Bilan de la pandémie de COVID-19 dans le monde: plus de 5 millions de cas en Europe

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Bilan de la pandémie de COVID-19 dans le monde: plus de 5 millions de cas en Europe

Agence France-Presse
PARIS - La pandémie du nouveau coronavirus a contaminé officiellement plus de 31,6 millions de personnes dans le monde, dont plus de 5 millions en Europe, depuis l’apparition des premiers cas en Chine en décembre, selon un bilan réalisé par l’AFP à partir de sources officielles mercredi à 11H00 GMT.

La pandémie de COVID-19 a fait au moins 971.677 morts dans le monde et 21.641.500 personnes sont aujourd’hui considérées comme guéries.

En Europe, 5.000.421 cas ont été recensés pour 227.130 décès, dont plus de la moitié en Russie (1.122.241 infections, 19.799 morts), en Espagne (682.267, 30.904), en France (502.541, 31.416) et au Royaume-Uni (403.551, 41.825).

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Autour du globe

Autour du globe, 22 septembre 2020

Patagonia appose des étiquettes pour appeler à voter contre les climatosceptiques

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Patagonia appose des étiquettes pour appeler à voter contre les climatosceptiques

Agence France-Presse
LOS ANGELES — La marque de vêtements et de produits de plein air Patagonia, connue pour ses prises de position en faveur de l’environnement, a adressé un message des plus directs aux électeurs américains, les appelant via l’étiquette de ses shorts à «voter pour virer les connards».

Ce message («vote the assholes out» en anglais), qui figure uniquement à l’intérieur d’une édition limitée de shorts, vise tous les dirigeants politiques qui nient l’existence du changement climatique, a expliqué la société, dont le siège est en Californie.

L’ONU interrompt son sommet-anniversaire en raison de dirigeants... trop bavards

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L’ONU interrompt son sommet-anniversaire en raison de dirigeants... trop bavards

Agence France-Presse
NATIONS UNIES — Le président de l’Assemblée générale de l’ONU, le Turc Volkan Bozkir, a interrompu lundi soir le sommet-anniversaire virtuel des 75 ans de l’Organisation, en raison de l’heure avancée et l’impossibilité matérielle de diffuser 55 discours restants.

Il n’a donné aucune indication sur la date à laquelle ce sommet pourrait reprendre. À compter de mardi, les 193 membres des Nations Unies participent à la session annuelle de l’Assemblée, également virtuelle à cause de la pandémie de COVID-19.

Italie: l’extrême droite échoue à conquérir la Toscane

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Italie: l’extrême droite échoue à conquérir la Toscane

Alexandria Sage
Agence France-Presse
MILAN — L’extrême droite italienne a échoué lundi à conquérir la Toscane, bastion de gauche et région-clé dont elle espérait faire un symbole triomphant de ses ambitions nationales.

Le candidat de la gauche dans cette région du centre-ouest de l’Italie, Eugenio Giani, est crédité d’environ 47 % des votes, contre quelque 40 % à Susanna Ceccardi, la candidate de la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini, selon des projections publiées par les télévisions italiennes.

Coût du prochain alunisseur de la NASA: 16 milliards $

Monde

Coût du prochain alunisseur de la NASA: 16 milliards $

Agence France-Presse
WASHINGTON — La NASA a assuré lundi qu’elle tablait toujours sur le retour d’astronautes américains sur la Lune en 2024, publiant une estimation des financements requis pour tenir le calendrier: 28 milliards $ sur les cinq prochaines années, dont 16 milliards $ pour l’alunisseur.

Le Congrès, qui sera renouvelé aux élections générales du 3 novembre, devra accepter de financer ces montants pour ce qui est une priorité fixée par le président Donald Trump. Les 28 milliards $ couvrent les années budgétaires 2021-2025.

New York, Seattle et Portland menacées de coupes budgétaires

Monde

New York, Seattle et Portland menacées de coupes budgétaires

Agence France-Presse
NEW YORK — Le ministère américain de la Justice a prévenu lundi que les villes progressistes de New York, Portland et Seattle pourraient se voir priver de financements fédéraux pour cause de laxisme supposé dans le maintien de l’ordre, dans le prolongement d’un décret publié début septembre par Donald Trump.

Les autorités de New York ont menacé de saisir la justice si le gouvernement républicain mettait ses menaces à exécution.

Amazonie: Bolsonaro va répondre aux critiques devant l’ONU

Monde

Amazonie: Bolsonaro va répondre aux critiques devant l’ONU

Agence France-Presse
SÃO PAULO — Le président brésilien Jair Bolsonaro va utiliser son discours devant l’Assemblée générale annuelle de l’ONU pour répondre aux critiques contre sa politique environnementale en Amazonie, a annoncé lundi son vice-président, Hamilton Mourao.

Le dirigeant d’extrême droite, qui s’exprimera mardi, «va parler de l’Amazonie, montrer ce qu’on fait», a déclaré M. Mourao, qui dirige le Conseil national de l’Amazonie et coordonne notamment des opérations militaires pour combattre les incendies et la déforestation.

Brexit: Theresa May accuse le gouvernement de menacer «l’intégrité du Royaume-Uni»

Monde

Brexit: Theresa May accuse le gouvernement de menacer «l’intégrité du Royaume-Uni»

Agence France-Presse
LONDRES — La députée et ancienne première ministre britannique Theresa May a accusé lundi l’actuel gouvernement de mettre en péril la paix en Irlande du Nord, menaçant ainsi «l’intégrité du Royaume-Uni», avec son projet de loi qui revient en partie sur l’accord du Brexit.

La députée conservatrice qui avait dirigé le gouvernement de 2016 à mi-2019, en pleines négociations du Brexit, a prévenu qu’elle ne voterait pas pour le texte proposé par son successeur Boris Johnson, car il «entraînerait des dommages incalculables pour la réputation du Royaume-Uni».

La dépouille de Ruth Bader Ginsburg exposée à la Cour suprême, puis au Capitole

Monde

La dépouille de Ruth Bader Ginsburg exposée à la Cour suprême, puis au Capitole

Agence France-Presse
WASHINGTON La dépouille de la juge Ruth Bader Ginsburg sera exposée mercredi et jeudi à la Cour suprême des États-Unis, et recevra un hommage national vendredi au Capitole, ont annoncé lundi les deux institutions. 

La magistrate, une icône féministe et progressiste dont la succession fait l’objet d’une intense bataille politique, sera inhumée dans l’intimité la semaine prochaine au cimetière national d’Arlington, près de Washington, a précisé la Cour suprême dans un communiqué. 

Les hommages débuteront mercredi, avec l’arrivée au petit matin de son cercueil dans le bâtiment néoclassique de la Cour suprême, au cœur de Washington, où elle a siégé pendant 27 ans.  

Sa dépouille sera déposée sur le catafalque de l’ancien président Abraham Lincoln dans le hall de la haute Cour, juste en haut de marches monumentales de marbre blanc.  

Les Américains pourront venir lui faire leurs adieux mercredi ou jeudi, mais devront rester à l’extérieur, en raison de la pandémie de COVID-19. 

Vendredi, la juge «RBG» sera transportée dans l’enceinte du Capitole, le siège du Congrès américain qui fait face à la Cour suprême, où une cérémonie officielle aura lieu dans la salle des statues, a précisé la cheffe de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. 

«La juge Ginsburg incarnait la justice, l’intelligence et la bonté, et son décès est une perte incalculable pour la démocratie», a commenté l’élue démocrate dans un communiqué. 

La magistrate est décédée vendredi à 87 ans des suites d’un cancer du pancréas et des milliers de personnes se sont déjà rendues spontanément à la Cour suprême pour rendre hommage à ses combats pour le droit des femmes, des homosexuels ou des migrants. 

Le président Donald Trump, en lice pour sa réélection en novembre, a annoncé qu’il désignerait vendredi ou samedi une autre femme pour la remplacer. 

L’arrivé d’une magistrate conservatrice ancrerait solidement la Cour à droite, ce qui pourrait avoir d’énormes conséquences pour la société américaine. 

Mais, Constitution oblige, il faut que le Sénat donne son feu vert, ce qui a ouvert un nouveau front dans une campagne déjà rude pour la présidentielle.

Navalny dit que du Novitchok a été trouvé «dans et sur» son corps

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Navalny dit que du Novitchok a été trouvé «dans et sur» son corps

Agence France-Presse
MOSCOU — L’opposant russe Alexeï Navalny a affirmé lundi que du Novitchok avait été identifié dans son organisme et sur son corps, réclamant que Moscou lui rende les vêtements qu’il portait le jour de son empoisonnement, une «preuve vitale». 

Dans autre publication sur Instagram, Alexeï Navalny a rendu hommage à sa femme Ioulia qui, pendant ses trois semaines de coma, «venait parler, chanter des chansons, mettre de la musique». 

«Avant d’être autorisé à être emmené en Allemagne, ils m’ont enlevé tous mes vêtements et m’ont envoyé complètement nu. Compte tenu du fait que du Novitchok a été trouvé sur mon corps et qu’une méthode d’infection par contact est très probable, mes vêtements sont une preuve matérielle très importante», a écrit sur son blogue M. Navalny, actuellement en convalescence dans un hôpital berlinois.  

«J’exige que mes vêtements soient soigneusement emballés dans un sac en plastique et me soient retournés», a ajouté l’opposant. 

Victime d’un malaise au cours d’un vol en Russie le 20 août, Alexeï Navalny a d’abord été admis dans un établissement sibérien avant d’être transféré en Allemagne, où il a été conclu à un empoisonnement au Novitchok, une substance neurotoxique conçue par des spécialistes soviétiques à des fins militaires. 

Moscou a rejeté cette possibilité, malgré les conclusions en ce sens de laboratoires allemands, français et suédois. 

Selon les soutiens de M. Navalny, des traces de Novitchok ont notamment été retrouvées sur une bouteille d’eau ramassée dans sa chambre d’hôtel en Sibérie. 

Alexeï Navalny a en outre tourné en dérision lundi les vérifications préliminaires effectuées par la police des transports russe en raison de son hospitalisation après son malaise dans l’avion, sans pour autant ouvrir d’enquête officielle. C’est «comme si j’avais glissé dans un supermarché et que je m’étais cassé la jambe». 

Dans une autre publication sur Instagram, M. Navalny a rendu hommage à sa femme Ioulia qui, pendant ses trois semaines de coma, «venait parler, chanter des chansons, mettre de la musique». 

«Maintenant, je sais pour sûr grâce à mon expérience que l’amour guérit et ramène à la vie», a-t-il ajouté.

Le bilan de la pandémie dans le monde: plus de 961 000 morts

Monde

Le bilan de la pandémie dans le monde: plus de 961 000 morts

Agence France-Presse
PARIS — La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 961 531 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles lundi à 7 h. 

Plus de 31 110 400 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’épidémie, dont au moins 21 082 500 sont aujourd’hui considérés comme guéris. 

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations. Certains pays ne testent que les cas graves, d’autres utilisent les tests en priorité pour le traçage et nombre de pays pauvres ne disposent que de capacités de dépistage limitées. 

Sur la journée de dimanche, 3634 décès et 251 863 nouveaux cas ont été recensés dans le monde. Les pays qui ont enregistré le plus de décès dans leurs derniers bilans sont l’Inde avec 1130 nouveaux morts, le Brésil (363) et l’Argentine (254). 

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 199 513 décès pour 6 812 332 cas recensés, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Au moins 2 590 671 personnes ont été déclarées guéries. 

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 136 895 morts pour 4 544 629 cas, l’Inde avec 87 882 morts (5 487 580 cas), le Mexique avec 73 493 morts (697 663 cas), et le Royaume-Uni avec 41 759 morts (394 257 cas). 

Parmi les pays les plus durement touchés, le Pérou est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 95 décès pour 100 000 habitants, suivi par la Belgique (86), la Bolivie (65), l’Espagne (65), et le Brésil (64). 

La Chine (sans les territoires de Hong Kong et Macao) a officiellement dénombré un total de 85 291 cas (12 nouveaux entre dimanche et lundi), dont 4634 décès et 80 484 guérisons. 

L’Amérique latine et les Caraïbes totalisaient, lundi à 7h, 323 894 décès pour 8 759 032 cas, l’Europe 225 515 décès (4 865 103 cas), les États-Unis et le Canada 208 769 décès (6 955 933 cas), l’Asie 126 056 décès (7 284 199 cas), le Moyen-Orient 42 423 décès (1 804 644 cas), l’Afrique 33 953 décès (1 410 385 cas), et l’Océanie 921 décès (31 110 cas). 

Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l’AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En raison de corrections apportées par les autorités ou de publications tardives des données, les chiffres d’augmentation sur 24h peuvent ne pas correspondre exactement à ceux publiés la veille.

Effondrement d’un immeuble en Inde: 10 morts et plusieurs personnes piégées

Monde

Effondrement d’un immeuble en Inde: 10 morts et plusieurs personnes piégées

Agence France-Presse
BHIWANDI — Dix personnes ont péri et jusqu’à 25 autres pourraient être coincées sous les décombres d’un immeuble résidentiel de trois étages qui s’est effondré lundi, avant l’aube, dans l’ouest de l’Inde, ont annoncé les autorités. 

L’accident est survenu vers 3 h 40 à Bhiwandi, ville voisine de la capitale financière du pays, Bombay. 

«Le nombre total de morts est de dix», a déclaré à l’AFP le commandant de la Force nationale de réponse aux catastrophes (NDRF), Ithape Pandit, confirmant des déclarations d’un responsable de la municipalité de Thane qui chapeaute Bhiwandi. 

Dix-neuf personnes, dont deux garçons âgés de quatre et sept ans, ont pu être extraites des décombres sous les applaudissements des voisins. 

Le directeur général de la NDRF, Satya Narayan Pradhan, a indiqué dans un tweet que des équipes spécialisées assistées de chiens de détection étaient toujours à la recherche de «20 à 25 personnes présumées coincées» dans les décombres. 

Plus d’une quarantaine de sauveteurs sont toujours à la recherche de survivants sur le site du bâtiment effondré, selon le responsable municipal de Thane. 

Des images diffusées sur le compte Twitter officiel de la NDRF montraient des secouristes passant au peigne fin les débris de ciment et de briques avec des câbles électriques qui pendaient au dessus de leurs têtes. 

On ignore la cause de l’accident, mais les effondrements de bâtiment sont relativement courants en Inde entre juin et septembre, pendant la saison de la mousson, les précipitations intenses fragilisant parfois les structures.

Autour du globe, 21 septembre 2020

Les Madrilènes restent à la maison, les États-Unis frôlent les 200 000 morts

COVID-19

Les Madrilènes restent à la maison, les États-Unis frôlent les 200 000 morts

Agence France-Presse
MADRID — Près d’un million d’habitants de la région de Madrid se verront lundi priés «de rester chez eux la majorité du temps», tandis que les États-Unis frôlent désormais la barre hautement symbolique des 200 000 morts du coronavirus.

Ils demeurent de loin le pays le plus touché au monde avec 199 474 décès à ce jour selon les dernières données diffusées par l’Université Johns Hopkins dans la nuit de dimanche à lundi.

Près d’un tiers des électeurs italiens ont bravé le coronavirus dimanche

Monde

Près d’un tiers des électeurs italiens ont bravé le coronavirus dimanche

Catherine Marciano
Agence France-Presse
ROME — Près d’un tiers des électeurs italiens se sont déplacé dimanche pour participer à des élections étalées sur deux jours, bravant la reprise du coronavirus pour élire notamment des présidents de régions comme la Toscane, un bastion de gauche depuis un demi-siècle dont l’extrême droite rêve de s’emparer.

Dimanche en début de soirée, le taux de participation était évalué à 30 %. Pour ce tout premier scrutin organisé depuis la pandémie, les réticences des électeurs pourraient peser sur l’affluence dans les bureaux de vote, ouverts dimanche de 7h à 23h, mais aussi lundi de 7h à 15h.

Lettre empoisonnée adressée à Trump: une femme arrêtée à la frontière canado-américaine

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Lettre empoisonnée adressée à Trump: une femme arrêtée à la frontière canado-américaine

La Presse Canadienne
Une femme soupçonnée d’avoir envoyé une enveloppe contenant de la ricine, un puissant poison, adressée à la Maison-Blanche, a été arrêtée à la frontière canado-américaine dans l’État de New York, ont déclaré dimanche trois responsables des forces de l’ordre américaines à l’Associated Press.

La femme a été arrêtée par des agents des douanes et de la protection des frontières des États-Unis au passage frontalier du pont Peace à Fort Erie, en Ontario et devrait faire face à des accusations fédérales, ont déclaré les responsables. Son nom n’a pas été immédiatement divulgué.

Un porte-parole de la GRC a reporté les questions de La Presse Canadienne au FBI, qui a confirmé qu’une arrestation avait été faite, mais ne voulait pas faire de commentaire.

La femme portait une arme à feu lorsqu'elle a été arrêtée, selon des médias américains. Un responsable du gouvernement a précisé, sous couvert de l'anonymat, qu'une comparution devant la justice était prévue lundi.

La lettre adressée à la Maison-Blanche semble provenir du Canada, a déclaré la Gendarmerie royale du Canada. Elle a été interceptée dans une installation gouvernementale qui filtre le courrier adressé à la Maison-Blanche et au président Donald Trump et une enquête préliminaire a indiqué que le colis avait été testé positif à la ricine, selon les responsables.

Une photo de la lettre publiée par le réseau CNN laisse croire qu’elle aurait transité par Montréal, en raison du code postal du centre de tri.

Le FBI, les services secrets et le service d’inspection postale des États-Unis mènent l’enquête à laquelle participe la GRC.

Il y a eu plusieurs cas antérieurs dans lesquels des responsables américains ont été ciblés avec de la ricine envoyée par la poste.

En 2014, un homme du Mississippi a été condamné à 25 ans de prison après avoir envoyé des lettres saupoudrées de ricine au président Barack Obama et à d’autres responsables américains.  Avec AFP

Notre-Dame: les techniques médiévales impressionnent les Parisiens

Monde

Notre-Dame: les techniques médiévales impressionnent les Parisiens

Elaine Ganley
Associated Press
PARIS — Avec une précision et une énergie sans limites, une équipe de charpentiers a utilisé des techniques médiévales pour soulever — à la main — une charpente en chêne de trois tonnes, samedi, devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, une réplique des structures en bois qui ont été consumées dans l’incendie dévastateur du monument en avril 2019, qui avait aussi renversé sa flèche.

La présentation à l’occasion des Journées européennes du patrimoine a permis à des centaines de personnes de découvrir de près les méthodes rustiques utilisées il y a 800 ans pour construire les cadres triangulaires de la nef de Notre-Dame de Paris.

Pour le prince Charles, la crise climatique va «éclipser» l’impact de la pandémie

COVID-19

Pour le prince Charles, la crise climatique va «éclipser» l’impact de la pandémie

Agence France-Presse
LONDRES — Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a appelé dimanche à agir promptement pour lutter contre le changement climatique, dont l’impact va «éclipser», selon lui, celui de la pandémie de nouveau coronavirus.

«Sans action rapide et immédiate, à un niveau et un rythme sans précédent, nous manquerons la fenêtre de tir» pour créer «un avenir plus durable et inclusif», a-t-il déclaré dans un message enregistré qui doit être diffusé à l’ouverture de la Semaine du climat lundi à New York.

Cour suprême: Biden demande au Sénat de ne pas voter avant la présidentielle

Monde

Cour suprême: Biden demande au Sénat de ne pas voter avant la présidentielle

Charlotte Plantive
Agence France-Presse
PHILADELPHIE — Le candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden a demandé dimanche au Sénat de ne pas voter sur le poste vacant à la Cour suprême des États-Unis avant le scrutin, dans un appel vibrant adressé aux élus républicains modérés.

La volonté du président Donald Trump de remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi, avant les élections du 3 novembre est «un exercice de pouvoir politique brutal», a-t-il jugé lors d’une intervention à Philadelphie. «C’est une affaire de pouvoir. Purement et simplement», a-t-il encore asséné.

«Si le président Trump persiste à donner un nom, le Sénat ne doit pas agir avant que les Américains aient pu choisir leur prochain président et leur prochain Congrès», a poursuivi l’ancien vice-président de Barack Obama qui fait la course en tête dans les sondages nationaux.

Sur un ton sévère, Joe Biden a également reproché au chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell d’avoir annoncé «dans l’heure qui suivait l’annonce de la mort» de «RBG» qu’il organiserait un vote pour la remplacer et ancrer solidement la Cour suprême dans le conservatisme.

Le leader républicain avait pourtant refusé d’auditionner un juge nommé à la Cour suprême par le président démocrate Barack Obama en 2016 au motif qu’il s’agissait d’une année électorale «et de nombreux sénateurs républicains étaient d’accord», a-t-il rappelé.

«Ils ne peuvent pas changer de pied, quatre ans plus tard, juste parce que ça dessert leurs intérêts», a-t-il estimé.

«Je ne suis pas naïf, je ne m’adresse pas au président Trump» ni à Mitch McConnell, mais «à la poignée de sénateurs républicains», qui «savent au fond d’eux-mêmes ce qui est bon pour leur pays», a-t-il encore dit.

«Respectez vos obligations constitutionnelles, suivez votre conscience», leur a lancé Joe Biden.

Selon la Constitution américaine, le président nomme à vie les juges de la Cour suprême et le Sénat est chargé de confirmer son choix.

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Livre sur Trump: Woodward en quête de la «meilleure version possible de la vérité»

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Livre sur Trump: Woodward en quête de la «meilleure version possible de la vérité»

James McCarten
La Presse Canadienne
WASHINGTON — «J’espère que vous enregistrez ça pour bien noter», dit Bob Woodward avec une pointe d’ironie dans la voix.

En effet, se fier seulement sur des notes écrites pour une conversation avec le célèbre journaliste du Washington Post serait à la limite de la faute professionnelle journalistique, étant donné le rôle de premier plan que les enregistrements ont joué au cours des 49 ans de carrière de Bob Woodward.

Au début, bien sûr, c’était le Watergate, le scandale présidentiel qu’il a exposé avec son collègue Carl Bernstein, culminant en 1974 avec ce que les microphones clandestins de Richard Nixon l’ont surpris à dire dans le bureau ovale.

Et quelque 46 ans plus tard, la voix d’un autre président fait les manchettes grâce à M. Woodward. Cette fois-ci, c’est Donald Trump qui a admis en entrevue qu’il avait intentionnellement «minimisé» le danger manifeste de la COVID-19.

«Ce qui arrivait aux États-Unis, ce qui était ici, c’était une pandémie très similaire à la pandémie de grippe espagnole de 1918. C’est le moment clé», a souligné M. Woodward, en entrevue téléphonique, à propos de la séance d’information pendant laquelle le président Trump a appris la gravité de la menace.

Dix jours plus tard, le journaliste de 77 ans apprenait la vérité. Le reste du pays l’a découvert à la dure.

«[Trump] n’a pas dit la vérité aux Américains, a-t-il expliqué. Il n’a pas assumé sa responsabilité en tant que président de prendre soin et de protéger le peuple américain.»

Cette accusation d’omission n’est qu’une des nombreuses révélations explosives que l’on retrouve dans le nouveau livre de M. Woodward, Rage. Il s’agit d’une sorte de suite à son ouvrage Fear, paru en 2018, un compte rendu du premier mandat de Donald Trump qui ne comportait aucune entrevue directe avec le président.

Pour Rage, il a eu 19 conversations avec le président — seulement une n’a pas été enregistrée parce que M. Trump avait appelé à l’improviste — qui donnent au livre une allure de Watergate, puisque les détails les plus accablants venaient du président lui-même.

Pourquoi avoir attendu?

Certains détracteurs ont critiqué le journaliste lui-même pour avoir attendu si longtemps avant de dévoiler ce qu’il avait appris en février. Mais il avait besoin de temps, dit-il, pour confirmer ce qu’il avait entendu d’un homme qui est reconnu pour ses mensonges, ses exagérations et son auto-glorification.

Il a pu confirmer ces informations seulement en mai, et à ce point-ci, les révélations n’allaient pas être particulièrement révélatrices, car le virus faisait déjà rage aux États-Unis et dans le monde. M. Woodward s’est donc plutôt concentré sur la réalisation du livre avant l’élection présidentielle du 3 novembre.

«J’ai, à plusieurs reprises, contacté les éditeurs du Washington Post pour dire : «J’ai une histoire qui doit être dans le journal, a-t-il relaté. Je l’aurais fait dans ce cas si, à un moment donné, j’avais pu sauver une seule vie, mais ils auraient dit  : “Quelle est l’histoire ?”»

Bob Woodward ne dévoile pas beaucoup de ses sources, les décrivant comme des «participants et témoins de premier plan», qui ont fourni des informations contextuelles — un autre terme remontant au Watergate, voulant dire qu’il s’agissait de conversations où il ne pouvait pas citer sa source.

Cela ne l’empêche pas de citer ouvertement plusieurs anciens employés du président, dont l’ex-directeur du renseignement national Dan Coats, l’ex-secrétaire à la Défense James Mattis et l’ex-secrétaire d’État Rex Tillerson, qui se sont tous heurtés à l’entêtement du président Trump, convaincu d’avoir toujours raison.

En quête de vérité

M. Woodward a été confronté lui-même à cette intransigeance. À un certain point, armé d’une liste de 14 priorités, il a bombardé de questions le président pour savoir ce qu’il prévoyait faire notamment pour améliorer le dépistage, la coopération internationale ou la collecte de renseignements.

Comme plusieurs, cela n’a rien donné.

«Il m’a repoussé, moi et ma liste. Au-delà d’être journaliste, j’étais inquiet pour le pays», a-t-il raconté dans son livre.

Bob Woodward se décrit lui-même comme un journaliste «de la vieille garde», pour qui essayer d’influencer les politiques publiques ne fait pas partie de sa description de tâche, une philosophie qu’il a apprise du rédacteur en chef du Washington Post, Ben Bradlee, à l’époque du Watergate.

«Ce n’est pas notre métier, celui de changer la politique publique, d’influencer la politique publique, d’influenceur politique. Il s’agit de «faire sortir la meilleure version possible de la vérité»», a-t-il souligné.

Mais avec M. Trump, il s’est retrouvé à s’efforcer de mieux comprendre l’homme et il a été incapable de résister à porter un jugement sur un président qui «ne connaît pas la différence entre un mensonge et une vérité», selon son propre ancien secrétaire de la Défense.

«Ce n’est pas une qualification pour le poste de président des États-Unis», a-t-il soutenu.

La vérité finit par émerger

Bob Woodward a rappelé comment les reportages les plus importants du Post sur le Watergate ont été publiés en septembre et octobre 1972. Richard Nixon avait malgré tout été réélu, revendiquant la victoire dans 49 des 50 États.

Son mentor était étonnamment optimiste.

«Bradlee a dit : “OK, nous avons fait notre travail. Les gens peuvent accepter ou ne pas accepter cela.” Et puis les gens se rendent compte que non seulement ce que nous avions écrit était vrai, mais en fait sous-estimé», a-t-il déclaré.

«C’était le processus en évolution. Il a toujours dit que la vérité émerge. Et je crois que c’est vrai.»

Sort incertain de l’élection

Quant à savoir comment les Américains se comporteront le 3 novembre et après, il croit que ce sera moins clair.

Il semble profondément inquiet du risque d’un chaos au pays, étant donné le nombre d’électeurs qui prévoient voter par correspondance en temps de COVID-19.

Alors que le président cherche, publiquement et sans preuve, à discréditer le vote par correspondance, les observateurs craignent qu’un retard dans les résultats ne se combine avec un soutien des votes en personne à M. Trump, ce qui pourrait aboutir à un résultat chaotique, incertain et contesté dans les semaines qui suivent.

«Je pense que c’est un tirage au sort; je pense qu’il pourrait gagner, et je pense qu’il pourrait perdre», a avancé M. Woodward.

«Nous nous dirigeons vers un blizzard, un blizzard politique, électoral et moral. Cela va nous mettre à l’épreuve.»

Bélarus : des dizaines de milliers de manifestants malgré la pression policière

Monde

Bélarus : des dizaines de milliers de manifestants malgré la pression policière

Valéri Kalinovsky
Agence France-Presse
MINSK — «Du balai !» : des dizaines de milliers de personnes étaient rassemblées dimanche à Minsk, au Bélarus, pour une nouvelle marche de protestation contre la réélection du président Alexandre Loukachenko, malgré les pressions policières.

Vêtus de rouge et de blanc, les couleurs de l’opposition, les manifestants défilaient sur l’avenue des Vainqueurs et se dirigeaient en milieu d’après-midi vers le palais de l’Indépendance, la résidence d’Alexandre Loukachenko, dans le nord-ouest de la capitale, a constaté un journaliste de l’AFP.

Depuis la réélection contestée de M. Loukachenko, le 9 août, des manifestations d’une ampleur historique se tiennent chaque week-end pour exiger le départ du chef d’État, au pouvoir depuis 26 ans.

Ce dimanche, les protestataires défilaient à nouveau dans une ambiance festive, agitant de grands drapeaux rouges et blancs ou symbolisant différents quartiers de Minsk. Certains jouaient du tambour tandis que d’autres circulaient à vélo.

«Du balai!», «Game Over!» (Fin de partie, en anglais), scandaient-ils à l’attention d’Alexandre Loukachenko.

Des slogans visaient également le président russe Vladimir Poutine, soutien majeur de M. Loukachenko dans cette crise qui secoue le Bélarus depuis un mois et demi.

«Poutine, retire ta fourchette de la pomme de terre bélarusse!», ont lancé des protestataires, en référence à l’une des productions agricoles emblématiques de cette ancienne république soviétique.

Les manifestants se sont rassemblés malgré les pressions des forces anti-émeutes qui ont procédé à plusieurs arrestations dans le centre de Minsk en début d’après-midi, selon un journaliste de l’AFP.

Des interpellations ont également été signalées dans les villes de Grodno, Gomel et Brest, où plusieurs milliers de personnes étaient également dans la rue.

La veille, la police a dispersé brutalement à Minsk une manifestation de femmes: selon le ministère de l’Intérieur, 415 personnes ont été arrêtées dans la capitale et 15 dans d’autres villes.

Au total, 385 d’entre elles ont déjà été libérées, selon cette source, qui a menacé de poursuites pénales les participants d’autres rassemblements non-autorisés.

Des images ont montré des policiers portant sans ménagement certaines manifestantes jusqu’à des fourgons pénitentiaires.

«Escalade des violences»

Le nombre d’arrestations samedi ayant été bien supérieur que lors d’une manifestation semblable la semaine précédente, le Conseil de coordination de l’opposition a mis en garde contre «une nouvelle phase dans une escalade des violences contre des manifestants pacifiques».

La militante Nina Baguinskaïa, 73 ans, devenue une figure du mouvement contre le président Loukachenko, a notamment été interpellée, avant d’être rapidement relâchée.

Face à la répression policière, une chaîne Telegram d’opposition très suivie, Nexta, a publié une liste de plus de 1.000 personnes présentées comme des fonctionnaires de police bélarusses.

Lors des actions de protestation, des manifestations tentent régulièrement d’enlever les masques ou cagoules de policiers ne portant pas d’insignes, ou de badges avec leur identité.

Réfugiée en Lituanie, la leader de l’opposition Svetlana Tikhanovskaïa, qui revendique sa victoire lors de l’élection du 9 août, a affirmé samedi que les «Bélarusses étaient prêts à faire tomber l’anonymat de ceux qui obéissent à des ordres criminels».

«Vous devez regarder dans les yeux votre peuple, celui que vous devez défendre», a-t-elle affirmé en s’adressant aux forces de l’ordre, citée sur la chaîne Telegram de son service de presse.

Le président Alexandre Loukachenko refuse de s’incliner et a demandé l’aide de son homologue russe Vladimir Poutine, qui a promis un soutien sécuritaire à Minsk si nécessaire et promis au Bélarus un prêt de 1,5 milliard $US.

Svetlana Tikhanovskaïa doit rencontrer lundi les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. Des sanctions européennes sont prévues contre des personnalités bélarusses jugées responsables de fraudes électorales et de la répression policière.

Le régime bélarusse a emprisonné de nombreux cadres du Conseil de coordination de l’opposition créé par Mme Tikhanovskaïa. D’autres ont dû fuir le pays.

L’une de ses alliées de premier plan, Maria Kolesnikova, a pour sa part refusé d’être conduite hors du pays. Elle est désormais emprisonnée et accusée d’avoir porté atteinte à la sécurité nationale.

L’Iran raille «l’isolement maximal» de Washington après son annonce d’un retour des sanctions

Monde

L’Iran raille «l’isolement maximal» de Washington après son annonce d’un retour des sanctions

Karim Abou Merhi
Agence France-Presse
TÉHÉRAN — L’Iran a raillé dimanche «l’isolement maximal» des États-Unis après leur proclamation unilatérale d’un retour des sanctions de l’ONU contre Téhéran, une démarche américaine rejetée par Moscou et les pays européens, parties à l’accord sur le nucléaire iranien.

Les États-Unis ont proclamé dans la nuit de samedi à dimanche que les sanctions des Nations unies contre l’Iran étaient de nouveau en vigueur, même s’ils sont presque les seuls au monde à estimer qu’elles le sont.

Ces sanctions avaient été levées en vertu de l’accord international conclu à Vienne en 2015 et destiné à limiter le programme nucléaire iranien.

«Aujourd’hui, les États-Unis saluent le retour de quasiment toutes les sanctions de l’ONU contre la République islamique d’Iran» depuis dimanche, a annoncé le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

«Le monde entier dit que rien ne s’est passé. Cela s’est simplement passé dans le monde imaginaire» de M. Pompeo, a réagi dimanche Saeed Khatibzadeh, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Pour le président iranien Hassan Rohani, la politique de «pression maximale» menée par l’administration Trump sur l’Iran s’est transformée en «isolement maximal» des États-Unis.

«Univers parallèle»

Le geste de défi de Washington risque d’accroître les tensions internationales, car le gouvernement américain menace de mettre en place un système de sanctions dites secondaires pour punir tout pays ou entité qui violerait ces sanctions.

M. Pompeo a promis que des «mesures» américaines seraient annoncées contre «ceux qui violent les sanctions de l’ONU».

À six semaines de l’élection présidentielle où il brigue un second mandat, M. Trump pourrait dévoiler ces mesures lors de son discours mardi à l’Assemblée générale de l’ONU.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a accusé dimanche sur Twitter M. Pompeo de «menacer de punir un monde qui refuse de vivre dans l’univers parallèle» des Américains, affirmant que «le [reste du] monde avait dit NON» au retour des sanctions.

Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé une initiative américaine «illégitime» ne pouvant avoir «de conséquences légales internationales». Les chefs de la diplomatie française, allemande et britannique ont affirmé dans une déclaration commune que l’initiative était «sans effet en droit».

La mission chinoise à l’ONU a dénoncé dans un tweet une annonce «dépourvue de tout effet juridique et politique», affirmant que la levée des sanctions prévue par les résolutions de l’ONU continuerait et qu’il était temps de «mettre fin au drame politique joué par les États-Unis».

Le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu dans un communiqué que «si les États-Unis mettent en oeuvre leurs menaces, directement ou via la coopération de certains de leurs alliés […], ils seront responsables de toutes les conséquences dangereuses».

«Rien de pire»

Pour comprendre ce face-à-face entre la première puissance mondiale et le reste de la planète, il faut revenir un mois en arrière. Le gouvernement Trump essuie mi-août un revers retentissant au Conseil de sécurité dans sa tentative de prolonger l’embargo sur les armes conventionnelles visant Téhéran qui expire en octobre.

Accusant dans une attaque d’une rare violence Paris, Londres et Berlin d’avoir «choisi de s’aligner sur les ayatollahs» au pouvoir en Iran, Mike Pompeo déclenche le 20 août la procédure de «snapback», censée rétablir un mois plus tard toutes les sanctions onusiennes contre l’Iran.

M. Trump, jugeant insuffisant l’accord sur le nucléaire iranien négocié par son prédécesseur Barack Obama, s’était retiré en mai 2018 du pacte et avait rétabli les sanctions américaines contre Téhéran. Un an plus tard, l’Iran a commencé à s’affranchir de certains engagements pris dans le cadre de l’accord.

Dans une pirouette juridique, les États-Unis invoquent à présent leur statut de pays «participant» à cet accord pour activer le «snapback», ce que conteste la quasi-totalité des membres du Conseil de sécurité.

Au vu de leur retrait de l’accord, les États-Unis «ne peuvent pas initier un retour des sanctions», a estimé Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne.

«Il ne va rien se passer», assure un diplomate à l’ONU. «C’est comme quand on appuie sur la gâchette et que la balle ne part pas.»

Dans les rues de Téhéran dimanche, les Iraniens déploraient des conditions économiques déjà difficiles.

«Que les sanctions soient réimposées ou non, nous vivons dans une difficulté extrême», affirme Leila Zanganeh, professeure d’arts martiaux.

Danial Namei, architecte, estime que la situation ne peut empirer: «Nous traversons une période déjà difficile. Il n’y a rien de pire que le pire, après tout».

La lettre contenant du poison destinée à la Maison-Blanche viendrait du Canada

Monde

La lettre contenant du poison destinée à la Maison-Blanche viendrait du Canada

La Presse Canadienne
Une lettre contenant du poison destinée à la Maison-Blanche aurait été envoyée à partir du Canada.

L’enveloppe qui contenait de la ricine a été interceptée par les autorités américaines.

La Gendarmerie Royale du Canada (GRC) a confirmé à La Presse Canadienne qu’elle avait reçu une demande d’assistance du FBI concernant la lettre suspecte, précisant que selon les renseignements préliminaires, «l’enquête laisse croire que la lettre provenait du Canada».

Le FBI a procédé à une analyse de la substance trouvée dans l’enveloppe et selon la GRC, le rapport indique la présence de ricine, une substance très toxique.

La GRC n’était pas en mesure de donner plus détails sur cette affaire samedi soir.

La lettre a été interceptée dans un établissement gouvernemental qui filtre le courrier adressé à la Maison-Blanche et au président Donald Trump, a déclaré un responsable américain à l’Associated Press.

Le fonctionnaire américain n’était pas autorisé à discuter publiquement de l’enquête en cours et s’est exprimé sous couvert d’anonymat.

Le FBI, les services secrets et le service d’inspection postale des États-Unis mènent l’enquête à laquelle participe la GRC.

Dans un communiqué, le FBI a déclaré qu’il n’y avait «aucune menace connue pour la sécurité publique».

Un vétéran de la marine avait été arrêté en 2018 et avait avoué avoir envoyé des enveloppes à Donald Trump et aux membres de son administration contenant une substance dont la ricine est dérivée.

Selon les autorités, William Clyde Allen III avait envoyé les enveloppes avec des graines de ricine moulues au président, au directeur du FBI Christopher Wray, au secrétaire à la Défense de l’époque, Jim Mattis, puis à la directrice de la CIA, Gina Haspel, à John Richardson, qui était à l’époque l’officier le plus haut gradé de la marine, et à la secrétaire de l’armée de l’air, Heather Wilson. Les lettres avaient été interceptées et personne n’avait été blessé.

En 2014, un homme du Mississippi a été condamné à 25 ans de prison après avoir envoyé des lettres saupoudrées de ricine au président Barack Obama et à d’autres responsables américains. Avec l’Associated Press

Un 75e anniversaire virtuel et en berne pour l’ONU

Monde

Un 75e anniversaire virtuel et en berne pour l’ONU

Philippe Rater
Agence France-Presse
L’ONU célébrera lundi son 75e anniversaire en affirmant que «le multilatéralisme n’est pas une option, mais une nécessité», en prélude à sa semaine annuelle de discours de dirigeants, virtuels cette année pour cause de pandémie meurtrière et de quatorzaine imposée à New York aux visiteurs étrangers.

Pas de quartier bouclé à Manhattan, pas de convois officiels sans fin, pas de fourmilière dans le vaste complexe onusien… Pour chaque État, un seul représentant diplomatique vivant sur le sol américain est autorisé à assister aux allocutions, voire prononcer celle de son pays à la tribune de l’Assemblée générale.

«Pour être efficace, la diplomatie requiert des contacts personnels et je suis vraiment désolé de ne pas avoir l’opportunité de rassembler les dirigeants des pays» cette année, a dit mercredi le chef de l’ONU, Antonio Guterres. Mais il y aura en marge «plusieurs sommets virtuels» (climat, COVID-19, biodiversité, Libye, Liban…), a-t-il ajouté, notant que jamais autant de chefs d’État et de gouvernement ne prendront la parole - via une vidéo enregistrée à l’avance -, entre «160 et 170» sur les 193 membres de l’ONU.

Alors qu’ils laissaient parler souvent dans le passé leur chef de la diplomatie, le Russe Vladimir Poutine et le Chinois Xi Jinping interviendront mardi après l’Américain Donald Trump.

En revanche, pas de vidéo de chef d’État au programme pour la Corée du Nord ou la Syrie, mais une du président du Venezuela (mercredi) dont la légitimité n’est plus reconnue dans une grande partie du monde.

Longuement négociée en particulier avec des Américains réfractaires, les dirigeants des 193 pays membres de l’ONU entérineront lundi une déclaration adoptée en juillet plaidant contre l’unilatéralisme et pleine de bonnes intentions.

Depuis le début de l’année, face à la pandémie meurtrière de COVID-19, les pays ont agi principalement de manière individuelle, avec confinements et autres fermetures de frontières sans réelle concertation ou coopération.

Rendez-vous manqué

«Les grandes puissances ont manqué ce rendez-vous, provoquant l’échec, même la déconfiture, du Conseil de sécurité», estime Bertrand Badie, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris (IEP). Elles ont eu une «vision très conservatrice de la sécurité, considérant que l’humanité est uniquement menacée par les rivalités interétatiques» et c’est un «très mauvais signal pour l’avenir», souligne-t-il à l’AFP.

La déclaration du 75e anniversaire admet que, depuis sa naissance, «l’Organisation des Nations unies a eu ses moments de déception. Notre monde n’est pas encore celui que nos fondateurs envisageaient il y a 75 ans». «Il est en proie à des inégalités croissantes, à la pauvreté, à la faim, aux conflits armés, au terrorisme, à l’insécurité, au changement climatique et aux pandémies», ajoute-t-elle.  

Cour suprême: Trump promet un nom rapidement, probablement une femme

Monde

Cour suprême: Trump promet un nom rapidement, probablement une femme

Hervé Rouach
AFP - Agence France-Presse
Jerome Cartillier
Agence France-Presse
WASHINGTON — Donald Trump a affirmé samedi qu'il proposerait rapidement un nom, «probablement» celui d'une femme, pour remplacer la juge à la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, icône de la gauche américaine décédée vendredi.

La volonté affichée du locataire de la Maison-Blanche d'aller vite, en dépit des critiques démocrates, promet une fin de campagne présidentielle électrique aux États-Unis.

«Je pense que cela va aller très vite», a déclaré M. Trump depuis les jardins de la Maison-Blanche, évoquant une annonce «la semaine prochaine».

En soirée, lors d'un rassemblement en Caroline du Nord, il a précisé: «Ce sera une femme. Une femme très talentueuse, très brillante, que je n'ai pas encore choisie - mais nous avons beaucoup de femmes dans notre liste».

La juge «RBG», comme elle était surnommée, s'est éteinte vendredi des suites d'un cancer du pancréas à l'âge de 87 ans. Sa mort a suscité une vague d'émotion dans le pays et aussi une immense inquiétude dans le camp démocrate, doublée d'un tir de barrage politique.

À LIRE AUSSI: La juge Ruth Bader Ginsburg s’éteint à l’âge de 87 ans

Car l'arrivée d'un nouveau juge nommé par Donald Trump ancrerait le temple du droit américain dans le camp conservateur pour longtemps.

45 jours

À 45 jours de l’élection présidentielle, le candidat démocrate Joe Biden et l’ex-président Barack Obama ont immédiatement mis en garde Donald Trump.

«Les électeurs doivent choisir le président, et le président doit proposer un juge au Sénat», a dit Joe Biden. Barack Obama a appelé son successeur républicain à s’abstenir alors que «des bulletins de vote sont déjà déposés» pour le scrutin du 3 novembre, par anticipation ou par correspondance.

Les neuf juges de la Cour suprême sont nommés à vie, et Donald Trump a déjà procédé à deux nominations, celles des conservateurs Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh. Son camp dispose actuellement de cinq juges.

La Chine riposte après l’interdiction américaine de télécharger TikTok et WeChat

Monde

La Chine riposte après l’interdiction américaine de télécharger TikTok et WeChat

Agence France-Presse
SHANGHAI — La Chine a instauré samedi un mécanisme lui permettant de restreindre les activités d’entreprises étrangères au lendemain de l’annonce par Washington de l’interdiction de télécharger à partir de dimanche TikTok et WeChat, nouvelle escalade dans le bras de fer avec Pékin sur le sort des deux applications.

La liste chinoise «d’entités non fiables» — dont les noms des sociétés étrangères visées n’ont pas été rendus publiques — comprend des sanctions potentielles allant d’amendes à la restriction d’activités ou d’entrée de matériel et de personnel en Chine.

Son entrée en vigueur est vue comme une réponse à la liste similaire instaurée par Washington pour exclure le géant chinois des télécoms Huawei du marché américain, puis pour s’en prendre aux applications TikTok et WeChat.

«Intimidation»

Le ministère chinois du Commerce avait auparavant qualifié la décision américaine d’«intimidation» et prévenu que «si les États-Unis persistent dans leurs actions unilatérales, la Chine prendra les mesures nécessaires pour protéger de façon résolue les droits et les intérêts des entreprises chinoises».

Pour le département américain du Commerce, «le Parti communiste chinois a démontré qu’il avait les moyens et l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis».

Washington a cependant laissé une porte ouverte à TikTok, application très populaire auprès des jeunes permettant de produire de courtes vidéos, en lui laissant jusqu’au 12 novembre avant de lui interdire complètement d’opérer sur son sol.

Ses usagers actuels ne pourront simplement plus faire de mise à jour.

Si l’application résout d’ici là «les problèmes de sécurité nationale», l’interdiction de téléchargement pourrait alors être levée, a indiqué le département du Commerce.

S’agissant de WeChat, une application du géant chinois Tencent utilisée pour la messagerie, les achats, les paiements et d’autres services, avec quelque 19 millions d’utilisateurs sur le sol américain, les actuels usagers verront l’application quasiment désactivée aux États-Unis dès dimanche, a indiqué un responsable américain.

Ces sanctions interviennent au moment où les négociations visant à ce que ByteDance cède ses activités aux États-Unis à un groupe américain piétinent et que l’administration Trump s’impatiente.

Le président américain s’est toutefois montré optimiste sur ce dossier vendredi, affirmant qu’un accord pourrait intervenir «rapidement».

TikTok a de son côté demandé à un juge américain de bloquer l’interdiction de téléchargement, assurant présenter les garanties maximales pour respecter la sécurité et la vie privée des usagers américains.

La décision de l’administration a été prise «pour des raisons politiques» et non en raison d’une quelconque menace pour la sécurité du pays, estiment TikTok et sa maison mère dans une plainte déposée tard vendredi auprès d’un tribunal de Washington.

Et si l’interdiction de téléchargement est maintenue, elle détruira «de façon irréversible» l’activité de TikTok aux États-Unis, où l’application compte 100 millions de membres, prévient la plainte.

Domination technologique

Les tensions entre les deux géants économiques sont allées crescendo depuis le mois d’août quand l’hôte de la Maison-Blanche a posé un ultimatum à TikTok, qu’il accuse d’espionnage industriel pour le compte de Pékin, sans toutefois avoir rendu de preuves tangibles publiques.

Il a donné à ByteDance jusqu’au 20 septembre, soit dimanche, pour céder ses activités TikTok sur le sol américain à une entreprise «made in US». Mais les négociations n’ont toujours pas abouti.

Un premier projet impliquant Microsoft et le géant de la distribution Walmart avait été retoqué par la Chine le week-end dernier.

Lundi, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, avait officialisé le nom d’un autre nouveau potentiel partenaire: Oracle, basé en Californie.

Certains médias évoquent une prise de participation minoritaire (jusqu’à 20%, selon CNBC) par Oracle, spécialisé dans les logiciels et services à destination des entreprises. La maison mère chinoise ByteDance conserverait une participation majoritaire.

Le géant des supermarchés Walmart a en outre fait savoir qu’il pourrait faire partie du nouveau projet.

«Nous avons donc d’excellentes options», a réagi vendredi le président américain.

Un comité de sécurité nationale du gouvernement américain est chargé d’examiner l’offre sur la table tandis que les législateurs républicains ont mis en garde contre le feu vert à un accord qui laisserait l’entreprise sous contrôle chinois.

La saga TikTok se déroule alors que Donald Trump, en lice pour un second mandat, met en avant la sécurité nationale dans sa campagne.

Au-delà du débat sur la sécurité des données, les critiques de la décision américaine font valoir qu’elle pourrait enfreindre la liberté d’expression aux États-Unis.

«C’est une erreur de penser que ces sanctions ne visent que TikTok et WeChat», a déclaré Jameel Jaffer, directeur de l’Institut Knight First Amendment de l’université Columbia. «C’est une grave atteinte aux droits des citoyens américains et des résidents (étrangers) encadrés par le premier amendement» de la constitution des États-Unis.

Navalny raconte son difficile retour à la vie

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Navalny raconte son difficile retour à la vie

Agence France-Presse
MOSCOU — Des moments de «désespoir» et des jambes «tremblantes» : l’opposant russe Alexeï Navalny est revenu samedi sur sa convalescence et ses moments difficiles pour réapprendre à s’exprimer et à marcher dans l’hôpital berlinois où il est soigné pour son empoisonnement présumé avec un agent neurotoxique.

«Je vais vous raconter comment se déroule mon rétablissement. Il n’y a plus d’obstacles sur ma route, mais elle sera encore longue», a-t-il écrit dans un message sur Instagram assorti d’une photo le montrant debout, en jogging, en train de descendre un escalier.

Le 20 août, ce féroce critique du Kremlin avait été victime d’un malaise à bord d’un avion le ramenant à Moscou depuis la Sibérie.

Après avoir passé deux jours dans un hôpital russe malgré les protestations de ses proches, il avait été transporté en Allemagne et hospitalisé dans le coma à Berlin.

Un laboratoire militaire allemand a conclu début septembre à son empoisonnement par un poison neurotoxique de type Novitchok, conçu à des fins militaires à l’époque soviétique, ce que Moscou réfute, tandis que les conclusions allemandes ont été confirmées par des laboratoires suédois et français.

«Où trouver les mots?»

«Mes problèmes actuels — le fait qu’un téléphone soit aussi inutile qu’une pierre dans mes mains ou que cela devienne un spectacle quand je me sers de l’eau — sont des broutilles», a indiqué Alexeï Navalny, samedi sur Instagram.

Liban: plus de 85 000 locaux endommagés par l’explosion au port, selon l'armée

Monde

Liban: plus de 85 000 locaux endommagés par l’explosion au port, selon l'armée

Agence France-Presse
BEYROUTH — L’armée libanaise a annoncé samedi avoir achevé les opérations de balayage et d’évaluation des dégâts dans les quartiers de Beyrouth dévastés par l’explosion au port début août, indiquant avoir recensé 85.744 «unités» endommagées, y compris des maisons, des hôpitaux et des écoles.

L’explosion tragique survenue le 4 août au port de la capitale libanaise a fait plus de 190 morts et 6 500 blessés et a laissé 300 000 personnes sans logis.

L’armée a aussi précisé samedi poursuivre ses efforts pour retrouver les neuf personnes toujours portées disparues (cinq Syriens, trois Libanais et un Égyptien).

Concernant les dégâts, elle a précisé que «85 744 unités endommagées ont été recensées» ce qui inclut des locaux individuels (60 818 logements et 962 restaurants) ainsi que des bâtiments plus imposants (19 115 établissements et sociétés commerciales, 12 hôpitaux, 82 établissements d’enseignement).

Et 1 137 unités archéologiques, c’est-à-dire des bâtiments classés ou à caractère traditionnel, ont également été affectées.

Elle a comptabilisé environ 550 000 mètres carrés de verre brisé et plus de 108 000 portes intérieures endommagées.

Cet état des lieux «est suffisant et il n’est pas nécessaire que les donateurs effectuent des enquêtes supplémentaires», a indiqué un responsable militaire lors d’une conférence de presse à Beyrouth.

L’aide humanitaire a afflué du monde entier après l’explosion et de nombreux responsables étrangers ont fait le déplacement, notamment le président français Emmanuel Macron les 6 et 31 août.

La France a parrainé dès le 9 août une conférence internationale de soutien au Liban, au cours de laquelle les participants se sont engagés à fournir plus de 250 millions d’euros — sous les auspices des Nations unies — directement au peuple libanais, sans passer par les institutions étatiques accusées de corruption.

Lors de sa seconde visite, M. Macron a annoncé son intention d’organiser une autre conférence de soutien à Paris fin octobre.