Des carottes de forage seront analysées pour évaluer la rentabilité du gisement du projet Crevier.

Mines de niobium et tantale à Girarville: le projet Crevier relancé

L’entreprise Métaux Niobay a amorcé de nouveaux essais métallurgiques pour son projet Crevier. Un échantillon de 15 tonnes a été extrait du gisement situé au nord de Girardville, au Lac-Saint-Jean, au cours des dernières semaines, afin de tester de nouvelles technologies. La société espère maintenant obtenir des résultats convaincants afin de poursuivre le projet.

Après avoir été sur la glace pendant plus de quatre ans, le projet Crevier refait surface. L’augmentation récente du prix du niobium et du tantale, combinée à l’arrivée de nouvelles technologies, ont convaincu Les Métaux Niobay, anciennement MDN, d’effectuer de nouveaux essais métallurgiques sur le site afin d’évaluer la rentabilité du gisement.

« Les premiers essais qu’on avait effectués étaient décevants. On espère que cette fois, ils seront plus convaincants », confirme Claude Dufresne, président et chef de la direction de Métaux Niobay.

L’objectif du programme métallurgique consiste à tester des technologies innovantes en mettant l’accent sur les technologies de préconcentration et de nouveaux réactifs développés au cours des dernières années. L’échantillon en vrac de 15 tonnes sera expédié au centre de recherche COREM de Québec afin de réaliser une première série d’examens. Les résultats sont attendus à la fin du troisième trimestre ou au cours du quatrième trimestre de 2019.

Le projet Crevier consiste à exploiter une mine de niobium et de tantale sur le territoire traditionnel du Nitassinan de la Première Nation Pekuakamiulnatsh, au nord de Girardville.

Une première transformation se ferait directement sur le site. Le concentré serait ensuite acheminé ailleurs au Saguenay. « On ne sait pas exactement où pour le moment, mais on veut rester dans la région », assure Claude Dufresne.

Le projet Crevier demeure sensiblement le même qu’il y a quelques années. Il nécessite un investissement d’environ 300 M$, mais pas de grandes installations ni la proximité d’un port. Il vise la production de 4000 tonnes par jour et créerait environ 150 emplois. « On va refaire les chiffres selon les résultats obtenus, mais ça donne une idée du projet », ajoute M. Dufresne.

Une demande de subvention d’environ 120 000 $ a été déposée auprès du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec afin de poursuivre le développement du projet. Une décision est attendue au cours de l’été.

« On s’est fait dire que la demande était acceptée, mais qu’il n’y avait plus de fonds. Il faut attendre le renouvellement de l’enveloppe. De notre côté, on considère qu’on n’a pas encore eu la subvention, mais on est très optimistes. »