La première clinique de micropuçage du Saguenay-Lac-Saint-Jean a eu lieu samedi au Centre récréatif de Saint-Honoré.

Micropuçage à Saint-Honoré: près de 900 chiens et chats

877 chats et chiens se sont rendus samedi au Centre récréatif de Saint-Honoré pour recevoir leur micropuce. Sur place, une cinquantaine de bénévoles ont vécu la plus grosse clinique de micropuçage jamais faite au Québec.

Danny Ménard, directeur du développement à l’Association des techniciens en santé animale du Québec (ATSAQ), a participé à près d’une cinquantaine de cliniques au Québec. « La plupart des organisations micropucent un maximum de 500 animaux par clinique », précise M. Ménard. 

On peut dire que les quelque 7000 habitants de Saint-Honoré, mis à part quelques exceptions, sont très satisfaits de l’initiative de leur ville face à ce virage qui permettra une meilleure gestion des animaux de compagnie. « Obliger la micropuce est le premier geste à faire pour commencer à gérer ses animaux, y compris les chiens dangereux. La prochaine étape est souvent d’obliger la stérilisation », ajoute M Ménard.

Pour les organisateurs, cette réponse du public est toute une surprise. « Quand on a annoncé la clinique en avril dernier, on s’attendait à avoir 200 ou 300 animaux », remarque Sherly Desbiens de l’organisme SOS Stérilisation. Voyant que la ville avait enregistré un nombre d’animaux dépassant largement ses prévisions, Mme Desbiens a fait appel à l’expertise de Danny Ménard. 

Des techniciens en santé animale, des vétérinaires et du personnel de soutien étaient sur place afin de s’assurer le bon déroulement de cette activité. Plusieurs étudiants en santé animale et en zoothérapie ont participé à cette enrichissante clinique. « On n’a presque pas eu de file d’attente et tous les bénévoles ont fait un travail remarquable », souligne M Ménard. 

Présentement, au Québec, une dizaine de villes obligent les chats et les chiens qui vivent sur leur territoire à être micropucés. « On peut s’attendre à une augmentation majeure dans les prochains mois, car beaucoup de villes le font en même temps », poursuit Danny Ménard.

Fierté

Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, est très fier d’être la première ville au Saguenay-Lac-Saint-Jean à emboîter le pas vers une gestion des animaux domestiques mieux adaptée. 

« D’autres municipalités voisines se sont informées concernant notre clinique de micropuçage et montrent un intérêt. C’est certains que si on peut les aider, on va le faire », explique Bruno Tremblay. Emballé par la réponse des citoyens, face à cette première clinique, le maire projette de l’offrir au moins une fois par année à plus petite échelle. Évidemment, Saint-Honoré ne prévoit pas faire de vérification chez les gens pour voir si les animaux ont leur micropuce. « Par contre, si un chat ou un chien est trouvé errant, et qu’il n’est pas micropucé, il sera pris en main par le Refuge des animaux de Chicoutimi et c’est le propriétaire qui devra payer les frais », précise-t-il. 

Dans le but de mieux gérer les chiens dangereux, la prochaine étape de M. Tremblay sera d’enlever le règlement interdisant les pitbulls. « Les chiens de race pitbull sont interdits à Saint-Honoré, mais on veut enlever ce règlement parce qu’on n’est pas capable de l’appliquer. Personne ne peut certifier si le chien appartient réellement à cette race », conclut M. Tremblay.

Râto était de l'activité

LES CITOYENS CHARMÉS

La clinique offerte à Saint-Honoré a littéralement charmé les citoyens, alors que Saint-Honoré a relevé un audacieux défi en micropuçant 877 animaux en moins de dix heures.

À peine débarqués de leur voiture, les gens étaient accueillis par des intervenantes en comportements canins de Saint-Honoré, dont Emmanuelle Fournier-Chouinard, du Centre Humanimal,et Véronique Boivin, du centre Vie de Chien. Les deux femmes, accompagnées d’une escouade canine, donnaient quelques directives pour assurer la sécurité. Par prévention, on ne permettait pas de contact entre les chiens. Les propriétaires de chats étaient dirigés vers une entrée complètement indépendante de celle des chiens pour diminuer tout facteur de stress.

À l’intérieur du Centre récréatif, de spacieuses salles d’attente, quatre postes d’implantation pour chiens et deux postes pour les chats avaient été installés. On dénombrait aussi plusieurs aires d’apaisement pour les animaux trop anxieux. « Tout est fait dans le but de stresser le moins possible les animaux », mentionne Valérie Roy, qui possède le commerce de toilettage La Belle et la Bête. 

Mme Valérie accueillait les clients et démystifiait le rôle de la micropuce qu’on s’apprêtait à implanter entre les omoplates de leur animal. 

Au bout du compte, avec l’alléchante nourriture offerte par les bénévoles, la plupart des animaux ont vécu un moment positif ! 

D’ici 2020, la totalité des chiens et des chats sur le territoire de Saint-Honoré devront être munis d’une micropuce. La prochaine clinique aura lieu cet automne. Pour en savoir plus, visitez le site Internet de la ville au www.ville.sthonore.qc.ca.