La duchesse de Sussex Meghan à Londres, mardi

La lune de miel avec Meghan semble terminée en Grande-Bretagne

LONDRES — Lorsque Meghan Markle s’est fiancée au prince Harry, cette vedette de la télévision américaine a semblé charmer tous ceux qu’elle rencontrait. Harry et elle étaient acclamés par des foules en liesse à travers le Royaume-Uni, et elle avait visiblement hâte de rejoindre officiellement le cercle royal.

Des médias britanniques obsédés par la famille royale l’encensaient pour sa différence, un vent de fraîcheur au sein d’une institution vieillotte qui avait besoin d’un peu d’éclat.

Neuf mois après son mariage somptueux et maintenant officiellement connue sous le nom de la duchesse de Sussex, la femme de 37 ans est enceinte - et elle découvre que la gloire et les occasions caritatives qui accompagnent la vie dans le bocal à poisson royal viennent avec un prix parfois élevé à payer.

Meghan est engagée dans un conflit public douloureux avec son père - qui se déroule dans les journaux à sensation du pays, bien sûr - et elle doit affronter les rumeurs d’une querelle avec l’épouse du prince William, Kate.

Sa demi-soeur Samantha l’a attaquée en public, et la presse jadis adorante la critique pour tout, de son traitement impitoyable de ses domestiques jusqu’au temps qu’elle passe à caresser son petit bedon.

«Je pense qu’elle trouve que c’est assez difficile, a déclaré Ingrid Seward, la rédactrice en chef du magazine Majesty. C’est un tel champ de mines, être un membre de la famille royale. Peut-être aurait-elle dû s’y insérer un peu plus lentement.»

Elle croit que Meghan, comme la princesse Diana avant elle, a probablement été choquée de voir à quel point la presse pouvait être intrusive. «Je ne pense pas qu’ils se soient rendus compte à quel point cela deviendrait désagréable», a-t-elle déclaré à propos du conflit entre Meghan, son père et sa demi-soeur.

Selon Mme Seward, Meghan ne sera jamais en mesure d’étouffer les rumeurs des tabloïds sur les intrigues au sein de la maison royale - des histoires s’appuyant sur des «sources» anonymes continueront de la talonner.

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Le prince Harry et Meghan à Londres, mardi

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Meghan a maintenu son équilibre en public, respectant un horaire chargé qui inclut voyages et apparitions charitables, alors même que la naissance de son premier enfant approche.

Elle a toujours été élégante et gracieuse en public, et les détaillants affirment que son influence sur la mode - surnommée le «scintillement de Markle» - reste intacte, comme en témoigne la montée de l’intérêt pour les produits Stow après que Meghan eut été vue portant un de ses organisateurs de voyages en cuir.

L’intention de Harry et Meghan de quitter le centre de Londres, où ils habitent sur le site du palais de Kensington avec William et Kate, a fait naître une rumeur de querelle royale entre les épouses des princes William et Harry. Harry et Meghan iront s’installer à Frogmore Cottage, dans un cadre rural près du château de Windsor.

Certains, dans la presse, ont conclu que Meghan était non seulement incapable de s’entendre avec Kate, mais qu’elle avait également provoqué une scission entre William et Harry.

Personne à l’extérieur du cercle restreint royal ne sait avec certitude s’il existe des tensions entre Meghan et Kate. On ne peut toutefois pas nier que Meghan et son père soient à couteaux tirés, ce dernier ayant même partagé une lettre angoissée avec le tabloïd The Mail on Sunday.

«Si vous m’aimez, comme vous le dites à la presse, arrêtez, implore-t-elle son père, qui a souvent parlé à la presse de Meghan et de la famille royale. S’il vous plaît, permettez-nous de vivre nos vies en paix. S’il vous plaît, arrêtez de mentir, s’il vous plaît, arrêtez de créer autant de douleur, arrêtez d’exploiter ma relation avec mon mari.»

Hugo Vickers, un expert royal, croit que les relations tendues entre Meghan et son père ont peut-être atteint le point de non-retour.

«Tout cela est devenu ridicule, une arnaque de tabloïd, a-t-il déclaré. La meilleure chose serait une sorte de réconciliation avec lui, mais c’est peut-être rendu trop loin.»

L’entourage de Meghan et Harry n’a pas commenté la lettre, dont certaines parties ont été réimprimées par The Mail on Sunday dans ce qui serait l’écriture élégante et distinctive de Meghan.

La publication de la lettre datée du mois d’août - et présentée comme une «exclusivité mondiale» par le tabloïd - est la plus récente salve de la fascination des tabloïds pour M. Markle, qui partage son temps entre le sud de la Californie et le nord du Mexique.

L’homme de 74 ans n’est pas venu au mariage de Meghan en mai, invoquant une maladie cardiaque de dernière minute. Le père de Harry, le prince Charles, l’a conduite dans l’allée. M. Markle s’est plaint de ne pas pouvoir rejoindre sa propre fille maintenant qu’elle fait partie de la famille royale.

Les plaintes de M. Markle et une série d’articles de presse critiquant Meghan ont incité un groupe d’amis et d’anciennes covedettes de Meghan dans l’émission de télévision «Suits» à dire au magazine People que la jeune femme fait l’objet d’une attention malsaine pendant qu’elle porte son premier enfant.

L’acteur George Clooney, qui a assisté au mariage royal en mai, a déclaré la même chose cette semaine, comparant l’intérêt des tabloïds envers Meghan au harcèlement médiatique qui a contribué au décès de la princesse Diana, la mère de Harry, dans un accident de voiture en 1997.

«C’est une histoire qui se répète», a averti la star, soulignant qu’il était frustrant de voir une femme enceinte «poursuivie et salie» par la presse.