Mobilisation entourant Le Quotidien: le milieu judiciaire donne son appui

Les criminalistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’hésitent pas à accorder leur appui à la mobilisation régionale afin d’assurer la survie du journal Le Quotidien.

Au-delà de la possibilité de voir les dossiers qu’ils défendent devant le tribunal être publiés dans le journal, les avocats de défense estiment qu’il est important que la justice puisse être expliquée dans les médias.

Me Jean-Marc Fradette a préparé un document pour démontrer l’appui au journal régional et l’a soumis à ses collègues du Saguenay et du Lac-Saint-Jean.

« Ces derniers temps, nous avons appris les problèmes financiers importants qui mettaient en péril la presse écrite au Québec, particulièrement pour notre journal régional, Le Quotidien », écrit Me Fradette.

Celui-ci précise que les gens ne saisissent la réelle importance d’une chose considérée comme acquise que lorsqu’elle se trouve en danger de disparaître.

« Et c’est le cas de notre journal régional. Nous, les officiers de justice que sont les avocats de la défense et de la poursuite, connaissons bien la pierre angulaire dont est constituée la justice. Cette pierre repose avant tout sur la transparence de la justice, transparence qui ne peut être atteinte que d’une seule manière, soit par la couverture journalistique des débats judiciaires. »

« Sans les médias, la justice, tant civile que criminelle, n’a de témoins que les parties impliquées. Le Quotidien rend compte des débats judiciaires, de la preuve présentée et informe les lecteurs de tous les verdicts. Souvent, les autres médias utilisent ces mêmes renseignements et les relaient à encore un plus grand nombre de personnes », indique Me Jean-Marc Fradette.

Ce dernier précise que la justice, c’est aussi la compréhension des enjeux judiciaires, de l’application des lois et de leur évolution.

Il ajoute que le Code de déontologie des avocats recommande que les procureurs vulgarisent les lois et les expliquent aux citoyens.

« Or, cet objectif n’est atteignable que d’une seule manière, par la pérennité des courroies de transmission que constituent les médias dont Le Quotidien est partie prenante. »

« Sans médias, il n’y a pas de transparence de la justice. Sans transparence de la justice, il n’y a pas de justice et sans justice, il n’y a pas de démocratie. Pour ces raisons, le milieu judiciaire n’hésite pas à accorder son appui sans réserve à la survie du Quotidien », conclut Me Fradette.