La directrice générale de l'Association forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Diane Bouchard, prend place au kiosque d'information tenu tout l'été à Val-Jalbert.

Mieux comprendre la forêt boréale à Val-Jalbert

Pour un sixième été, l'Association forestière du Saguenay-Lac-Saint-Jean tient un kiosque au village historique de Val-Jalbert, un moyen de faire connaître la forêt boréale à près de 7000 visiteurs par année et de leur donner des outils pour distinguer le vrai du faux dans toutes les informations véhiculées à ce sujet.
Sans prendre position sur des sujets d'actualité, l'organisme aborde par exemple le thème de la forêt publique au Québec, cet aspect qui choque tant les Américains présentement dans le conflit commercial du bois d'oeuvre. 
« Les touristes internationaux sont souvent très surpris de voir ça, ils ont plus affaire à des forêts privées. Même les gens qui viennent plus du sud du Québec sont étonnés de voir que la forêt boréale repousse toute seule après des coupes forestières », commente la directrice générale de l'association Diane Bouchard.
Selon elle, le kiosque brise plusieurs mythes. « Ce n'est pas vrai qu'en récupérant du papier, on sauve des arbres. Le bois va aux scieries, pas aux papeteries », illustre Mme Bouchard.
En informant sur la gestion et les innovations dans la forêt régionale, l'Association forestière veut redonner la fierté de cette industrie aux habitants du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
« L'acceptabilité sociale, c'est très important, souligne la directrice générale. Si on décide au Québec qu'on ne veut plus supporter la forêt, ça va aller très mal pour l'économie d'ici. Avec l'information qu'on donne, les gens peuvent distinguer les opinions et les faits pour faire leur propre jugement. » Le kiosque présente aussi une manière sécuritaire d'allumer un feu de camp en forêt selon la SOPFEU. Surtout, on remarque des applications surprenantes du bois, comme les freins du métro de Montréal.
« On montre aussi aux jeunes que la forêt est un métier intéressant. Ce n'est pas juste une industrie de l'ancien temps pratiquée par nos ancêtres, c'est devenu très technologique », ajoute Diane Bouchard.
Un agent de l'association est présent cinq jours par semaine au village historique, dans le bâtiment du vieux moulin. Un kiosque est aussi installé avec la présence d'une naturaliste les mercredis et jeudis au village de la Nouvelle-France à Saint-Félix-d'Otis.