Monde

Trump s’emporte contre son ancienne conseillère

WASHINGTON — Le président des États-Unis a lancé une nouvelle bordée d’injures contre une ex-conseillère qui dans un livre à paraître ce mardi l’accuse de racisme et de misogynie, la traitant de «chienne» et de «crapule».

«Quand tu donnes sa chance à une crapule foldingue et pleurnicheuse et que tu lui donnes un boulot à la Maison-Blanche, je me dis que ça n’a simplement pas marché. Une bonne chose que le général Kelly ait rapidement viré ce chien!» a tweeté le président tôt mardi matin.

La colère de Donald Trump est dirigée contre Omarosa Manigault Newman, 44 ans, une ancienne candidate à l’émission de téléréalité du président devenue ensuite une de ses conseillères à la Maison-Blanche. Elle a été limogée par John Kelly, le secrétaire général du 1600 Pennsylvania Avenue.

La virulence du ton de Donald Trump est frappante, même pour un président qui a pour habitude d’insulter régulièrement ses adversaires.

Menaces de poursuites

L’équipe de campagne de M. Trump entend quant à elle poursuivre en justice Omarosa Manigault Newman pour avoir violé un accord de confidentialité, ont rapporté des médias américains.

«Raciste», «intolérant», «misogyne», souffrant d’une «grave déficience mentale» et inapte à tenir la fonction suprême : Mme Manigault, dont la personnalité abrasive avait fait les délices de l’émission de téléréalité The Apprentice du milliardaire, n’épargne pas son ancien mentor dans son livre à venir.

Elle a provoqué un tollé cette fin de semaine en dévoilant l’enregistrement de sa conversation avec le général Kelly quand il l’a licenciée, alors qu’ils se trouvaient dans une des salles ultra-sécurisées de la Maison-Blanche.

Ton pas «présidentiel»

Lundi, elle n’a pas hésité à rendre public un bref enregistrement d’une conversation avec M. Trump après son limogeage pour démontrer, selon elle, que le président ne sait pas ce qui se passe dans son équipe.

Le président l’avait déjà traitée de «folle» lundi et procédé à une attaque en règle, tout en reconnaissant que son ton n’était pas «présidentiel». Il s’est justifié en affirmant que c’est pour contrecarrer les médias «fake news».

Autour du globe, 15 août 2018

Monde

Plus de 300 prêtres accusés de pédophilie en Pennsylvanie

NEW YORK — Une enquête des services du procureur de Pennsylvanie publiée mardi a mis au jour des abus sexuels perpétrés par plus de 300 «prêtres prédateurs» et couverts par l’église catholique de cet État, dont ont été victimes au moins mille enfants.

Le rapport final, rédigé par un jury populaire, indique que «quasiment tous les cas» allégués sont aujourd’hui frappés par la prescription et ne peuvent être poursuivis pénalement.

En procédure pénale américaine, le ministère public peut soumettre des faits à un jury populaire, qui décidera s’il y a ou non matière à poursuites.

Deux prêtres ont néanmoins été inculpés, l’un pour des agressions sexuelles répétées sur plusieurs enfants, dont les plus récentes remontent à 2010.

L’autre prêtre, accusé d’agression sur un enfant de 7 ans, a plaidé coupable fin juillet, mais le chef d’accusation retenu est un délit et non un crime et n’est passible que de cinq ans d’emprisonnement au maximum.

Même s’ils ne sont plus passibles de poursuites, les jurés ont également choisi de rendre publics les noms de dizaines d’hommes d’Église accusés de pédophilie par des éléments de l’enquête.

Le rapport évoque des agressions sexuelles dont certaines victimes présumées avaient moins de dix ans.

Il cite le cas d’un prêtre ayant abusé de cinq sœurs, dont la plus jeune n’avait que 18 mois au début des faits présumés.

«Des prêtres violaient des petits garçons et des petites filles et les hommes d’Église qui étaient leurs responsables n’ont rien fait. Durant des décennies», ont écrit les membres du jury dans le rapport publié mardi.

De nombreuses anecdotes, figurant dans le rapport, dépeignent une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

Lors d’une conférence de presse mardi, le procureur de Pennsylvanie Josh Shapiro a également souligné que l’enquête avait mis en cause l’attitude de plusieurs policiers, refusant d’enquêter sur des accusations visant des prêtres.

«Faibles lois»

Les jurés disent «reconnaître que beaucoup de choses ont changé au sein de l’Église catholique ces quinze dernières années», mais soulignent que les deux inculpations montrent que «les abus d’enfants au sein de l’église n’ont pas disparu».

Malgré des réformes institutionnelles, «les hauts responsables de l’église ont le plus souvent échappé à leurs responsabilités», poursuit le rapport.

Des évêques et des cardinaux «ont, pour l’essentiel, été protégés. Beaucoup, dont certains sont nommés dans ce rapport, ont été promus. Tant que cela ne change pas, nous pensons qu’il est trop tôt pour refermer le chapitre des scandales sexuels de l’Église catholique.»

«Nous aimerions tous que d’autres inculpations soient possibles, mais la manipulation de nos faibles lois par l’église a mis trop de prédateurs hors de portée», a commenté M. Shapiro.

Propositions de réforme

Dans son rapport, le jury formule plusieurs propositions de réforme, notamment une modification de la législation de la Pennsylvanie pour allonger le délai de prescription, au pénal et au civil, et restreindre le champ des accords de confidentialité.

Selon l’organisation Bishop Accountability, 6721 prêtres ont été accusés d’abus sexuels aux États-Unis pour des faits présumés inclus dans la période allant de 1950 à 2016. La même association estime à 18 565 le nombre d’enfants victimes de ces agissements.

Plusieurs hauts prélats ont été contraints de démissionner pour avoir fermé les yeux, dont les cardinaux Roger Mahony (Los Angeles) et Bernard Law (Boston), décédé fin 2017.

Les agissements de l’archevêque Bernard Law ont été au cœur d’une vaste enquête du Boston Globe, qui a reçu le prix Pulitzer avant de faire l’objet d’un film, Spotlight.

Monde

Le Pont Morandi, un ouvrage truffé de problèmes

GÊNES — Le pont autoroutier de Gênes dont une portion s'est écroulée mardi faisant une trentaine de morts est un ouvrage en béton des années 1960, truffé de problèmes structurels dès sa construction et objet d'un coûteux entretien selon des experts.

«Pont Morandi à Gênes, une tragédie annoncée», titrait mardi le site spécialisé «ingegneri.info», en soulignant que l'ouvrage avait toujours fait l'objet de «doutes structurels».

À l'appui l'analyse très technique d'Antonio Brencichun ingénieur et professeur à l'Université de Gênes, spécialiste du béton.

«Le viaduc Morandi a présenté dès le départ des aspects problématiques», commente-t-il, en évoquant une augmentation imprévue des coûts de construction, ainsi qu'une «évaluation erronée des effets différés (viscosité) du béton qui a produit un tablier non horizontal».

Une anomalie de la voie rendue plus acceptable après des corrections répétées, note M. Brencich.

Le Pont Morandi a été construit entre 1963 et 1967. Ses mensurations sont impressionnantes: travée principale de 219 mètres, longueur totale de 1,18 km, piles de 90 mètres.

La technologie du béton armé précontraint était la marque de fabrique de son concepteur, l'ingénieur italien Riccardo Morandi, célébré en son temps et aujourd'hui décédé.

Fort du brevet «Morandi M5», il avait utilisé cette technologie pour d'autres ouvrages, comme une aile d'un stade de Vérone en 1953.

Cette technique caractérise aussi un autre pont problématique plus long de Morandi, complété en 1962: le pont General Rafael Urdaneta qui enjambe la baie de Maracaibo, au Venezuela, d'une longueur de 8,7 km et doté de 135 travées.

«Confiance illimitée dans le béton armé»

En 1964, un pétrolier avait heurté ce pont, dont deux piles s'étaient écroulées dans la mer.

Le site «ingegneri.info» note que ce type d'infrastructure devrait avoir une durée de vie d'au moins 100 ans. Or dès ses premières décennies d'existence, l'ouvrage a fait l'objet de travaux de maintenance importants liés en particulier aux fissures et à la dégradation du béton.

Au début des années 2000, les câbles de suspension des années 1980 et 1990 ont par exemple été changés.

«Il y a 50 ans, on avait une confiance illimitée dans le béton armé. On pensait qu'il était éternel. Mais on a compris qu'il dure seulement quelques décennies», a expliqué dans la presse italienne Diego Zoppi, ex-président de l'ordre des architectes de Gênes.

«On n'a pas tenu compte à l'époque des continuelles vibrations du trafic, car le ciment se microfissure et laisse passer l'air, qui rejoint la structure interne en métal et la fait s'oxyder», note-t-il, expliquant ainsi les constantes opérations de maintenance du pont Morandini.

«L'Italie construite dans les années 1950 et 1960 a un besoin urgent de restructurations. Le risque d'écroulement est sous-estimé. Les ouvrages construits à cette époque sont en train d'arriver à un âge où ils deviennent à risque», a prévenu l'architecte.

La société autoroutière avait récemment lancé un appel d'offres de 20 millions d'euros pour des interventions sur le viaduc, rapporte l'agence de presse économique Radiocor.

Cet appel d'offre prévoyait précisément un renforcement des câbles de certaines piles (structures verticales qui soutiennent les arches d'un pont), dont la pile numéro 9, celle qui s'est écroulée mardi.

Compte tenu de l'importance de cet axe routier qui voit passer chaque année 25 millions de véhicules, l'hypothèse d'une démolition de l'ouvrage avait même été étudiée en 2009.

Au moment de l'accident, des travaux de maintenance étaient en cours.

Monde

Première exécution au fentanyl aux États-Unis

CHICAGO — L'État du Nebraska a procédé mardi matin à la première exécution aux États-Unis d'un prisonnier par une injection létale contenant du fentanyl, un opioïde puissant à l'usage controversé.

Carey Dean Moore, 60 ans, avait été condamné à mort pour le meurtre de deux chauffeurs de taxi en 1979.

Son décès a été prononcé à 10h47 mardi, a indiqué Scott Frakes, directeur du Département des services pénitentiaires du Nebraska. L'exécution a duré une vingtaine de minutes.

«Calme et posé», selon les médias présents sur place, M. Moore s'est tourné vers ses proches pour leur adresser ses derniers mots, «je vous aime», à trois reprises.

On lui a ensuite administré un cocktail original de quatre substances, dont trois n'avaient encore jamais été utilisées lors d'une exécution: le sédatif diazépam, le puissant analgésique fentanyl, le relaxant musculaire cisatracurium et du chlorure de potassium, qui arrête le coeur.

L'usage du fentanyl, responsable de nombreuses morts par overdose aux États-Unis dans le cadre de la crise des opioïdes, est particulièrement décrié.

Cet opiacé est 50 fois plus fort que l'héroïne et près de 100 fois plus fort que la morphine. Il a tué plus de 20 000 personnes en 2016 aux États-Unis.

Dans le but de protéger sa réputation, un laboratoire pharmaceutique allemand avait engagé une procédure judiciaire pour stopper la condamnation à mort de M. Moore, affirmant que le Nebraska avait illégalement obtenu des produits auprès de sa société.

«Fresenius Kabi ne prend pas position sur la peine capitale», mais «s'oppose à l'utilisation de ses produits à cette fin et ne vend donc pas certains médicaments aux établissements pénitentiaires», avait déclaré le laboratoire dans sa plainte au civil.

Un appel rejeté par un tribunal fédéral, qui a donné lundi son feu vert à l'exécution.

38 ans dans le couloir de la mort

Les cocktails létaux sont devenus difficiles à obtenir en raison de l'opposition du public et de la réticence, ou de l'hostilité pure et simple, des laboratoires pharmaceutiques à les vendre aux prisons pour procéder à des exécutions.

Le mois dernier, un procès similaire intenté par le laboratoire pharmaceutique Alvogen a temporairement interrompu une exécution capitale dans le Nevada.

L'ACLU, puissante organisation américaine de défense des droits civiques, a également demandé lundi à la justice du Nebraska, sans succès, à ce que l'exécution de M. Moore soit retardée.

Monde

Deux Canadiennes évitent de justesse la tragédie

TORONTO — Deux étudiantes canadiennes se plaignaient de ce qui semblait être un retard de routine à bord d'un train en Italie, avant d'apprendre qu'elles avaient évité de quelques minutes l'effondrement catastrophique du pont qui a tué au moins 20 personnes et fait de nombreux blessés mardi à Gênes.

Tamar Bresge, 23 ans, a raconté qu'elle et son amie Melissa Light, 22 ans, toutes deux de Toronto, peinaient toujours à réaliser ce qui venait de se passer.

«Notre train était sur le point de passer sous le pont, on parle de moins de cinq minutes», a rapporté Tamar Bresge. «On y a tout juste échappé, mais vraiment tout juste.»

Une section d'environ 80 mètres du pont Morandi, sur une importante autoroute qui relie l'Italie à la France, s'est écroulée dans la ville portuaire de Gênes pendant une violente tempête. Une vingtaine de véhicules, dont des voitures et des camions, ont fait un plongeon de 45 mètres. Des tonnes d'acier et de ciment sont tombées sur les usines sous le pont.

Les deux jeunes Canadiennes venaient de quitter Nice, en France, pour se diriger vers Milan, en Italie, lorsque le soleil a fait place à une violente tempête.

«Il y avait des coups de tonnerre violents et des éclairs quand le pont s'est écroulé, alors je pensais qu'on entendait seulement l'orage, mais on était si proche qu'on a probablement entendu l'effondrement en pensant que c'était la tempête», a décrit Mme Bresge.

Après quelques brefs délais, le train a fait un arrêt imprévu à la gare de l'aéroport de Gênes. Sans donner de détails, le personnel ferroviaire a annoncé que le train aurait un retard d'une durée inconnue. Le duo de voyageuses n'avait alors aucune idée de ce qui s'était produit. Les passagers croyaient à un retard de train typique.

«Tout le monde a rechigné», raconte la jeune Torontoise.

Un événement «surréaliste»

Ce n'est qu'après l'arrêt du train que les deux Canadiennes, qui ne parlent pas italien, ont commencé à comprendre ce qui s'était passé grâce aux explications des autres passagers.

Une personne assise près d'elles semblait troublée et d'autres ont commencé à raconter le drame puis à montrer des images sur leur téléphone. L'ampleur de la tragédie qui se déroulait à quelques centaines de mètres devant elles a commencé à se concrétiser.

«On a d'abord cru que c'était un accident de train. Ensuite, on a compris que le pont s'était effondré, a expliqué Mme Bresge. On s'est arrêté si près des lieux qu'on pouvait entendre les sirènes.»

Monde

À Paris, les «Uritrottoirs» suscitent rires et grincements de dents

PARIS — Un petit rectangle rouge surplombant la Seine fait rire les touristes. En plein coeur de la capitale, Paris poursuit son expérimentation d'«uritrottoirs», des pissotières qui se veulent écologiques et sans odeur, mais font grincer des dents certains riverains.

«C'est plus facile d'aller aux toilettes, vous entendez l'eau. Il y a des gens qui ont parfois du mal», plaisante Jonathan, touriste new-yorkais. «Certains seront peut-être mal à l'aise», souligne tout de même le jeune homme qui travaille dans la publicité.

«Je suis le premier à l'utiliser ? C'est très confortable», lance en s'esclaffant un autre homme sous les rires de ses proches. En contrebas, les bateaux-mouches naviguent, apercevant à peine le sommet du petit bac rouge d'environ un mètre de large, surplombé de petites plantes.

Inventés par une petite entreprise du nord-ouest de la France, les «uritrottoirs» sont avant tout des urinoirs «écologiques» pour leurs concepteurs.

«L'urine est stockée avec de la matière sèche (de la paille, ndlr) qui peut ensuite être transformée en compost», explique à l'AFP Laurent Lebot, l'un des deux designers de l'entreprise Faltazi.

Alors que la ville de Paris avait déjà installé au printemps trois de ces urinoirs, des grondements ont accompagné l'arrivée du quatrième dans une rue calme de la très touristique Île Saint-Louis.

Une expérimentation

«Je trouve ça très bien, mais l'emplacement n'est pas le bon du tout», regrette Grégory, photographe de 43 ans qui habite le quartier depuis trois ans, devant les micros de journalistes français et japonais. «Ils auraient pu le mettre directement sur les quais», déplore-t-il.

Mais les urinoirs doivent être accessibles par véhicule pour des raisons de vidange et pour changer la matière sèche toutes les 3 semaines.

«Je trouve ça dommage que la dimension écologique ne soit pas indiquée», ajoute le jeune homme.

Alertée par des amies du quartier, Françoise se dit «scandalisée» par un objet «vraiment pas très esthétique».

Leana, une jeune touriste russe, préfère en rire: «bien sûr que les touristes russes l'utiliseraient».

La mairie de Paris et celle du IVe arrondissement rappellent que ces urinoirs sont installés à titre expérimental, et pour répondre à une «demande des riverains».

«On est tout à fait prêts à discuter du lieu», assure Evelyne Zarka, première adjointe au maire de l'arrondissement Ariel Weil.

Monde

Un accident d'autocar fait au moins 23 morts en Équateur

QUITO — Au moins 23 personnes ont été tuées mardi près de Quito dans un accident d'autocar, le deuxième en deux jours dans un pays où les accidents de la route sont l'une des principales causes de mortalité, selon les services de secours.

Le bilan des victimes s'est alourdi, passant de 22 à 23 morts, et 20 blessés, selon Christian Rivera, secouriste au sein du service de la Sécurité de la municipalité de Quito.

Auparavant, les secours équatoriens ECU911 avaient fait état de 22 morts et 18 blessés.

L'autocar a percuté un véhicule sur une route entre les localités de Pifo et Papallacta, à une trentaine de km à l'est de la capitale équatorienne, selon ECU911.

Des Colombiens et des Vénézuéliens figurent parmi les personnes tuées, a déclaré M. Rivera.

«Nous avons centré notre travail sur l'identification des citoyens colombiens et vénézuéliens qui, en majorité, sont morts», a-t-il déclaré sur la chaîne publique Gama.

Cet accident survient deux jours après celui d'un car qui transportait des supporters du Barcelona Sporting Club, l'équipe de football la plus populaire d'Equateur, faisant 12 morts et 30 blessés.

Les fans voyageaient dimanche de la ville andine de Cuenca (sud) à Guayaquil (sud-ouest), la ville côtière dont vient le club, après avoir assisté à un match du championnat national.

Les accidents de la circulation sont l'une des principales causes de mortalité en Équateur. Ils font en moyenne sept morts et quelque 80 blessés par jour dans le pays, selon l'observatoire citoyen Justicia Vial.

Monde

Attentat à la voiture-bélier devant le Parlement à Londres

LONDRES — La police britannique menait mardi des perquisitions liées à l’attaque à la voiture bélier commise par un Britannique de 29 ans devant le Parlement à Londres, qui a fait trois blessés.

L’attaque est survenue peu après 7h30 : des images diffusées par la BBC montrent le véhicule, une Ford Fiesta gris métallisé, en train de quitter sa trajectoire vers un passage piétons, puis de foncer vers deux policiers qui s’écartent in extremis avant qu’il ne percute une barrière de sécurité régulant l’accès au parlement, qui ne siège pas cette semaine.

Le conducteur, un Britannique de 29 ans, seul occupant du véhicule, a été arrêté sur place. Il n’était pas connu des services de police, a précisé Scotland Yard.

L’attaque a fait trois blessés, dont deux ont été brièvement hospitalisés tandis que le troisième avait été traité sur place.

«Nous traitons cela comme un incident terroriste», a déclaré à la presse le chef de l’antiterrorisme, Neil Basu. Le suspect est détenu pour «soupçon d’actes terroristes», et «ne coopère pas».

La police antiterroriste, chargée de l’enquête, procédait en fin d’après-midi à trois perquisitions, deux à Birmingham, et une à Nottingham (centre de l’Angleterre), en lien avec les services de police locaux. Elle a établi que le véhicule était arrivé de Birmingham à Londres lundi soir.

L’attaque a mobilisé une dizaine de voitures de police et au moins trois ambulances, ainsi que des artificiers et des chiens policiers. La station de métro la plus proche a rouvert en début d’après-midi et la police a levé son cordon, après avoir bouclé la zone toute la matinée.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des policiers lourdement armés entourant le véhicule accidenté, au moment de l’arrestation du conducteur. Sur d’autres, on voit la police retenant l’homme, menotté, qui porte un jean et une veste noire.

«Acte délibéré» 

«Ça avait l’air d’être un acte délibéré», a raconté un témoin, Ewalina Ochab, à l’agence britannique Press Association. «Je marchais de l’autre côté de la rue, j’ai entendu du bruit et quelqu’un a crié. Je me suis retournée et j’ai vu une voiture grise roulant très vite près des barrières, peut-être même sur le trottoir», a-t-elle ajouté.

«Il y avait une cycliste à terre, manifestement blessée», a confié à PA James Maker, un cycliste présent quelques minutes après l’attaque.

«On se doutait qu’il y avait quelque chose de grave vu que c’était fermé. On a repensé à l’attentat de Londres sur le pont de Westminster», a raconté à l’AFP Emmanuel Guy, un touriste français de Cholet (ouest de la France).

Monde

Une voiture fonce dans une barrière du Parlement de Londres

LONDRES - Au moins trois personnes ont été blessées mardi quand un automobiliste a foncé sur la barrière de sécurité qui entoure le Parlement britannique, à Londres.

On ne craint pas pour la vie des victimes, qui ont été transportées à l’hôpital.

La police a arrêté le conducteur de la voiture, un homme d’une vingtaine d’années.

L’incident s’est produit à 7 h 37, heure locale. Des policiers armés ont envahi le secteur et la station de métro Westminster a été fermée. La police a indiqué par voie de communiqué qu’elle traite la situation comme un «incident terroriste».

Des images diffusées par Sky News et sur le Web montrent un homme vêtu d’un manteau noir encerclé de policiers qui lui passent les menottes et l’emmènent à bord d’une voiture.

Des témoins ont raconté que l’homme circulait rapidement quand il a renversé plusieurs cyclistes et piétons, avant d’emboutir la barrière de sécurité.

L’incident s’est produit dans le même secteur que celui de mars 2017 au cours duquel un forcené, Khalid Masood, a lancé une voiture sur une foule de piétons sur le pont de Westminster, causant la mort de quatre d’entre eux. L’individu était ensuite sorti de son automobile pour aller poignarder à mort un policier avant d’être lui-même abattu près du Parlement.