Mike Paul chantera samedi soir, au Vieux Couvent de Saint-Prime, à la faveur d’un double plateau complété par sa consoeur Laura Niquay. Il s’agit de l’une des dernières sorties de l’artiste originaire de Mashteuiatsh avant la fin de la tournée découlant de l’album Origine.

Mike Paul de retour parmi les siens

Deux années se sont écoulées depuis la sortie de l’album Origine, le deuxième de Mike Paul. La tournée qui en a découlé est presque terminée, mais il reste un rendez-vous important pour le chanteur originaire de Mashteuiatsh, celui d’aujourd’hui (samedi), au Vieux Couvent de Saint-Prime. Il se produira dans le cadre d’un plateau double auquel participera sa consoeur Laura Niquay.

« Je suis emballé à l’idée de revenir dans ma région. Je sais que des musiciens qui ont joué sur mon album seront présents, ainsi que des amis de longue date. Je serai le premier sur la scène, aux alentours de 21 h. Pendant une cinquantaine de minutes, j’interpréterai les pièces figurant sur Origine, en plus d’une composition plus ancienne qui a fait l’objet d’une demande spéciale. Je serai accompagné par le batteur Justin Lambert, avec qui je travaille depuis 15 ans », a raconté Mike Paul au Progrès.

Ses musiques se situent aux confins du folk et du rock, avec une touche traditionnelle à l’occasion. En spectacle, il affirme que le rythme est plus nerveux que sur ses enregistrements. Il lui arrive aussi de prendre la parole afin de mettre en relief ses textes écrits en français et en langue innue. Ils l’ont amené bien loin de chez lui au fil de la tournée, notamment à Winnipeg, où de précieux contacts ont été noués avec des diffuseurs canadiens-anglais.

« Rien que cet été, j’ai donné une trentaine de spectacles, dont plusieurs à l’extérieur du Québec, fait-il remarquer. En me procurant plus de visibilité, l’album a fait progresser ma carrière, mais le moment approche où je devrai entrer en création. Il reste quelques dates ici, ainsi que des apparitions en Europe, avant que je puisse m’engager là-dedans. »

Sa dernière présence dans la région remonte à l’été, moment où, pour la première fois, il a chanté au Camp musical du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Lui comme tant d’autres vante l’acoustique de la salle de concert, mais le plus beau souvenir reste l’interprétation de l’une de ses compositions, Tous les vivants sur cette Terre, aux côtés d’un orchestre formé par des élèves. « J’avais déjà joué avec un orchestre à Montréal, mais c’était la première fois avec des jeunes. C’était excitant », décrit Mike Paul.