Les fausses nouvelles auraient apparemment vu le jour bien avant la campagne électorale du président Donald Trump.

Exposition sur l'histoire des fausses nouvelles

COLUMBIA, Mo. — Une exposition muséale dans la ville de Columbia, au Missouri, décortique la façon dont le concept des fausses nouvelles a évolué au fil des âges.

Le Centre d'histoire et de culture du comté de Boone a récemment inauguré la rétrospective L'histoire des fausses nouvelles (et l'importance de la plus ancienne école de journalisme au monde), rapporte le quotidien local, le Columbia Missourian.

Les visiteurs auront jusqu'en janvier pour en apprendre davantage sur la propagation de la désinformation à travers les époques.

Le conservateur de l'exposition, Clyde Bentley, qui est également professeur à la faculté de journalisme de l'Université du Missouri, souligne que les fausses nouvelles ont vu le jour bien avant la campagne électorale du président Donald Trump.

«Nous avons cette notion de fausses nouvelles depuis l'époque de Charles II», relève-t-il.

Au XVIIe siècle, le roi Charles II d'Angleterre avait interdit le café pour tenter de contrôler la circulation de nouvelles, explique le professeur Bentley.

Les cafés étaient alors des lieux de rencontres et de discussions sur la politique et l'actualité. Le souverain souhaitait mettre un terme aux critiques de son règne provenant de ces établissements.

L'exposition met également en lumière la suppression d'informations par le gouvernement du Missouri pendant la guerre civile américaine, alors que l'État était sous la loi martiale. Des soldats avaient arrêté des journalistes sympathisants avec les sécessionnistes et même fermé leurs journaux.

L'exposition traite de trois types de fausses nouvelles: l'erreur, le canular et les informations véridiques que l'on nie. Elle analyse également la manière dont les robots manipulent des conservations sur les réseaux sociaux grâce à de fausses informations.

Le but de l'exposition est d'abord d'inviter à la prudence, affirme le professeur Bentley.

«J'espère sincèrement que les gens viendront ici avec un esprit ouvert et sortiront en disant: "Je ferais mieux de vérifier un peu plus"», avoue-t-il.