Autour du globe, 20 octobre 2018

Monde

Le Mexique bloque des milliers de Honduriens

CIUDAD HIDALGO — Des milliers de migrants honduriens se trouvaient bloqués par les forces de l’ordre mexicaines vendredi après avoir forcé la frontière entre le Guatemala et le Mexique dans l’espoir de rejoindre les États-Unis.

Ces migrants, qui convergeaient depuis plusieurs jours dans la ville-frontière de Tecun Uman, au Guatemala, ont enfoncé dans l’après-midi une clôture métallique du poste frontière guatémaltèque.

Ils ont ensuite progressé jusqu’à un pont frontalier où des forces anti-émeutes mexicaines leur barraient la route en attendant qu’ils puissent être reçus à tour de rôle pour commencer des formalités administratives.

Les policiers fédéraux mexicains laissaient toutefois passer des femmes et des enfants, qui montaient sur des camions pour rejoindre des refuges, encadrés par des agents des migrations, a constaté une journaliste de l’AFP.

«On pensait passer tranquillement et il a commencé à y avoir des jets de pierre ou de gaz (lacrymogènes)»,  regrettait Marta, 28 ans, en larmes après avoir perdu dans la foule des migrants deux fils de 10 et 15 ans. «On fuit la violence et on se fait frapper en arrivant ici», déplorait-t-elle, tout en allaitant son bébé.

«Jamais on n’aurait pensé que cela allait se produire», ajoutait Josué, un chauffeur de taxi de 32 ans, patientant derrière les grilles près des forces de l’ordre.
«Nous resterons ici jusqu’à ce qu’ils nous ouvrent», a prévenu Adonai, 36 ans, qui voyage avec ses neveux de deux, trois et 14 ans.

Certains migrants ont préféré sauter dans la rivière, depuis le haut du pont, pour tenter leur chance à la nage ou en grimpant sur des embarcations.
D’autres ont rebroussé chemin vers Tecun Uman pour s’y reposer et s’hydrater, avant de retenter leur chance.

«Nous ne faisons rien de mal, nous voulons seulement du travail», expliquait un peu plus tôt, au milieu de la foule, une femme accompagnée d’une fillette.

«Nous allons y arriver! Nous allons parvenir à rentrer tous ensemble» scandait un jeune homme alors que les migrants se massaient sur le pont.

Monde

La Chine veut lancer une Lune artificielle pour éclairer la Terre

PÉKIN — La Chine veut lancer dans l’espace d’ici 2020 une «Lune artificielle», qui réfléchirait sur Terre la lumière du soleil durant la nuit et permettrait de réaliser des économies d’éclairage, a annoncé vendredi un média d’État.

Ce satellite équipé d’une pellicule réfléchissante serait chargé d’illuminer la grande ville de Chengdu et devrait être huit fois plus lumineux que l’astre lunaire, rapporte le journal China Daily.

Un premier exemplaire devrait d’abord être envoyé dans l’espace, suivi en cas de réussite de trois autres en 2022, a expliqué au quotidien Wu Chunfeng, le chef de la Tian Fu New Area Science Society, l’organisme responsable du projet. «La première Lune sera principalement expérimentale, mais les trois envoyées en 2022 constitueront le véritable produit fini. Elles auront un grand potentiel en termes de services à la population et d’un point de vue commercial», selon M. Wu.

En renvoyant sur Terre la lumière du Soleil, le satellite, qui évoluerait à 500 km d’altitude, est censé pouvoir se substituer partiellement à des lampadaires. Il pourrait ainsi faire économiser environ quelque 225 millions $ d’électricité par an à la ville de Chengdu s’il arrive à illuminer une superficie de 50 km2.

La source de lumière artificielle pourrait également être utilisée après des catastrophes naturelles, en déviant les rayons solaires vers des zones terrestres où l’alimentation électrique a été coupée, a souligné Wu Chunfeng.

Pékin mène depuis de nombreuses années un ambitieux programme spatial pour rattraper son retard sur les États-Unis et la Russie. Le pays prévoit notamment d’envoyer un petit robot nommé Chang’e-4 sur la face cachée de la Lune d’ici fin 2018.

La Chine n’est pas le premier pays à tenter de réfléchir les rayons du soleil sur la Terre. Dans les années 90, des scientifiques russes avaient mis au point un projet similaire baptisé Znamya («Bannière»), arrêté après quelques essais.

Monde

Les Saoudiens confirment la mort de Khashoggi

ANKARA, Turquie — Les procureurs de l’Arabie saoudite croient que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été tué dans le consulat de l’Arabie saoudite à Istanbul, à la suite d’un affrontement.

Le média officiel de l’État a rapporté cette nouvelle pendant la nuit de samedi en Arabie saoudite.

Les procureurs cités par ce média ont aussi annoncé l’arrestation de 18 Saoudiens qui sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la mort du journaliste.

Plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump n’a pas fermé la porte à l’imposition d’éventuelles sanctions à l’Arabie saoudite.

Il a dit vouloir attendre d’en savoir davantage avant de se prononcer.

Jamal Khashoggi est disparu depuis le 2 octobre dernier. Il a été vu pour la dernière fois alors qu’il entrait dans le consulat saoudien à Istanbul.

Monde

Thaïlande: la mère d'une Canadienne accusée de vandalisme défend sa fille

GRANDE PRAIRIE, Alb. — La mère d'une Canadienne qui a été arrêtée dans le nord de la Thaïlande pour avoir vandalisé un mur ancien plaide que sa fille a fait une erreur en état d'ébriété.

Tara Schneider, de Grande Prairie, en Alberta, a raconté qu'elle avait reçu un appel de sa fille, Brittney, vers 3h30 du matin, jeudi.

«Elle m'a dit: "Maman, j'ai des ennuis"», a confié Mme Schneider en entrevue avec La Presse canadienne.

«Elle m'a dit: "Je suis correcte, mais je suis en prison". Je lui ai demandé ce qu'elle avait fait et elle me l'a dit, et notre appel a pris fin abruptement parce qu'ils lui ont pris le téléphone à ce moment-là.»

Des caméras de surveillance auraient filmé la Canadienne Brittney Schneider et le Britannique Furlong Lee utilisant de la peinture en aérosol pour écrire un message sur un mur de la fameuse porte historique Thapae Gate, dans la province de Chiang Mai, dans le nord du pays, vers 4 h, heure locale, jeudi. Mme Schneider est âgée de 22 ans, alors que M. Lee a 23 ans.

Le colonel Teerasak Sriprasert, chef de la police de Chiang Mai, a déclaré qu'ils demeuraient détenus. Ils ont été accusés de vandalisme sur des artéfacts anciens, ce qui est passible d'une peine de prison de dix ans et d'une amende d'un million de bahts thaïlandais (environ 40 000 $CAN).

Selon le colonel, les deux accusés ont admis avoir commis ce geste en raison de leur état d'ivresse.

M. Lee, qui est originaire de Liverpool, a reconnu avoir écrit «Scouser Lee», alors que Brittney Schneider dit avoir inscrit la lettre «B» en dessous.

La porte Thapae Gate date du 13e siècle et fait partie d'un mur ancien qui encercle le noyau central de Chiang Mai.

Brittney Schneider a confié à sa mère qu'elle était ivre et qu'elle avait suivi son camarade britannique.

«Après avoir écrit la lettre B, elle a su tout de suite que c'était mal, a soutenu sa mère. Elle savait, et elle a arrêté de le faire.»

La dame est bouleversée par les accusations qui pèsent contre sa fille.

«C'est quelque chose que pourrait faire, franchement, mon fils. Je suis désolée de le dire, mais pas ma fille, pas ma Brittany, a-t-elle expliqué. Elle n'a jamais rien fait de mal dans sa vie.»

Un représentant d'Affaires mondiales Canada a indiqué être au courant des accusations.

«Des services consulaires sont fournis à une personne de citoyenneté canadienne qui a été arrêtée en Thaïlande, lit-on dans la déclaration du porte-parole Philip Hannan. Des représentants consulaires canadiens sont en contact avec les autorités locales pour recueillir de l'information additionnelle.»

Il n'a pas voulu donner plus de détails pour des raisons de respect de la vie privée.
Mme Schneider dit avoir travaillé avec le consulat. La famille a notamment envoyé de l'argent pour sa caution, qui se chiffrait à 6000 $.

«Cela a été envoyé, et elle sera libérée lundi», a-t-elle précisé.

La jeune femme ne pourra toutefois pas quitter le pays jusqu'au procès. Sa mère ira donc en Thaïlande pour la rejoindre.

«Je voudrais être là pendant qu'elle attend son procès , pour ne pas qu'elle soit seule», a-t-elle indiqué. Avec AP

Monde

Inde: au moins 50 personnes écrasées par un train

AMRITSAR — Au moins 50 personnes ont péri vendredi en Inde quand un train a percuté des fidèles rassemblés pour un festival hindou à Amritsar, dans l'État septentrional du Pendjab, a annoncé la police.

De très nombreuses personnes se trouvaient sur la voie ferrée pour assister à un spectacle pyrotechnique pendant les célébrations du jour de Dussehra, une fête très populaire dans le nord de l'Inde, ont expliqué des témoins.

«Il y a plus de 50 tués», a déclaré un responsable de la police d'Amritsar, S. S. Srivastava, précisant que plus de 60 blessés étaient soignés dans divers hôpitaux de la ville.

«Il y avait beaucoup de bruit, au moment où les feux d'artifice étaient tirés, et elles ont été incapables d'entendre le train approcher», a raconté à l'AFP un responsable de la police présent sur place.

Il «arrivait très rapidement», a précisé sur une chaîne de télévision locale un témoin, qui a dit avoir vu un deuxième train par la suite heurter la foule. «Tout le monde courait de manière désordonnée et soudain un autre train a percuté des groupes de gens», a-t-il ajouté.

Le ministre en chef du Pendjab, Amarinder Singh, a ordonné une enquête sur l'accident et annoncé le versement de 500 000 roupies (environ 9000 $CAN) de dédommagement pour chaque victime.

«Nous avons des informations selon lesquelles entre 50 et 60 personnes sont mortes. Nous avons demandé aux hôpitaux de rester ouverts toute la nuit pour que les blessés puissent être soignés», a-t-il déclaré à la presse.

«C'est une tragédie déchirante», a réagi sur Twitter le premier ministre indien Narendra Modi, qui s'est engagé à consacrer 137 milliards $ sur cinq ans pour moderniser le réseau ferroviaire en décrépitude.

Le ministre en charge des chemins de fer Piyush Goyal a indiqué sur Twitter qu'il quittait immédiatement les États-Unis où il était en déplacement pour rentrer en Inde.

Près de 15 000 personnes périssent dans des accidents ferroviaires chaque année en Inde, selon un rapport gouvernemental de 2012.

Monde

Australie: Harry et Meghan à la plage

SYDNEY — Le prince Harry et son épouse Meghan ont enlevé vendredi matin leurs chaussures pour participer à un rassemblement coloré de surfeurs sur le sable de l'emblématique plage de Bondi Beach, à Sydney.

Colliers de fleurs autour du cou, le duc et la duchesse de Sussex se sont assis en cercle avec les membres de l'association OneWave, qui promeut les activités de plein air comme le surf pour dépasser ses problèmes psychologiques.

Dans la brume matinale, Meghan, en robe d'été, et Harry, pantalon beige et chemise bleue, sont allés à la rencontre de surfeurs venus prendre la mythique vague de Bondi.

De nombreux riverains étaient massés à proximité pour apercevoir le couple royal britannique.

«On entend encore aujourd'hui des gens qui se souviennent de la visite de la reine» en 1954, explique Christopher Cundle, 26 ans. «Et ils en parlent toujours.»

«Je peux facilement imaginer que c'est un événement dont je parlerai à mes petits-enfants et aux générations futures. C'était super», poursuit-il.

Harry, 34 ans, et Meghan, 37 ans, qui viennent d'annoncer qu'ils attendaient un bébé pour le printemps prochain, ont entamé lundi à Sydney une tournée de 16 jours dans le Pacifique.

La reine Elizabeth II est toujours officiellement le chef de l'État australien, mais une courte majorité des Australiens sont selon les derniers sondages favorables à une rupture des liens avec Londres et à l'avènement d'une république.

Le pouvoir de la Couronne britannique sur l'Australie est largement symbolique. La reine Elizabeth jouit d'une très grande popularité auprès des Australiens mais aux yeux de certains, la monarchie n'est que la relique anachronique du règne colonial britannique.

Pour autant, Harry et Meghan ont partout été chaleureusement accueillis en Australie.

Un peu plus tard dans la journée, le prince a escaladé le Sydney Harbour Bridge en compagnie du premier ministre Scott Morrison pour hisser le drapeau des Invictus Games, compétition ouverte aux blessés et invalides de guerre.

Lundi, ils se rendront sur Fraser Island, la plus grande île de sable du monde, dans le Queensland, avant de s'envoler pour les Fidji, les Tonga et la Nouvelle-Zélande.

Monde

Le Saoudien Jamal Khashoggi, journaliste et intellectuel engagé

DUBAÏ — Le journaliste de renom saoudien Jamal Khashoggi, donné pour probablement mort par le président Donald Trump, est passé du statut d'initié de la famille royale saoudienne à celui de franc détracteur du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane.

Dans sa dernière contribution au Washington Post, il dénonçait les entraves à la liberté de la presse dans le monde arabe, affirmant : «Hélas, cette situation ne changera probablement pas».

Jamal Khashoggi devait avoir 60 ans le 13 octobre, mais le 2, il est entré au consulat saoudien à Istanbul et n'est pas réapparu depuis. Des journaux turcs ont affirmé qu'il y avait été torturé et sauvagement assassiné. Washington a sommé Ryad de publier les résultats de son enquête rapidement.

Il a eu une carrière riche en rebondissements qui l'a fait évoluer en 35 ans entre l'islam politique des Frères musulmans, les médias saoudiens, les cercles dirigeants à Ryad et les plus grands titres de la presse internationale, dont le Washington Post.

Il s'était exilé aux États-Unis lors d'une vague d'arrestations en septembre 2017 dans le royaume saoudien et n'avait cessé depuis de dénoncer les «excès» du prince Mohammed, 33 ans, surnommé MBS.

À l'époque, il avait annoncé avoir été interdit de s'exprimer dans le quotidien panarabe Al-Hayat, propriété du prince saoudien Khaled ben Sultan al-Saoud, pour avoir défendu la confrérie des Frères musulmans, classée «terroriste» par Ryad.

Le 6 mars 2018, il écrivait dans un éditorial cosigné avec l'historien britannique Robert Lacey dans le Guardian : «Pour son programme de réformes intérieures, le prince héritier mérite des éloges. Mais ce jeune et impétueux innovateur n'a ni encouragé ni permis le moindre débat en Arabie Saoudite».

MBS «semble faire bouger le pays d'un extrémisme religieux d'une autre époque vers son propre extrémisme "Vous devez accepter mes réformes". Son programme ignore-t-il la plus importante des réformes, la démocratie?»

Rédacteur-en-chef engagé

Grand de taille, portant des lunettes et tantôt un bouc tantôt une barbe naissante grisonnante, Jamal Khashoggi est né le 13 octobre 1958 dans la ville sainte de Médine (ouest de l'Arabie Saoudite).

Il a obtenu en 1982 un diplôme de gestion à l'Université d'État d'Indiana, aux États-Unis.

Il a commencé sa carrière en travaillant pour des quotidiens saoudiens, dont le Saudi Gazette et Asharq al-Awsat, couvrant notamment le conflit en Afghanistan.

À l'époque, une photo du jeune Khashoggi avait circulé le montrant avec un fusil d'assaut et des vêtements afghans.

Il n'avait pas combattu aux côtés des moudjahidine en guerre contre les Soviétiques, mais avait épousé leur cause financée par la CIA américaine et les services secrets saoudiens.

Jamal Khashoggi avait interviewé Ben Laden en Afghanistan et au Soudan mais, dans les années 1990, il avait pris ses distances avec le chef d'Al-Qaïda quand celui-ci avait basculé dans la violence contre l'Occident.

Plus tard, il avait occupé des postes de responsabilité dans des journaux saoudiens. Jugé trop progressiste, il avait été en 2003, au bout de 54 jours seulement, contraint à la démission du poste de rédacteur-en-chef du quotidien saoudien Al-Watan.

Il y était revenu en 2007, mais était reparti en 2010 après un éditorial jugé offensant pour les salafistes, courant rigoriste de l'islam.

Conseiller gouvernemental

Neveu du célèbre marchand d'armes Adnan Khashoggi, Jamal est issu d'une grande famille saoudienne qui a des origines lointaines turques.

Il a longtemps entretenu des rapports ambigus avec le pouvoir saoudien, ayant occupé des postes de conseiller à Ryad et à Washington, notamment auprès d'un ambassadeur, le prince Turki al-Fayçal, qui a aussi dirigé les services de renseignement pendant plus de 20 ans.

Un autre prince, le milliardaire Al-Walid ben Talal, lui avait confié la direction d'Alarab, une grande chaîne panarabe d'information en continu. Mais ce projet, qui devait être lancé en 2015 depuis Bahreïn, n'a jamais vu le jour après une interdiction des autorités de Manama, proches de Ryad.

Le prince Al-Walid a lui-même été détenu entre novembre 2017 et janvier 2018 à l'hôtel Ritz-Carlton de Ryad avec des dizaines de personnalités accusées de «corruption» par une commission présidée par le prince héritier.

Dès septembre 2017, dans une tribune publiée par le Washington Post, Jamal Khashoggi écrivait : «Quand je parle de peur, d'intimidation, d'arrestations et d'humiliations publiques d'intellectuels et de dirigeants religieux et que je vous dis que je suis d'Arabie Saoudite, êtes-vous surpris?»

Les autorités saoudiennes lui avaient précédemment demandé d'arrêter d'utiliser son compte Twitter alors qu'il avait «incité à la prudence par rapport à une étreinte trop forte» du président Trump, très apprécié au palais royal à Ryad.

Il avait aussi critiqué l'implication saoudienne dans la guerre au Yémen ainsi que l'embargo imposé au Qatar voisin, accusé par Ryad de soutenir les Frères musulmans et d'entretenir des liens avec l'Iran.

Dans sa dernière tribune au Washington Post, Jamal Khashoggi avait loué le Qatar par rapport à ses voisins qui cherchent à «maintenir le contrôle de l'information afin d'appuyer "l'ancien ordre arabe"».

Le 2 octobre, Jamal Khashoggi était entré au consulat saoudien à Istanbul pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque, Hatice Cengiz, mais il n'a plus été vu vivant.

Selon elle, il voulait être un journaliste influent à Washington et «la voix de ses collègues qui ne peuvent plus s'exprimer».

Monde

Un hélicoptère s'écrase sur un porte-avions américain

TOKYO — Un hélicoptère MH-60 Seahawk de la marine américaine s'est écrasé sur le pont du porte-avions USS Ronald Reagan vendredi matin, faisant une dizaine de blessés.

Le groupe aéronaval du USS Ronald Reagan se trouvait alors au large des côtes des Philippines.

L'accident s'est produit immédiatement après le décollage. Les blessures vont d'égratignures à des fractures. Les marins les plus gravement blessés ont été évacués vers un hôpital philippin.

Quatre membres d'équipage se trouvaient à bord de l'hélicoptère. Douze personnes ont été blessées au total et le porte-avions a été légèrement endommagé.

Une enquête a été ouverte.

Monde

Une Canadienne accusée de vandalisme en Thaïlande

BANGKOK — Deux touristes occidentales, une Canadienne et une Britannique, pourraient écoper de peines de 10 ans de prison pour avoir vandalisé un mur ancien dans le nord de la Thaïlande, a annoncé la police vendredi.

Des caméras de surveillance auraient filmé la Canadienne Brittney Loretta Katherine Schneider et la Britannique Furlong Lee utilisant de la peinture en aérosol pour écrire un message sur un mur de la fameuse porte historique Thapae Gate, dans la province de Chiang Mai, dans le nord du pays, vers 4h, heure locale, jeudi.

Les deux jeunes femmes sont âgées de 23 ans.

Le chef de la police de Chiang Mai a dit que les deux touristes ont été détenues et accusées d'avoir vandalisé des reliques anciennes. Elles pourraient écoper d'une peine de 10 ans de prison et d'une amende équivalant à 30 000 $US.

Les deux femmes auraient admis avoir posé le geste après avoir trop bu. Mme Lee, qui est originaire de Liverpool, aurait reconnu avoir écrit «Scouser Lee» sur le mur, et Mme Schneider aurait ajouté un «B» en dessous.

La porte Thapae Gate date du 13e siècle et fait partie d'un mur ancien qui encercle le noyau central de Chiang Mai.

Un représentant d'Affaires mondiales Canada a indiqué être au courant des accusations.

«Des services consulaires sont fournis à une personne de citoyenneté canadienne qui a été arrêtée en Thaïlande, lit-on dans la déclaration du porte-parole Philip Hannan. Des représentants consulaires canadiens sont en contact avec les autorités locales pour recueillir de l'information additionnelle.»

Il n'a pas voulu donner plus de détails pour des raisons de respect de la vie privée.