Mgr Rivest prie pour un règlement

Mgr André Rivest souhaite ardemment que les parties impliquées dans le conflit des concessionnaires automobiles au Saguenay-Lac-Saint-Jean retournent à la table des négociations et règlent le dossier le plus rapidement possible.
Évêque du diocèse de Chicoutimi, Mgr Rivest a profité de sa rencontre de début d'année avec les paroissiens pour y aller de ses voeux pour 2014.
Il a surpris bien des gens en y allant d'un commentaire sur le lock-out décrété en février 2013 chez 26 concessionnaires automobiles de la région. Un lock-out qui a jeté 450 mécaniciens et employés de garages à la rue. Depuis ce temps, aucune discussion n'a eu lieu et aucune rencontre n'est prévue à court terme.
«Je sais que je me lance sur un terrain glissant. Mais comment rester insensible à la souffrance de ces employés de garage mis en lock-out il y a bientôt 11 mois?, lance Mgr Rivest. Et sans qu'il y ait le moindre embryon de négociation pour chercher une solution acceptable pour les deux parties.»
«Je ne prends pas position pour un parti ou un autre, c'est très complexe, mais je prends position pour ces gens qui souffrent de la situation. Nous ne sommes plus dans le domaine des économies, des profits ou des conditions de travail, nous sommes dans le domaine humain. Tout près de 450 personnes sont touchées, en plus des familles et des jeunes familles. On dépasse les 1000 personnes qui sont des victimes innocentes. Qui s'occupe d'elles? Comment ne pas faire le voeu que ce conflit se règle le plus rapidement possible?», a poursuivi Mgr André Rivest.
Bien heureux
Président de la Confédération des syndicats démocratiques (CSD), Georges Bouchard se réjouit de voir que des personnalités régionales se prononcent dans ce dossier.
«Je suis bien content d'entendre des gens sur ce conflit. Il y en a qui ont encore la foi. Je vois cette intervention d'un bon oeil», mentionne M. Bouchard.
«Mais nous n'avons toujours pas de rencontres de négociations prévues. Nous sommes toujours prêts à nous asseoir et à discuter d'un projet de convention collective », ajoute-t-il.
D'autre part, Georges Bouchard ne sait pas si les informations entendues récemment ont une parcelle de vérité, mais il cherche à savoir.
«Une rumeur circule depuis quelques jours voulant que des manufacturiers mettent de la pression sur les concessionnaires pour régler le dossier. Mais je n'en sais pas plus pour le moment», se demande le président de la CSD.
Pour sa part, Annie Coulombe, porte-parole de la Corporation des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ne sait pas si l'intervention de monseigneur Rivest peut changer les choses.
« Un conflit n'est pas évident pour qui que ce soit et ce n'est pas une situation agréable », explique-t-elle.
« Il n'y a pas de formule magique. Je ne sais pas si l'intervention de l'évêque peut rapprocher les parties, mais il faut savoir que le discours syndical est le même depuis le début et que ça ne bouge pas. Nous, nous avons besoin de flexibilité », ajoute-t-elle.