Joe-Bastien Jean-Pierre est accusé d’avoir tué sa soeur, Tiffany, le 9 janvier dernier à Opitciwan.

Meurtre d’Opitciwan : l’accusé sera évalué

Joe-Bastien Jean-Pierre, accusé d’avoir assassiné sa sœur Tiffany Jean-Pierre à Opitciwan, est envoyé à l’hôpital afin de subir un examen psychiatrique sur son aptitude à comparaître.

L’individu de 27 ans s’est présenté jeudi matin devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, au Palais de justice de Roberval. Il est accusé de meurtre non prémédité, soit un meurtre au second degré, selon le Code criminel canadien.

Le magistrat a accepté la requête de la défense, d’autant plus que le Directeur des poursuites criminelles et pénales ne s’y est pas opposé.

« J’ai expliqué mes motifs au juge et celui-ci a ordonné que mon client soit vu pour une évaluation sur l’aptitude à comparaître. Ça devrait prendre cinq jours au maximum et M. Jean-Pierre doit revenir au tribunal le 23 janvier pour connaître les conclusions du médecin », a déclaré Me Denis Otis.

Selon le criminaliste, les membres de la famille de l’accusé ont laissé voir qu’il souffrait de problèmes de déficience intellectuelle. Il était aussi confus, ne pouvant dire son âge et ne connaît pas la signification d’un meurtre. 

Il faut se souvenir que le 9 janvier dernier, une femme de 29 ans de la réserve autochtone de la Haute-Mauricie a été retrouvée sans vie après ce qui semble être un drame familial.

À l’arrivée des policiers, ceux-ci ont noté qu’une altercation était survenue et qu’elle s’était mal terminée pour Tiffany Jean-Pierre. 

L’enquête policière est menée par l’unité des crimes contre la personne de la SQ, en collaboration avec le Service de sécurité publique d’Opitciwan, afin d’obtenir toutes les circonstances entourant cette mort.

S’il devait être reconnu coupable, Joe-Bastien Jean-Pierre serait condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération avant dix ans. 

Ce sont des policiers autochtones du Service de la sécurité publique d’Opitciwan qui ont été appelés à se rendre à la résidence de la rue Tcikipnaw, dans le territoire atikamekw situé à peu près à mi-chemin entre Val-d’Or et le Saguenay. Les circonstances de l’affaire ne sont pas encore connues.