Le Chicoutimien Michel Girard a été arrêté le 1er janvier pour une 11e conduite avec les facultés affaiblies.

Michel Girard réclame une enquête préliminaire

Le Chicoutimien Michel Girard, arrêté le 1er janvier pour une 11e conduite avec les facultés affaiblies, renonce à son enquête de remise en liberté pour le moment. Il demande plutôt la tenue d'une enquête préliminaire afin de se faire une meilleure idée de la preuve détenue par le Directeur des poursuites criminelles et pénales. Celle-ci se déroulera le 9 mars.
Son avocat, Me Olivier Théorêt, précise que l'histoire est assez particulière. Son client a été arrêté à la suite de dénonciations et non pas directement par les policiers de Saguenay au volant de son véhicule.
Une condamnation aura des conséquences importantes, car l'individu possède de nombreux antécédents judiciaires et est soumis à deux interdictions de conduire à vie.
Le jour du Nouvel An, Girard, un individu de 48 ans, a été aperçu par des citoyens une première fois, en début de soirée, alors qu'il semblait en état d'ébriété. Les policiers de Saguenay n'ont pas réussi à le retracer.
Vers 20 h 40, un nouveau signalement a été envoyé à la Sécurité publique de Saguenay. Girard était dénoncé une autre fois. Les agents l'ont retrouvé et l'ont arrêté. L'homme se trouvait à l'intérieur de son domicile et non pas derrière le volant d'un véhicule.
«Avec l'enquête préliminaire, je vais pouvoir en savoir davantage sur la preuve détenue par la Couronne et je vais pouvoir tester la crédibilité des témoins. Ensuite, cela pourrait me donner des informations importantes pour obtenir une remise en liberté de mon client et de l'envoyer en thérapie», mentionne Me Théorêt.
Selon les premières informations fournies, Girard aurait enregistré une alcoolémie trois fois supérieure à la limite permise de .08.
Michel Girard a déjà été condamné pour 10 infractions de conduite avec les facultés affaiblies depuis son passage à l'âge adulte. Ses premiers pas devant la justice remontent à 1993. Les interdictions de conduire à vie ont été prononcées en 2007 et 2011.
À sa dernière frasque en 2011, il avait écopé 48 mois de détention et par le fait même de sa deuxième interdiction de conduire à vie.
La peine maximale pour une conduite avec les facultés affaiblies est de 60 mois (5 ans).
Par contre, il n'est pas impossible que le DPCP puisse demander des peines consécutives si Girard devait être reconnu coupable. Maintenant, si Girard est reconnu coupable de deux accusations de conduite en état d'ébriété et de conduite pendant interdiction, les peines pourraient-elles être consécutives et totaliser plus de 60 mois?