Des travaux de déboisement ont eu lieu au début du mois de mai sur le futur site de l’usine de transformation de ferrovanadium de Métaux BlackRock.

Métaux BlackRock: les travaux reportés au printemps

Métaux BlackRock retarde la construction de son usine de transformation au port de Grande-Anse, à La Baie. Initialement prévus cet été, les travaux devraient reprendre uniquement au printemps 2020, notamment en raison de « retards dans la clôture de son financement ».

Dans un court communiqué publié en fin de journée vendredi, la compagnie minière a annoncé qu’elle prenait la décision de poursuivre ses activités de construction après la saison hivernale. Elle affirme que les partenaires du projet, qui sont, entre autres, la Ville de Saguenay, Hydro-Québec, Port de Saguenay, Énergir et différents ministères, ont été rencontrés.

Le nouvel échéancier survient trois mois après que Métaux BlackRock ait obtenu le décret du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec pour aller de l’avant vers la construction d’une usine de transformation du concentré de vanadium-titane-magnétite. Le 9 mai, le collègue Denis Villeneuve annonçait que le chantier était bel et bien en branle avec l’arrivée des premières machineries forestières.

L’entreprise Conseillers forestiers Roy a rapidement complété le contrat de déboisement qui lui avait été confié, mais depuis ce temps, aucune autre activité n’a repris sur le site projeté pour l’usine de transformation.

« Métaux BlackRock va continuer à investir afin d’effectuer les travaux qui sont essentiels pour le projet. Ces travaux sont requis en vertu des permis environnementaux et afin de respecter les obligations découlant de ces permis », a décrit la compagnie, dans le communiqué.

BlackRock a confirmé que les travaux reprendront seulement au printemps, se limitant à cet unique commentaire et préférant référer Le Progrès à ce qui a été indiqué dans le communiqué.

Joint par Le Progrès, le directeur général de Port de Saguenay, Carl Laberge, n’a pas paru inquiété par le retard annoncé. Il demeure confiant que le chantier prenne son envol au printemps 2020, ajoutant que le premier échéancier était peut-être agressif. Métaux BlackRock souhaitait débuter les travaux d’excavation, entre autres, durant l’été.

« Ils disent qu’ils vont amorcer la construction au printemps, donc c’est ce qu’on voulait entendre, a mentionné M. Laberge. De notre côté, on est prêts à les recevoir et on comprend qu’ils veulent prendre le temps de bien faire les choses et d’avoir tous les éléments en main avant d’entreprendre la construction. »

Si les terrains sont prêts à Port de Saguenay, des éléments plus techniques restent à compléter, dont la construction de lignes d’Hydro-Québec, l’alimentation en eau et l’aménagement de la conduite de gaz naturel d’Énergir.

« Ces éléments suivent leur cours et on continue à travailler avec BlackRock. On a hâte que ça commence », a ajouté Carl Laberge, réitérant sa confiance envers la compagnie. Il estime qu’un retard du premier échéancier n’est pas inhabituel dans un projet d’envergure comme celui de Métaux BlackRock, estimé à 650 millions de dollars.

« On travaille avec eux depuis 2011 pour la mise en place du projet et ce qu’on voit pour l’instant, c’est qu’on est à quelques mois de commencer une construction, a noté le directeur général de Port de Saguenay. Ils ont la plupart des éléments en main pour finaliser le dossier, dont les différents permis. Ils sont à finaliser leur financement et ils veulent faire les choses comme il faut. »

Métaux BlackRock a rencontré les différents partenaires au cours des derniers jours pour leur expliquer la raison du nouvel échéancier. Le message véhiculé était que rien ne compromettait la concrétisation du projet.