Le président de la Commission des finances de Saguenay, Michel Potvin, entend réclamer une baisse salariale des conseillers, en réponse au rejet du budget

Michel Potvin veut couper le salaire des conseillers

Michel Potvin, président de la Commission des finances de Saguenay, a l’intention d’agir afin de répondre à la demande des conseillers qui ont voté contre le budget 2020 en réclamant une diminution de la dette municipale. Sa première action : réclamer une baisse de salaire de 10 000 $ par conseiller.

« Il faut être conséquents. Maintenant, donnez l’exemple, mes amis ! Je vais suggérer une coupe du salaire des conseillers de 10 000 $. Personne sur la planète ne va m’arrêter. [...] Ça se joue à deux cette game-là. S’ils veulent que la dette diminue, il faut être responsables. »

Michel Potvin assure qu’il n’est pas en colère, mais il ne digère pas le rejet du budget de Saguenay par les 11 conseillers indépendants. « Je ne suis pas en colère, j’essaie de me modérer. Mais c’est très désagréable. Je travaille avec des collègues. Je leur ai parlé en fin de semaine et ils ne m’ont jamais dit qu’ils allaient bloquer le budget. Ils se sont réunis en catimini dans un sous-sol comme si on était de la pourriture. Ils auraient voulu me donner un coup de masse sur la tête qu’ils n’auraient pu faire mieux. »

Michel Potvin ne comprend pas pourquoi les conseillers indépendants revendiquent une baisse de la dette tout en s’opposant à certaines propositions qui permettraient de réduire les dépenses. « Par exemple, on a 11 arénas couverts. On est ceux qui en ont le plus au Québec par nombre d’habitants. Le pavillon de l’Agriculture a besoin de rénovations. Ça coûterait 5 M$ pour la glace. J’ai proposé de laisser tomber et d’en faire un entrepôt. Au dernier conseil, les indépendants ont tous voté contre. Ça, ce sont les mêmes personnes qui disent qu’il ne faut pas que la dette augmente. Ils disent oui à tous les projets. »

Michel Potvin estime que les conseillers ont mal évalué les conséquences de leur décision. « La technique de mettre une bombe pour résoudre des problèmes, j’ai déjà fait ça moi-même dans le passé. Ça engendre des réussites à court terme, mais des conséquences collatérales à long terme. Les dommages collatéraux ont été mal mesurés. Aujourd’hui, Josée Néron rencontre un investisseur. Qu’est-ce qu’elle va lui dire ? Les effets collatéraux sont sous-estimés ; ça se mesure sur des mois et des années. »

Le président de la Commission des finances de Saguenay assure qu’il voit tout de même du positif dans la situation. « Les conseillers sont tous conscients de la dette. Ils m’ont dit clairement qu’il fallait faire quelque chose. On va le faire. Et je pense que ça va se régler pour le 30 décembre. »