Le président français Emmanuel Macron

Discours de Macron annulé: pas un problème de sécurité, assure la Consule

Des informations provenant des coulisses de l’Assemblée nationale veulent que des inquiétudes liées à la sécurité aient pesé dans le choix du président français, Emmanuel Macron, et de son entourage d’annuler le discours qu’il devait prononcer devant les députés québécois au Salon bleu. Faux, assure la consule générale de France à Québec, Laurence Haguenauer, qui a été partie prenante aux discussions dans ce dossier.

«J’étais dans toutes les discussions: l’aspect sécurité n’a pas joué. C’est uniquement une question de temps; une question d’agenda», a soutenu jeudi Mme Haguenauer dans un entretien avec Le Soleil.

À l’Assemblée nationale, cette information concernant la sécurité a enflé pendant quelques heures. Certains ont fait observer que les manifestations appréhendées autour du parlement québécois créaient des difficultés à gérer la venue du président de la République française.

Laurence Haguenauer dément par ailleurs catégoriquement que le premier ministre Philippe Couillard ait annoncé prématurément et en l’absence de l’accord des autorités françaises que le président français prononcerait une allocution au Salon bleu de l’Assemblée nationale. Cette prise de parole devait se dérouler jeudi prochain, la veille de l’ouverture du Sommet du G7 à La Malbaie.

La décision de cette allocution a été prise lors d’une rencontre que M. Couillard et M. Macron ont eue à Paris en mars. La consule générale était présente. «Le président a accepté l’invitation du premier ministre, relate Laurence Haguenauer. Ensuite, M. Couillard lui a demandé s’il pouvait en parler aux médias. Le président a dit que oui.» Il était entendu que c’était sous réserve de l’agenda de ce dernier.

Travaux parlementaires

Sur un autre plan, la direction de l’Assemblée nationale et les partis politiques continuent d’échanger afin de déterminer s’ils suspendront ou maintiendront les travaux parlementaires les jeudi 7 juin et vendredi 8 juin en raison des manifestations attendues.

Dans les groupes parlementaires, certains notent que la fumée d’éventuels gaz lacrymogènes pourrait pénétrer dans l’Hôtel du parlement, qui n’est pas un bâtiment étanche. Sans compter les probables difficultés d’accès.

Parallèlement, le gouvernement de Philippe Couillard a un programme serré d’adoption de projets de loi qu’il ne peut mettre de côté.

Les deux jours perdus, si le Parlement devait suspendre ses travaux, devraient vraisemblablement être repris.