La municipalité de Chambord a été en mesure de profiter d’une subvention dans le cadre du programme des fêtes du 150e anniversaire de la Confédération pour réaliser des travaux de réfection de 800 000 au quai fédéral afin de faciliter l’accès aux utilisateurs.

Moderniser les infrastructures: l'aide difficile à obtenir

Les investissements à la marina de Roberval et au quai municipal de Chambord illustrent bien les difficultés pour les municipalités d’obtenir l’aide des gouvernements pour parvenir à moderniser les infrastructures d’accueil en bordure du lac Saint-Jean.

La construction d’une marina à Roberval a été rendue possible grâce à une subvention débloquée par l’ex-ministre Denis Lebel alors qu’il s’occupait du portefeuille de Développement économique Canada pour le Québec. La municipalité de Chambord, qui a eu dans ses cartons un projet de modification pendant plus de 10 ans, a réussi à obtenir une aide financière majeure du programme des fêtes du 150e anniversaire de la Confédération pour investir 800 000 $ dans le quai municipal.

Malgré la qualité des infrastructures de Roberval, le maire Sabin Côté espère de plus grands efforts pour développer tout le volet de la pêche sportive. La municipalité compte trois rampes de mise à l’eau – marina, quai des Anglais et pointe Scott. Le maire a eu vent de situations où des pêcheurs n’ont pas reçu un accueil très chaleureux à la marina, malgré le fait qu’il s’agit d’une mise à l’eau publique et d’un immeuble financé par les deniers publics.

« La marina est sous contrat de gestion avec le club qui s’occupe des quais et des activités nautiques. C’est certain que nous souhaitons que l’on accorde une plus grande importance au développement économique avec la pêche sportive. Aujourd’hui, c’est une activité qui a évolué et qui est pratiquée par des gens qui se contentent d’une ou deux ouananiches et de quelques dorés », explique le maire.

La municipalité a construit deux mises à l’eau de grande qualité au quai des Anglais. L’objectif du maire est de doter ce site d’installations sanitaires de qualité afin de bien accueillir les pêcheurs et de les inciter à revenir.

« Il s’agit de notre accès au Village sur glace. Les terrains appartenaient au ministère des Transports, qui doit décontaminer le sol. Quand ils auront terminé la zone de l’immeuble, nous allons aller de l’avant avec des travaux pour améliorer les infrastructures. Le tout doit être vu comme un élément du développement que nous envisageons pour la pointe Scott », insiste le maire.

Il voit encore plus loin avec la possibilité, un jour, de permettre à la restauration locale d’offrir sur les menus du doré ou de la ouananiche, en collaboration avec la communauté de Mashteuiatsh. Il est toutefois conscient que la réglementation à ce sujet est stricte et que tout projet nécessitera une attention particulière.

Patience

Son homologue de Chambord a été témoin des difficultés rencontrées pour aller chercher le financement pour remettre en état une mise à l’eau. À son entrée au conseil municipal, il y avait déjà un projet de réfection sur la table. Ce n’est que 10 ans plus tard que le gouvernement fédéral a débloqué une enveloppe dédiée à la réfection du site, qui comprend des travaux à la mise à l’eau et l’ajout d’un quai afin de répondre à la plus grande affluence des pêcheurs et plaisanciers.

« Nous avons failli avoir des problèmes du côté environnemental, mais finalement, les travaux ont été réalisés comme prévu. La municipalité a maintenant interdit le stationnement sur le quai et en possède un situé dans un champ. Nous avons démantelé les installations sanitaires et nous utilisons des toilettes chimiques puisqu’il n’y a pas de service d’eau dans ce secteur. Nous avons quand même réussi à améliorer nos infrastructures », explique le maire Luc Chiasson.

La rampe de mise à l’eau de Val-Jalbert, prisée par les pêcheurs, est quant à elle la propriété du site historique. La directrice générale. Michelle Castonguay. a expliqué au Quotidien que les dirigeants de Val-Jalbert étaient conscients de la valeur de ce site. Il deviendra encore plus intéressant lorsque Val-Jalbert sera branché au système d’eaux usées de Roberval puisque les étangs d’assainissement vont disparaître.

Mme Castonguay est demeurée prudente dans ses commentaires, mais a assuré que la pêche n’était pas exclue des produits que le site entend offrir à sa clientèle et développer dans le futur.

+

PAS DANS LA RÉFLEXION DE L'ATR

L’Association touristique régionale (ATR) a tenu au printemps une importante réflexion sur l’industrie touristique et la façon de se démarquer dans un secteur qui nécessite sans cesse des innovations pour attirer les visiteurs dans différents créneaux.

Le Quotidien avait alors interrogé la directrice générale, Julie Dubord, sur la pertinence de mettre de l’avant l’ouverture de la saison de pêche au lac Saint-Jean comme produit d’appel pour le lancement de la saison estivale. Cette dernière avait alors confirmé que cet élément n’avait pas été soumis à la réflexion.