Donald Trump réclame l’identité du lanceur d’alerte à l’origine de la procédure de destitution à son encontre.

Destitution: Trump réclame l’identité du lanceur d’alerte

WASHINGTON — Donald Trump a de nouveau réclamé dimanche l’identité du lanceur d’alerte à l’origine de la procédure de destitution à son encontre qui, selon son avocat, se tient prêt à répondre aux questions des républicains.

«Le lanceur d’alerte a tellement tort qu’IL doit sortir de l’ombre», a tweeté le président américain dans la matinée. «Les médias bidon savent qui c’est, mais comme ils sont au service des démocrates, ils ne veulent pas le dire», a-t-il poursuivi.

«Révélez qui est le lanceur d’alerte et mettez un terme à l’arnaque de la destitution», a ajouté le locataire de la Maison-Blanche, qui a plusieurs fois mis en doute la crédibilité de ce témoin.

Depuis quelques jours, plusieurs médias conservateurs font circuler un nom en dépit des règles de protection des lanceurs d’alerte, et des élus républicains ont donné de l’écho à leurs articles en les partageant sur les réseaux sociaux.

Si cette identité est la bonne, c’est un partisan de l’ancien président démocrate Barack «Obama et il déteste Trump. C’est un radical», a déclaré à la presse le milliardaire new-yorkais plus tard dans la journée.

Membre de la communauté du renseignement, un temps affecté à la Maison-Blanche, ce lanceur d’alerte s’est alarmé pendant l’été de la teneur d’un appel téléphonique au cours duquel Donald Trump a demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur un de ses rivaux démocrates, Joe Biden.

Son signalement, rendu public en septembre, a contraint la présidence à publier une transcription de l’échange.

Convaincus de tenir la preuve d’un «abus de pouvoir» du président, les démocrates ont engagé, le 24 septembre, une enquête pour «impeachment» (mise en accusation) à la Chambre des représentants où ils sont majoritaires.

Depuis, ils ont interrogé à huis clos une dizaine de témoins qui ont, par petites touches, confirmé les efforts déployés par des proches du président pour forcer Kiev à fournir des informations compromettantes sur Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle de 2020.

Lors de ces auditions, les élus républicains ont, d’après les médias, tenté d’arracher aux témoins des informations sur le lanceur d’alerte qu’ils tentent de discréditer.

Sans fournir de preuves, le parlementaire républicain Steve Scalise l’a accusé dimanche sur la chaîne ABC «d’avoir un parti pris politique» et d’«avoir travaillé pour Joe Biden».

L’avocat du lanceur d’alerte Mark Zaid a assuré samedi sur CBS que son client voulait que son témoignage soit traité d’une manière «non partisane» et qu’il se tenait prêt à répondre «par écrit et sous serment» aux questions des élus républicains.

Selon lui, l’inspecteur général des services de renseignement pourrait vérifier son identité, ce qui permettrait de «satisfaire» les républicains tout en protégeant son anonymat.

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LE LANCEUR D'ALERTE PRÊT À RÉPONDRE AUX RÉPUBLICAINS

WASHINGTON — Un avocat du lanceur d’alerte qui a tiré la sonnette d’alarme au sujet des relations du président Donald Trump avec l’Ukraine a déclaré dimanche que son client était disposé à répondre aux questions écrites des républicains de la Chambre des représentants.

L’offre surprise faite au représentant Devin Nunes, le républicain le plus important de la commission du renseignement de la Chambre, permettrait aux républicains de poser des questions au lanceur d’alerte, qui a déclenché l’enquête de mise en accusation dirigée par les démocrates, sans passer par le président de la commission, le représentant démocrate Adam Schiff.

L’avocat Mark Zaid a écrit sur Twitter que le dénonciateur répondrait directement aux questions des membres républicains «par écrit, sous serment et sous peine de parjure» dans le but d’empêcher l’escalade des efforts de Donald Trump et de ses alliés pour démasquer l’identité de la personne. Seules les questions visant l’identité de la personne ne seront pas répondues, a-t-il déclaré.

«Être un lanceur d’alerte n’est pas un travail partisan, pas plus que la destitution n’est un objectif. Ce n’est pas notre rôle», a indiqué Mark Zaid.

Dimanche, Donald Trump avait publié sur Twitter un message dans lequel il demandait médias «fake news» de révéler l’identité du lanceur d’alerte.

«Le lanceur d’alerte a tellement tort qu’IL doit sortir de l’ombre» a précisé le président des États-Unis. The Associated Press