«Étudiez feu Joseph McCarthy parce que nous sommes en ce moment dans une période avec Mueller et son gang qui fait passer Joseph McCarthy pour un débutant. Chasse aux Sorcières Truquée», a tweeté Donald Trump.

Enquête russe: Trump crie au «Maccarthysme»

WASHINGTON — Donald Trump, en froid avec le monde de l’espionnage après avoir révoqué l’habilitation secret défense d’un ex-chef de la CIA, s’est emporté dimanche contre l’enquête russe, la qualifiant de «Maccarthysme de la PIRE espèce».

«Étudiez feu Joseph McCarthy parce que nous sommes en ce moment dans une période avec Mueller et son gang qui fait passer Joseph McCarthy pour un débutant. Chasse aux Sorcières Truquée», a tweeté le locataire de la Maison-Blanche.

Sa salve de messages matinaux ne cachant guère son irritation a été postée au lendemain d’une information du New York Times selon laquelle un avocat de la Maison-Blanche, Don McGahn, a «largement coopéré» avec l’enquête menée par l’équipe du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne du républicain et la Russie.

«Je l’ai autorisé ainsi que tous les autres à témoigner - Je n’avais pas à le faire», affirme M. Trump, qui avait déjà posté un message en ce sens la veille.

Une «Chasse aux sorcières truquée»

«Je n’ai rien à cacher et j’ai exigé la transparence pour que la Chasse aux Sorcières Truquée et Abominable puisse prendre fin», poursuit-il. «Maccarthysme de la PIRE espèce».

Dans les années 50 en pleine guerre froide, les États-Unis, plongés dans une période de paranoïa que l’on désigna comme la «peur rouge», le sénateur républicain du Wisconsin Joseph McCarthy lança une campagne visant toute personne soupçonnée d’être communiste ou d’éprouver des sympathies pour le régime embrassé par Moscou, la «chasse aux sorcières».

La comparaison au Maccarthysme était d’actualité ce dimanche, utilisée également pour condamner le retrait par Donald Trump de l’habilitation secret défense de l’ancien directeur de la CIA John Brennan et ses menaces de la retirer à d’autres anciens hauts responsables.

Mike Mullen, un ancien chef d’état-major américain, a confié à la chaîne Fox News que cette pratique lui rappelait notamment «l’ère McCarthy quand l’administration commença à dresser des listes d’individus qui n’étaient pas en accord avec eux».

«Historiquement, cela s’est bien évidemment révélé très problématique pour le pays», a-t-il poursuivi, renvoyant à la «liste d’ennemis sous le président Nixon», en référence à une pratique controversée de ce président républicain révélée par le scandale du Watergate.