Un soldat de l'opposition se tient en face des tanks de l'armée turque, samedi.

1 mort et 32 blessés dans des tirs de roquettes en Turquie

Une personne a été tuée et 32 autres blessées dans des tirs de roquettes contre une ville turque située à la frontière syrienne, a affirmé son maire, au deuxième jour d’une offensive d’Ankara contre une milice kurde en Syrie.

«D’après nos dernières informations, nous avons 32 (ressortissants turcs) blessés, dont deux grièvement (...) Un Syrien a perdu la vie», a déclaré à la chaîne d’information NTV Hüseyin Sanverdi, le maire de Reyhanli, une ville située dans la province de Hatay.

Selon l’agence de presse Dogan, trois roquettes se sont abattues sur Reyhanli, endommageant des habitations et des véhicules.

Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a immédiatement accusé la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) d’être derrière ces tirs.

«Cette attaque terroriste contre des civils innocents révèle le vrai visage» des YPG, a déclaré Mevlüt Cavusoglu sur Twitter.

Ces tirs surviennent alors que plusieurs projectiles ont frappé dans la nuit de samedi à dimanche la ville frontalière turque de Kilis, plus à l’est, faisant un blessé léger.

L’armée turque a lancé samedi une vaste opération dans la région d’Afrine, multipliant les frappes aériennes et les bombardements d’artillerie contre les positions des YPG.

La Turquie accuse cette milice kurde syrienne d’être la branche en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée «terroriste» par Ankara et ses alliés occidentaux qui mène une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

Mais les YPG sont aussi l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par les Etats-Unis pour combattre le groupe Etat islamique dans le nord de la Syrie.