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Michel Potvin
Michel Potvin

Michel Potvin sur la STS : «La continuité n’est plus une option»

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
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Michel Potvin, conseiller municipal et président du comité des finances, s’indigne devant la décision de la Société de transport du Saguenay (STS) de maintenir l’intégralité des services en soirée, même en période de couvre-feu.

Près de 25 autobus circulent après 20h sur tout le territoire de la ville, pour suivre les trajets qui vont dans les quartiers résidentiels, les rangs et les artères principales, alors que le nombre d’usagers est à son plus bas. L’organisation, rappelons-le, reçoit 13 millions $ des coffres de la ville pour un budget d’environ 27 millions $ par année. Un budget qui doit être revu à la baisse, croit M. Potvin, qui souhaite en faire un enjeu électoral.

« La continuité n’est plus une option », insiste celui qui n’a toujours pas décidé s’il se présentait comme indépendant à la mairie ou s’il allait appuyer un candidat.

« Il faut que ce sujet devienne un enjeu et on doit entendre tous les candidats sur ce point. Je ne dis pas que j’ai la solution parfaite, mais on doit en trouver. Parce que ça ne peut pas continuer comme ça. »

Selon les informations de ce dernier, la STS compte 4500 usagers, dont plus de la moitié sont des étudiants. En calculant seulement la part de la ville, soit 13 millions $, le coût par usager monte à plus de 2800 $ par année. Québec et Ottawa payent également une bonne partie de la facture.

« À ce prix-là, on va leur payer un char à ces gens! », image M. Potvin.

En se comparant aux autres villes, le coût du service n’est pas plus élevé à Saguenay si on se base sur la population totale, admet le conseiller qui a récemment quitté l’Équipe du renouveau démocratique. Il faut toutefois nuancer cette information, pointe-t-il.

« C’est vrai que ça ne coûte pas plus cher qu’ailleurs. Mais la différence, c’est qu’ailleurs, les autobus ne sont pas vides comme ici. » Ce dernier croit que des trajets doivent être repensés pour optimiser les opérations et cesser de servir certains quartiers où les usagers ne se comptent que sur les doigts d’une main.

Près de 85% du budget de la STS est assuré par des subventions de la ville et des gouvernements. Les déficits sont toutefois sous la responsabilité de la Ville. « Notre part, à la ville, monte chaque année. Dans 10 ans, ça va être 25 millions $. Il faut arrêter de penser qu’on est comme Montréal et Québec. On nous dit qu’on fait plus de kilomètres, car les subventions viennent avec. Mais c’est nous, à la ville, qui devons compenser et en mettre plus. »

« Je pense qu’on pourrait couper deux ou trois millions $ par année. Cet argent serait investi pour le développement économique. On n’est pas riche et on en a besoin », propose-t-il, espérant que d’autres élus se penchent sur les finances et les choix de la STS.