Chaque année, l’ENPQ accueille neuf cohortes de 72 étudiants, pour un total de 648 aspirants policiers. La formation de quinze semaines suit celle de trois ans offerte dans 12 établissements collégiaux du Québec, dont le Collège d’Alma.
Chaque année, l’ENPQ accueille neuf cohortes de 72 étudiants, pour un total de 648 aspirants policiers. La formation de quinze semaines suit celle de trois ans offerte dans 12 établissements collégiaux du Québec, dont le Collège d’Alma.

Moins de graduations et d'admissions pour les futurs policiers

Quelque 150 policiers de moins gradueront de l’École nationale de police du Québec (ENPQ), cette année, en raison de la crise de la COVID-19, et un retard d’environ trois mois pourrait être observé pour les prochaines admissions.

Le 14 mars dernier, lorsque l’ENPQ, située à Nicolet, en Mauricie, a dû arrêter ses activités, il ne restait que deux semaines de formation sur quinze à la 210e cohorte. Parmi celle-ci se trouvait un finissant du programme de techniques policières du Collège d’Alma. En 2017-2018, les étudiants du Saguenay-Lac-Saint-Jean représentaient 6 % des aspirants policiers et en 2018-2019, ce taux était de 9 %.

Le directeur des affaires institutionnelles et des communications de l’ENPQ, Pierre St-Antoine, confirme que depuis lundi, les étudiants ont accès à une formation à distance pour compléter leur parcours et pourront faire un examen sur une plateforme en ligne. Cependant, l’examen pratique ne peut se faire pour le moment. M. St-Antoine espère qu’il pourra être réalisé avant le 30 juin.

« Cette année, si tout va bien, nous pensons finir avec 490 finissants. Nous ne savons pas quand la situation va revenir à la normale, mais nous travaillons sur un plan de relance. »

Ce dernier modifierait notamment la capacité d’accueil des dortoirs, qui comptent habituellement six étudiants par chambre. Ils pourraient plutôt être deux ou quatre et certains pourraient se retrouver dans les chambres individuelles qui sont normalement utilisées par les policiers actifs en formation.

« Il va falloir y aller graduellement. Nous ne pouvons pas encore dire à quelle vitesse nous pourrons aller », indique M. St-Antoine.

Chaque année, l’ENPQ accueille neuf cohortes de 72 étudiants, pour un total de 648 aspirants policiers. La formation de quinze semaines suit celle de trois ans offerte dans 12 établissements collégiaux du Québec, dont le Collège d’Alma. Les admissions vont du mois d’octobre à la fin septembre de l’année suivante et l’ordre est établi selon un test de classement.

« Il y a toujours un délai entre le moment où l’étudiant est diplômé à la fin mai et son admission. Ça peut parfois aller jusqu’à un an. Cette année, nous ne pensons pas accueillir les finissants qui auraient dû arriver en octobre avant janvier 2021 », précise M. St-Antoine.

Même si des personnes atteintes de la COVID-19 sont présentement hébergées à l’ENPQ, mise à la disposition du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, il n’y aura pas d’impact sur les admissions si l’école peut reprendre ses activités.

« C’est un pavillon complètement différent qui est accessible par une passerelle. Ça n’empêchera pas la formation quand nous aurons le O.K. », mentionne le directeur des communications, ajoutant que le centre d’hébergement, qui peut accueillir jusqu’à 100 personnes, en compte présentement une trentaine.

Corps policiers

Selon Pierre St-Antoine, la situation actuelle n’a pas d’impact sur les différents corps policiers de la province. L’ENPQ reste en communication avec eux, et jusqu’à maintenant, aucun manque n’a été ressenti.

Des policiers de l’école qui ont leur droit de service ont été mis à la disposition de la communauté et sur les 18 concernés, deux ou trois ont été nécessaires pour aller prêter main-forte.

Le 14 mars, lors de l’arrêt des activités à l’ENPQ, 216 étudiants répartis en trois cohortes étaient en formation – trois cohortes sont formées simultanément, avec cinq semaines de décalage. Selon un sondage maison « qui n’a rien de scientifique », 55 % d’entre eux travaillaient en sécurité ou en santé en lien avec la pandémie pour soutenir la communauté.

De plus, Pierre St-Antoine confirme que cinq aspirants policiers de la 210e cohorte ont obtenu un statut spécial pour aller aider dans le Grand Nord québécois.