Mireille Jean espère pouvoir mettre son expertise au service des villes québécoises qui désirent prendre un nouveau virage alliant développement urbain et développement durable.
Mireille Jean espère pouvoir mettre son expertise au service des villes québécoises qui désirent prendre un nouveau virage alliant développement urbain et développement durable.

Mireille Jean poursuit sa maîtrise à Stuttgart

Émilie Morin
Émilie Morin
Le Quotidien
Depuis le mois de septembre, l’ex-députée péquiste Mireille Jean est à Stuttgart, en Allemagne, où elle fait une maîtrise en « Smart City Solutions ». En entrevue téléphonique avec Le Quotidien, Mme Jean a détaillé son programme et a expliqué comment ses apprentissages sont en lien direct avec les enjeux auxquels font face plusieurs villes du Québec.

L’étude des « smart cities », littéralement « villes intelligentes », vise à dégager des pistes de solutions qui permettront aux villes de faire face aux défis des prochaines décennies. « Dans les prochaines décennies, les villes seront exposées à plusieurs défis sociaux, puisqu’elles font face à une population croissante, explique l’ancienne députée de Chicoutimi. Cette population exerce une pression très forte sur les infrastructures, par exemple, ou sur les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le principe de la “smart city” est de développer des solutions pour absorber cette augmentation de population. »

Selon Mme Jean, le mode de vie préconisé depuis les 50 dernières années augmente la pression sur l’environnement, qui n’arrive plus à subvenir à nos besoins. « Il faut trouver des solutions potentielles pour faire face à ces nouveaux défis. Il faut apporter certaines révisions pour que notre mode de vie soit plus durable. On peut apporter des changements quant à nos matériaux de construction, nos moyens de transport, mais il y a aussi des technologies comme les métadonnées et les algorithmes qui offrent des solutions sans qu’on doive absolument se priver. “Smart city”, c’est comment les technologies peuvent supporter le développement urbain à travers le développement durable. »

Mireille Jean affirme que cette nouvelle étape de son parcours permet de consolider tout ce qu’elle a fait pendant sa carrière.

Diplômée en architecture, femme d’affaires et politicienne, Mireille Jean affirme que sa maîtrise en Smart City Solutions est une « synthèse de tout ce [qu’elle a] fait dans [sa] carrière ». Si elle trouve que le retour à l’école n’est « pas plus exigeant que l’entrepreneuriat ou le fait d’être députée », Mme Jean indique toutefois avoir eu un beau défi avec l’apprentissage de l’allemand. « Je suis une formation en ce moment. On dit que le français est difficile, mais laissez-moi vous dire que l’allemand pose une difficulté supplémentaire. C’est très compliqué, mais ça s’en vient bien. »

Dans le futur, Mireille Jean prévoit revenir au Québec afin d’offrir ses services en support aux municipalités qui souhaitent prendre le virage « ville intelligente ». « Je veux aider les gens qui ne sont pas des experts là-dedans. » Bien que son cœur soit au Saguenay, elle affirme toutefois qu’elle ira où il y a des occasions d’emplois dans ce secteur. « J’ai offert mes services à la Ville de Saguenay pendant ma formation, mais je n’ai pas obtenu de réponse. »

Mme Jean reviendra au Québec pour quelques semaines, à la fin février, période qui marque la fin de sa session universitaire. D’ici là, c’est son conjoint qui ira la rejoindre en Europe pour fêter Noël avec elle. « Mon frère demeure en France, alors nous fêterons Noël à Paris, cette année », avoue-t-elle en mentionnant s’ennuyer de la neige. « La température à Stuttgart est belle, mais c’est un peu sombre, il n’y a pas de neige pour éclairer. »