Marie-Francine Bienvenue, candidate dans Dubuc, Marcel Lapointe, candidat dans Jonquière, et Pierre Dostie, candidat dans Chicoutimi, ont expliqué comment un gouvernement solidaire mettrait en branle rapidement le processus conduisant à l’indépendance du Québec.

Mettre de l’avant l’indépendance du Québec

Un gouvernement de Québec solidaire (QS) n’hésiterait pas à mettre en branle le processus menant vers l’indépendance du Québec avec la création d’une assemblée constituante dont le mandat serait d’écrire un projet de constitution du futur pays en accord avec toutes les sphères de la société québécoise.

Lors d’un point de presse tenu mardi, les candidats solidaires Marie-Francine Bienvenue, dans Dubuc, Marcel Lapointe, dans Jonquière, et Pierre Dostie, dans Chicoutimi, ont fait valoir la nécessité de réaliser l’indépendance du Québec. Selon eux, la cause environnementale est au coeur du projet au moment où le Canada prend fait et cause pour l’industrie pétrolière en achetant à fort prix un pipeline en Colombie-Britannique. « Notre vision est fondée sur la souveraineté du peuple québécois en discutant d’égal à égal avec les onze nations autochtones qui, elles aussi, rêvent d’avoir plus de souveraineté, de participer au développement économique, d’obtenir des redevances sur les richesses naturelles, d’avoir la reconnaissance des blessures du passé. On ne fait pas l’indépendance pour livrer nos richesses au grand capital », explique M. Dostie.

Dès les premiers mois d’un gouvernement solidaire, une assemblée constituante formée de représentants de toutes les couches de la société, dont les femmes, les jeunes, les régions, les syndicats, les anglophones et les groupes communautaires auraient pour tâche de rédiger une constitution dans un délai de 12 à 18 mois. Le projet serait soumis par la suite à un référendum visant à entériner ou non la nouvelle constitution.

Une telle démarche éviterait des débats portant sur la formulation de longues questions et qui sont mal comprises par les citoyens, a pour sa part affirmé M. Lapointe. Les représentants de QS ont indiqué vouloir éviter des débats portant sur l’élection d’un bon gouvernement, le report de la question nationale, comme l’a fait le Parti québécois. Selon eux, les péquistes aiment bien parler de l’indépendance du Québec, «mais en chuchotant».