Nicole Guay garde précieusement des dizaines de photos de son frère chez elle.

Mgr Guay à la maison le 26 mai

L’évêque de Chicoutimi, René Guay, sera de passage dans son village natal, Saint-Thomas-Didyme, le 26 mai, pour présider une célébration eucharistique à l’église du village.

Monseigneur Guay est devenu une véritable fierté pour les habitants de sa paroisse en étant ordonné évêque du diocèse de Chicoutimi en février. Certains publient des photos et des messages sur les réseaux sociaux pour mentionner qu’ils sont allés à l’école en même temps que lui. 

« Nous, on trouve ça drôle de voir ça. C’est sûr que les gens sont fiers de René. Personne ne pensait qu’il pouvait devenir évêque un jour parce qu’il faisait des missions au Chili », raconte sa sœur Nicole Guay, qui habite maintenant Saint-Félicien.

La famille Guay a été la première du village à obtenir un téléviseur.

« Les gens venaient regarder le hockey chez nous. Mes parents ont toujours été généreux et accueillants. On appelait mon père le père Ovide puisqu’il possédait un magasin général, des autobus scolaires, un magasin de meubles et un service de poste dans les rangs à différentes époques de sa vie », souligne Nicole Guay. 

Aaptée par Jean-Marc Paradis en 1957, à l’occasion de l’ordination de René Guay à Saint-Thomas-Didyme.

« Je porte mon prêtre dans mon ventre »

La mère de Nicole et de René, qui a perdu ses trois premiers fils alors qu’ils étaient en bas âge, a toujours su que René serait prêtre. Elle le disait alors même qu’elle le portait dans son ventre. Celle-ci est décédée il y a trois ans. Elle n’a donc jamais su que son fils avait été ordonné évêque de Chicoutimi. « Elle serait tellement fière de voir où il est rendu. Il se confiait beaucoup à elle. Il lui rendait visite au CHSLD. Elle disait aux gens que René, c’était son petit prêtre. Elle était bien fière de son garçon », lance Nicole Guay. 

Son frère croit que c’est sa mère qui a mis les pièces du casse-tête en place du haut des cieux pour qu’il devienne évêque. 

« C’est vrai qu’il avait de la graine de vocation. Dès l’âge de 4 ans, il nous disait des messes avec des tranches de pain dans sa chambre. Mon père lui avait acheté un petit calice, un petit ciboire et l’ostensoir. Il était très bon. Des fois, soit ma sœur ou moi, on se déguisait en garçon et l’autre en fille, et il nous mariait », se rappelle-t-elle avec le sourire. 

Un horaire chargé

Si Mme Guay est remplie d’une grande fierté à l’égard de son frère, elle trouve difficile de devoir le partager avec tout le monde. L’emploi du temps de Mgr Guay est pour le moins chargé puisqu’il se rend dans les différentes paroisses de son secteur pour aller à la rencontre des gens. 

« Je trouve que j’ai prêté mon frère au diocèse. Moi, je dis que Dieu est partout. René aussi est partout. On ne le voit pas plus que lorsqu’il était au Chili. On le sent plus proche et on se téléphone, mais on le sent très occupé. Je pense toutefois qu’il est heureux dans ses fonctions », assure toutefois Nicole Guay.