Le conseiller municipal Michel Potvin convient que les investissements récents à Saguenay ne sont pas spectaculaires, mais il ajoute qu’ils sont nécessaires.
Le conseiller municipal Michel Potvin convient que les investissements récents à Saguenay ne sont pas spectaculaires, mais il ajoute qu’ils sont nécessaires.

Michel Potvin pas impressionné par l'analyse de Serge Simard

Le président du comité des finances de la Ville de Saguenay et conseiller municipal Michel Potvin estime qu’il n’a aucune leçon à recevoir de l’ex-député et conseiller municipal Serge Simard quant à la nature des investissements réalisés sous l’administration Néron.

Les allégations de Serge Simard sur la «visibilité des investissements municipaux» constituent, selon Michel Potvin, une très mauvaise analyse de la véritable situation à la ville. Certes, assure le conseiller, ce ne sont pas des investissements éclatants, mais ce sont des investissements réalisés pour remettre en ordre des infrastructures abandonnées pendant plus de dix ans par le régime de Jean Tremblay.

«Avec la quatrième année de mandat, nous avons investi 80 M$ dans l’entretien du réseau routier, qui a été oublié par l’administration Tremblay à l’époque où Serge Simard était à la table. C’est quand même majeur comme investissement, 80 M$ dans les routes», insiste Michel Potvin.

Il enchaîne avec le projet de modernisation de l’usine de traitement de l’eau du secteur Arvida. L’exemple de cette usine, reprend le conseiller, traduit à lui seul la gestion irresponsable des infrastructures municipales après la fusion.

«Nous faisons les plans et devis pour réaliser le projet de 25 M$ pour l’usine. Cette infrastructure a 83 ans cette année. Il y a dix ans, sous l’époque du maire Tremblay, la même usine avait quand même 73 ans. C’est certain que ce n’est pas spectaculaire, un investissement dans une infrastructure comme une usine de traitement d’eau, mais il s’agit d’une infrastructure névralgique pour répondre à nos obligations. C’était la façon de faire, de tout laisser aller dans les infrastructures sans se soucier de l’avenir, principalement pour ce que les citoyens ne voient pas», reprend le président du comité des finances.

Ce dernier estime que le leg de l’administration Tremblay a été particulièrement lourd pour le service de la dette. De 2007 à 2017, la dette municipale de Saguenay a explosé pour passer de 145 à 400 M$. Le problème réside dans la façon dont cette dette a été constituée. Selon l’analyse, le service de la dette de la ville comprend une somme de plus ou moins 150 M$ qui représentent des emprunts pour financer l’épicerie.

«En plus du rattrapage dans les investissements, nous avons réussi à pratiquement éliminer les emprunts pour payer les dépenses courantes. C’était toute une gestion de finance, la réparation d’une pompe sur une période de 15 ans. Il suffit de penser aux stations de pompage du système d’épuration des eaux qui ne répondent plus à la capacité depuis des années et rien n’a été fait.»

Malgré les investissements nécessaires pour reprendre le retard dans les infrastructures, Michel Potvin fait état des investissements qui seront réalisés dans les prochains mois avec le centre multisport à Jonquière, les infrastructures de service pour la zone industrialo-portuaire de Grande-Anse ainsi que la réfection de l’aéroport de Bagotville. Il rappelle par la même occasion au politicien à la retraite le contexte actuel, qui est en un de pandémie.

Michel Potvin attire l’attention sur ce que fait Promotion Saguenay en ce moment pour soutenir les PME et les commerçants dans la pandémie avec un plan de six actions qui visent à permettre à ces entrepreneurs de sortir la tête de l’eau. Promotion Saguenay entreprendra également un virage vers le développement des nouvelles économies. «Peut-être que nous ne sommes pas tous des premiers de classe comme on semble vouloir le laisser entendre, mais nous ne sommes pas des imbéciles pour autant. Nous avons fait le ménage dans l’administration afin de reprendre le contrôle des infrastructures», a conclu Michel Potvin.