Chantale Fortin, enseignante à l’école secondaire Camille-Lavoie.
Chantale Fortin, enseignante à l’école secondaire Camille-Lavoie.

Mission ADN-eau: des jeunes au coeur d’une expérience scientifique provinciale

Katherine Boulianne
Katherine Boulianne
Le Quotidien
De jeunes adolescents de la région ont eu l’occasion de participer à une expérience de taille vendredi. Des étudiants du programme PEI de l’école secondaire Camille-Lavoie ont recueilli des échantillons dans le cadre de l’initiative provinciale Mission ADN-eau.

Initié par Génome Québec, en collaboration avec le ministère de la Faune, des Forêts et des Parcs, ainsi qu’avec le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, cette deuxième édition de Mission ADN-eau vise à mieux comprendre la biodiversité des cours d’eau du Québec. Pour ce faire, ce sont près de 30 écoles de partout en province qui contribueront à ce projet de science citoyenne.

L’étape d’aujourd’hui, à laquelle participait le groupe de sciences de l’enseignante Chantale Fortin, consistait d’abord à recueillir un échantillon d’eau aux abords du ruisseau rouge, à Alma. À la suite de leur cueillette, les étudiants procédaient en laboratoire au filtrage des prélèvements, avant de faire parvenir leurs données aux chercheurs de Génome Québec.

Des élèves recueillent des échantillons d’eau pour ADN-eau.

«C’est une étude d’ADN génomique. Avec l’ADN retrouvé dans nos échantillons, ils vont pouvoir déterminer ce qu’il y a de vivant dans nos cours d’eau. Dans un de ceux-ci, l’an passé, ils ont réussi à détecter une grande quantité d’algues bleues, qui ne se voyait pas encore à l’oeil nu», explique l’enseignante. «Un de leurs objectifs, c’est que les paliers gouvernementaux puissent constater comment sont nos cours d’eau et pouvoir agir si c’est nécessaire», ajoute Chantale Fortin.

Pour celle-ci, le projet consistait en une occasion en or pour les jeunes de participer à un protocole scientifique, tout en mettant leurs connaissances à profit. De plus, selon Mme Fortin, ADN-eau permet de conscientiser les élèves. «Avec cette étude, ça les pousse à prendre conscience de tout l’impact de l’activité humaine sur les cours d’eau, selon que l’on soit en ville, ou près d’une industrie, etc.»

L’enthousiasme des étudiants pour le projet était palpable lors du passage du Progrès. Pour Alexis Bellemare, député de classe, il s’agit d’une expérience qui lui offre une tout autre perception. «Ça m’a amené une autre vision des cours d’eau, de savoir qu’il y en a qui sont vraiment pollués. J’espère que les résultats vont être positifs.»

L’école secondaire Jean-Gauthier d’Alma participe également à ADN-eau cette année. Les chercheurs de Génome Québec transmettront les résultats obtenus aux étudiants en avril prochain.

L’étudiant Alexis Bellemare participe au projet ADN-eau.