Le prochain hiver sera long et froid.

Météo: un hiver plus froid que l’an dernier

L’hiver est pris, bien pris, et il est là pour rester. Et au printemps, prévoit Météomédia, ce sera difficile de s’en débarrasser, parce qu’il sera très froid.

Eh oui ! Comme le dit la chanson de Ferland, il faudra faire du feu dans la cheminée, mais l’hiver ne sera pas à l’envers. On a eu chaud l’été dernier, anormalement chaud, et on aura anormalement froid au cours des trois prochains mois. Il ne faudra même pas compter sur le redoux habituel de janvier. Oui, les températures vont grimper un peu, mais elles partiront de trop bas pour les qualifier de redoux. Le météorologue Guillaume Perron parle plutôt d’un répit qui nous ramènera près des valeurs saisonnières ; peut-être légèrement au-dessus, si on est chanceux.

Habituellement, explique M. Perron, la moyenne combinée jour et nuit pour les trois mois d’hiver, décembre, janvier et février, est de -13. La prévision ne va pas jusqu’à donner un chiffre précis, mais ce sera quelques degrés en dessous.

Le nouveau-né

Le météorologue attribue cette prévision à deux facteurs. Le premier, c’est la présence d’El Niño. Habituellement, « Le Nouveau-né » apporte sa masse d’eau chaude sur les côtes de l’Amérique du Sud, amenant une circulation d’air chaud et humide sur l’est de l’Amérique du Nord. Mais cette année, El Niño va se manifester au centre du Pacifique. Donc, son effet se fera sentir plus à l’ouest et ce sont donc les Prairies et la Colombie-Britannique qui auront droit à de l’air plus doux, laissant le froid pour l’Est.

Deuxièmement, vous vous souvenez du vortex polaire qui nous avait gâché deux étés en 2016 et 2017 ? Il sera de retour dans nos latitudes cet hiver, nous emprisonnant sous un dôme d’air froid qui empêchera les dépressions venues du sud de nous apporter un peu de chaleur.

Le vortex polaire se trouve habituellement au nord du Canada, laissant l’air chaud monter jusqu’à nous. Mais quand il fait chaud aux pôles, il s’affaiblit et vient nous hanter plus au sud. Or, on prévoit de l’air chaud en Alaska cet hiver, ouvrant la porte au vortex polaire chez nous.

Précipitations normales

Cet air plus froid sera plus sec. Donc, on ne devrait pas avoir de précipitations au-dessus de la normale cet hiver, soit autour de 320 centimètres. Mais il n’y en aura pas moins non plus, car les météorologues prévoient beaucoup d’activités dans les Maritimes, ce qui pourrait déborder chez nous. Quant aux tempêtes, on en a cinq en moyenne par hiver au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ça devrait être le cas encore cette année.

L’an passé, le début de mars avait été doux et le froid était revenu en force jusqu’à la mi-avril. Cette fois, on aura de la difficulté à se défaire du froid, et le mois du dieu de la guerre sera frisquet. Après, on verra.

Faut-il y voir un effet des changements climatiques ? Guillaume Perron répond que ceux-ci amènent des conditions extrêmes. On peut donc s’attendre à des étés plus chauds et des hivers plus froids.