l’alarme jeudi, accusant la Russie de continuer ses tentatives pour «affaiblir et diviser» les États-Unis.

L’un après l’autre, ils ont pris la parole devant les journalistes à la Maison-Blanche, un spectacle solennel contrastant avec celui de la conférence de presse du président américain au côté de son homologue russe à Helsinki, à la suite de laquelle Donald Trump avait été critiqué de toutes parts pour s’être montré trop conciliant envers Vladimir Poutine.

Trump avait semblé exonérer Moscou, provoquant l’indignation jusque dans son propre camp républicain. Il avait ensuite plaidé le lapsus. 

Jeudi, plusieurs de ses hauts responsables sont allés à l’offensive. La Russie continue «d’essayer d’affaiblir et de diviser les États-Unis» en interférant dans le processus électoral américain et en s’immisçant dans le débat politique, a accusé le patron des services de renseignement Dan Coats.

La menace «est réelle. Elle continue. Et nous faisons tout notre possible pour avoir des élections en lesquelles les Américains puissent avoir confiance. C’est une menace que nous devons prendre très au sérieux», a de son côté mis en garde Christopher Wray, le patron du FBI. «Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas simplement d’une menace liée au processus électoral. Nos adversaires sont en train d’essayer de saboter notre pays de manière persistante, qu’on soit en période d’élections ou non».

Dans la ligne de mire

Quant à la ministre de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen, elle a jugé que la démocratie américaine était «dans la ligne de mire».

«Les élections libres et transparentes sont la pierre angulaire de notre démocratie, et il est maintenant clair qu’elles sont la cible de nos adversaires qui cherchent [...] à saboter notre mode de vie», a-t-elle lancé.

Pour l’heure toutefois, les efforts de la Russie pour tenter de «miner» les «valeurs fondamentales» américaines ne sont pas aussi importants qu’ils l’ont été pour influer sur l’élection présidentielle de 2016, a noté Coats.

Le directeur du FBI a lui noté qu’il n’avait pas pour l’instant constaté d’attaque directe sur les infrastructures électorales.