Dans la nuit de samedi à dimanche, à une trentaine de kilomètres de Marseille (Cuges-les-Pins), les enquêteurs de la police judiciaire ont découvert deux corps, qui auraient été abattues avant d'être brûlées.

France: début d'année sanglant dans la région marseillaise

MARSEILLE — Cinq morts depuis le début de l'année, dont trois en fin de semaine: dans le sud de la France, Marseille et sa région sont de nouveau en proie à une série de probables règlements de comptes sur fond de trafic de drogue.

Dans la nuit de samedi à dimanche, à une trentaine de kilomètres de Marseille, les enquêteurs de la police judiciaire ont découvert les deux derniers corps. Les victimes auraient été abattues avant d'être brûlées.

L'une d'elles a été identifiée : son nom apparaît dans les fichiers du «narco-banditisme», ces bandes criminelles qui se mènent une lutte sanglante pour le contrôle du trafic de drogue.

Un élément qui a conduit le parquet à qualifier ce double homicide de probable règlement de compte. Le précédent datait seulement de vendredi soir, avec la mort d'un homme d'une trentaine d'année, tué de deux balles dans la tête dans l'est de Marseille.

Deux autres homicides avaient été déplorés en janvier, dont une fusillade mortelle à la Kalachnikov. Un troisième, dans lequel un adolescent de 17 ans a été tué, n'est pas classé comme règlement de comptes.

Cette série entamée toute fin 2017, avec deux morts entre Noël et Nouvel An, éclipse une relative accalmie sur l'ensemble de l'année dernière : 14 décès dans des règlements de comptes déplorés par la préfecture de police, contre 29 en 2016, année noire.

«On ne peut pas nier la réalité, il y a un certain nombre d'homicides, dont beaucoup sont des règlements de comptes, mais on ne peut en tirer aucun enseignement, il n'y a pas assez de recul», met en garde le procureur de Marseille Xavier Tarabeux.

Après une série de succès policiers qui avaient amené à déjouer 12 règlements de comptes en 2016, puis deux l'année suivante, «on peut craindre que la recomposition» du paysage criminel marseillais ne «se poursuive», redoute une source policière.