Le colonel William Radiff, commandant de la force aérienne, discute avec un officier italien pendant une tournée médiatique le 2 novembre à l’aéroport de Bodo, en Norvège, en marge de l’exercice Trident Juncture 2018.

Mission accomplie pour le colonel William Radiff

L’Aviation royale canadienne (ARC) a mis un terme, mercredi, à l’exercice Trident Juncture, qui se tenait pour la première fois en près de 40 ans en Scandinavie, près de la zone d’influence russe.

La mission de deux semaines, qui a mis à contribution 50 000 militaires de 31 pays, visait à démontrer au monde la capacité de l’OTAN à mener des opérations conjointes, conformément à l’article 5 de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, selon lequel toute attaque armée contre un pays membre est considérée comme une attaque contre toutes les parties et rend légitime une réplique. La Suède et la Finlande ne faisant pas partie du traité, mais collaborant avec l’OTAN depuis plusieurs années, elles ont senti le besoin de se rapprocher après l’invasion russe de la Crimée.

Le Canada y avait envoyé 2000 participants, dont 240 membres de l’ARC placés sous le commandement du colonel William Radiff, commandant de la Base militaire de Bagotville, qui avait sous sa charge huit CF-18 Hornet de la 4e Escadre de Cold Lake, deux avions de patrouille CP-140 Aurora et un CC-150 Polaris (Airbus) pour le ravitaillement aérien. Les membres de la 2e Escadre de Bagotville, chargés du soutien aux installations aéroportuaires lors des déploiements, étaient également de la partie.

Malgré les conditions météorologiques, qui ont forcé l’annulation d’environ le tiers des envolées prévues, le colonel Radiff revient satisfait de cette mission, qui a permis de mesurer l’efficacité des différents pays à travailler ensemble.

« Lorsqu’il y a trop de vent ou du brouillard, ce qui peut empêcher les hélicoptères de recherche et de sauvetage de voler. On ne peut pas procéder aux exercices, a expliqué le colonel Radiff au Quotidien. Pour nous, la leçon primordiale, c’est que l’équipe de l’OTAN travaille bien avec la Suède et la Finlande, et on a appris des leçons tactiques de chasse pour faire encore mieux dans le futur », a ajouté le commandant de la 3e Escadre.

Les troupes se sont entraînées à la défense collective des espaces aériens de l’Atlantique Nord et de la mer Baltique, chacun jouant à tour de rôle le « Blue Air » (les bons) et le « Red Air » (les méchants).

Les avions canadiens vont revenir au Canada sous peu, en coordination avec un avion de ravitaillement, qui permettra de couvrir la distance jusque dans l’Ouest canadien.