La Chine a annoncé dimanche un rebond des nouveaux cas de COVID-19, faisant craindre une seconde vague de l’épidémie.
La Chine a annoncé dimanche un rebond des nouveaux cas de COVID-19, faisant craindre une seconde vague de l’épidémie.

COVID-19: l’épidémie rebondit en Chine

PÉKIN — La Chine a annoncé lundi des dizaines de nouveaux cas de COVID-19, pour le deuxième jour consécutif, et le placement en quarantaine de dix nouveaux quartiers de Pékin, nourrissant la peur d’une nouvelle vague, tandis qu’en Europe l’heure est à l’ouverture des frontières.

Les autorités chinoises ont rapporté 49 nouveaux cas de COVID-19, dont 36 à Pékin, où un nouveau foyer lié à un marché alimentaire a été détecté.

Dans le même temps, en Europe, où la maladie semble maîtrisée, l’Allemagne, la Belgique, la France et la Grèce rétablissent lundi matin la libre circulation avec tous les pays de l’Union européenne.

L’Espagne va même avancer au 21 juin, au lieu du 1er juillet, l’ouverture de ses frontières avec tous les pays de l’Union européenne, sauf la frontière terrestre avec le Portugal. Selon la ministre espagnole du Tourisme, 11 000 Allemands pourront débarquer à Ibiza et Palma de Majorque dès le 15 juin.

Autre pays pressé de sauver sa saison touristique, la Croatie a aussi rouvert ses frontières, tout comme la Pologne, accessible pour tous les citoyens européens depuis samedi.

En France, où le coronavirus a fait près de 30 000 morts, le président Emmanuel Macron a prédit une «reprise plus forte du travail» grâce aux nouvelles mesures d’assouplissement. Garderies, écoles et collèges reprendront à plein temps à partir du 22 juin.

La Tour Eiffel par les escaliers

Paris, ville la plus visitée d’Europe, retrouve peu à peu son visage normal. Les touristes pourront visiter l’emblématique Tour Eiffel à condition de monter par les escaliers dans un premier temps.

Premier pays européen touché, l’Italie qui déplore plus de 34 000 morts et a rouvert ses frontières le 3 juin, deux nouveaux foyers ont été détectés ces derniers jours à Rome : cinq décès et 109 cas de contamination dans un hôpital, et neuf cas dans un immeuble squatté.

La Grande-Bretagne n’a jamais fermé ses frontières mais, en revanche, impose depuis le 8 juin une quatorzaine à tous les voyageurs arrivant de l’étranger, y compris les Britanniques, de quoi décourager bon nombre de potentiels touristes.

Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles, la pandémie a fait plus de 430 000 morts et contaminé plus de 7,85 millions de personnes dans le monde, et continue à faire rage en Amérique latine, en Iran et en Asie du Sud.

Au Chili, pays qui a diagnostiqué 7000 nouveaux cas en 24 heures, le ministre de la Santé, Enrique Paris, a prévenu ses compatriotes que le plus dur était encore à venir. «Je crois qu’en août seulement, si Dieu le veut, nous allons voir les efforts de la quarantaine récompensés, si les gens respectent» le confinement.

Le Paraguay s’est pour sa part félicité de ne pas avoir enregistré de nouveaux morts depuis 30 jours. Le pays compte 11 morts.

Avec un total de 43 332 morts recensés dimanche, soit 612 décès supplémentaires en une journée, le Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé par le COVID-19, derrière les États-Unis (115 729 morts pour plus de deux millions de cas).

Les États-Unis, qui avaient répertorié 382 morts supplémentaires du virus dimanche (le bilan journalier le plus faible depuis plusieurs semaines), continuent en revanche d’enregistrer quelque 20 000 nouveaux cas de contamination chaque jour et peinent à descendre de ce plateau car une partie du pays a pris le relais de l’autre.

Pays le plus durement touché par la pandémie au Moyen-Orient, l’Iran a annoncé dimanche plus de 100 morts en 24 heures, ce qui porte le bilan national à 8837 décès.

Patients refusés 

La pandémie a mis à l’épreuve les systèmes de santé à travers le monde, notamment en Inde où, selon les médias, de nombreux malades décèdent après avoir été refusés par les hôpitaux, faute de lits. Plus de 1000 nouveaux cas de contamination sont enregistrés chaque jour à New Delhi.

Ashwani Jain, un homme d’affaires de New Delhi, est décédé dans une ambulance, auprès de sa fille de 20 ans partie en vain en quête d’une place dans un des hôpitaux de la mégapole. «Cela leur est égal que l’on vive ou que l’on meure», a-t-elle accusé.

En Inde, qui a enregistré près de 9000 morts et plus de 300 000 cas confirmés, les corps s’entassent dans les morgues, car le personnel des cimetières et des crématoriums n’arrive pas à suivre le rythme des décès.

Au Pakistan voisin, le gouvernement a prévenu que le nombre de cas de coronavirus (140 000 actuellement, pour près de 2700 morts) pourrait doubler d’ici fin juin et dépasser le million fin juillet.