Le conseil d’arrondissement de Chicoutimi a adopté une modification à son règlement de zonage en vue de la construction future d’un immeuble de 10 étages derrière l’édifice de Potvin Tremblay Meubles, à Chicoutimi.
Le conseil d’arrondissement de Chicoutimi a adopté une modification à son règlement de zonage en vue de la construction future d’un immeuble de 10 étages derrière l’édifice de Potvin Tremblay Meubles, à Chicoutimi.

Modification au règlement de zonage à Chicoutimi: un projet de résidence pour retraités de 10 étages

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Le conseil d’arrondissement de Chicoutimi a adopté, vendredi matin, une modification au règlement de zonage en prévision de la construction d’une nouvelle résidence pour personnes retraitées semi-autonomes de 10 étages dans le secteur de la rue des Laurentides.

Le nouvel immeuble de 350 unités, érigé au coût de 40 à 60 M $ par le Domaine de la rivière, qui s’avère une entité créée par le promoteur Jean Boivin, propriétaire des Manoir Duberger dans la région de Québec, totalise 600 unités. Le nouvel immeuble pourrait procurer des revenus de taxes foncières variant entre 400 000 $ et 500 000 $, selon les informations divulguées par le président de l’arrondissement de Chicoutimi, Michel Tremblay. 

L’adoption de la modification fait suite à une requête qu’avait logée Saguenay en Cour supérieure à la suite de l’opposition de citoyens de la rue des Cygnes, demeurant dans une zone contiguë, à la construction de la future résidence. Or, la zone principale concernée ne contenait qu’une seule personne habile à voter, soit le promoteur lui-même. C’est sur cette question que la juge Nicole Tremblay, de la Cour supérieure a eu à trancher.

Difficultés d’application de la loi

Dans son jugement, la juge Tremblay s’en remet à la doctrine concernant les difficultés d’application de l’article 130 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. « Cette disposition fondamentale déterminant qui a le droit de demander qu’une modification soit assujettie à l’approbation référendaire est devenue un salmigondis indigeste qui défie toute compréhension », a repris la juge en citant l’auteur Lorne Giroux, devenu juge surnuméraire à la Cour d’appel du Québec. 

La juge Tremblay constate que Saguenay a respecté toutes les étapes obligatoires prévues par la loi et malgré les commentaires d’auteurs prolifiques quant à l’applicabilité de l’article et le fait que le législateur a refusé depuis 20 ans de modifier la loi, elle considère que Saguenay n’a pas à tenir de scrutin référendaire.

En entrevue, le promoteur Jean Boivin a précisé que le nouvel immeuble construit à Chicoutimi renfermera des logements de 2,5, 3,5 et 4,5 pièces. 

Trois investissements totalisant 100 M $

Selon lui, cette nouvelle résidence ne sera que le premier d’un ensemble de trois investissements majeurs. Deux autres projets d’une envergure de 300 logements chacun sont en gestation dans l’arrondissement de Jonquière ainsi qu’à Alma. « D’ici une dizaine de jours, nous allons dévoiler un communiqué de presse pour annoncer la construction de trois projets d’envergure. Ce sont des projets régionaux avec des investisseurs de la région », a expliqué M. Boivin.

Ce dernier affirme qu’il a réuni une dizaine d’investisseurs de la région déjà impliqués dans le domaine immobilier pour faire lever de terre ces trois projets représentant un investissement de plus de 100 M $.

M. Boivin a refusé de donner plus de détails, préférant attendre la publication du communiqué.

Rappelons qu’il s’agit d’un second projet s’adressant au marché des personnes âgées à Chicoutimi en quelques mois alors que la direction d’OTL Gouverneur a annoncé un projet des résidences tout près de l’hôtel en exploitation sur le boulevard Talbot.