Malgré des horaires bien remplis, Marie-Josée Tremblay (à gauche) et Annie Grandisson (à droite) n’ont pas hésité à s’impliquer à fond dans le club de patinage de vitesse Les Comètes de Chicoutimi où leurs filles Justine Girard et Anna Perron s’épanouissent sur le plan sportif et personnel.
Malgré des horaires bien remplis, Marie-Josée Tremblay (à gauche) et Annie Grandisson (à droite) n’ont pas hésité à s’impliquer à fond dans le club de patinage de vitesse Les Comètes de Chicoutimi où leurs filles Justine Girard et Anna Perron s’épanouissent sur le plan sportif et personnel.

Mères de coeur et d’action

Annie Grandisson et Marie-Josée Tremblay ne connaissaient pas grand-chose au patinage de vitesse avant que leur fille respective n’ait la piqûre pour ce sport. Femmes de cœur et d’action, ces mères à l’horaire déjà bien rempli n’ont pas hésité à s’impliquer rapidement dans le club des Comètes de Chicoutimi où elles ont trouvé «une deuxième famille» avec qui partager de belles valeurs à transmettre pour l’épanouissement des jeunes. À quelques heures de la fête des Mères, il est bon de souligner le dévouement de ces mamans, mais aussi de tous ces parents qui font la richesse de toute organisation.

S'ÉPANOUIR DANS LE PLAISIR

Marie-Josée Tremblay n’est pas une sportive de nature. Elle, son bonheur, c’est d’aider les enfants à s’épanouir. Il y a quatre ans, sa fille cadette, Justine Girard, a eu le coup de foudre pour les longues lames.

«Elle m’a amenée à découvrir ce sport que je ne connaissais que par les Jeux olympiques. On a commencé à l’école de patin, toujours avec l’objectif de faire du patinage de vitesse. On a gravi les échelons et elle est maintenant en interrégional», raconte celle qui est responsable de l’école de patin depuis trois ans au sein du club des Comètes de Chicoutimi.

Éducatrice à la petite enfance en milieu familial, Marie-Josée Tremblay a pu mettre à contribution son amour pour les enfants et son entregent dès son arrivée au club. «Je suis une maman qui adore suivre les enfants. J’ai regardé comment ça se passait dans l’organisation, si ça correspondait à mes valeurs, et j’ai vu que tout se faisait dans le plaisir», relate celle qui s’est impliquée dans l’école de patin dès la première année en tant qu’assistante.

Dès l’année suivante, elle a pris en charge l’école, qui est vite devenue un engagement familial. Sa fille aspirait à devenir entraîneuse et depuis deux ans, elle prend plaisir à faire progresser les jeunes de l’école. Même sa grande sœur, Roxane-Émilie, est mise à contribution. Sociable et enjouée, celle-ci divertit les frères et sœurs des patineurs pendant les cours et entraînements.

«C’est comme une famille», assure Marie-Josée Tremblay qui se retrouve au Centre Georges-Vézina six fois semaine pour l’école de patin (mardi et dimanche) et les entraînements de Justine. «C’est notre deuxième maison», lance la dynamique maman qui a développé de beaux liens avec les patineurs et entraîneurs. «Ce sont tous de beaux jeunes. On leur montre à vivre, à grandir et à devenir des citoyens responsables, engagés et autonomes.»

À ses yeux, le club et le sport sont une excellente école de vie où les jeunes font l’apprentissage de l’autonomie, de la rigueur et du sens des responsabilités. Ils apprennent à s’impliquer, à travailler en groupe, à aider les plus petits et à être conciliants.

Des valeurs chères au cœur de la dévouée bénévole qui s’occupe de plus de 100 jeunes à l’école de patin et compose avec les quelque 300 parents qui les accompagnent. «Les valeurs du club, c’est que tout se fait dans le plaisir. Ce sont des jeunes passionnés, autonomes et impliqués. C’est vraiment beaucoup d’ouvrage, admet-elle, mais il faut gérer ça avec un côté humain. C’est une belle école de vie pour tout le monde!»

Elle est à la fois heureuse et fière de voir Justine s’épanouir dans un milieu où elle est en mesure de se développer sur le plan personnel et sportif. Et en plus des liens tissés avec ses coéquipiers et des nombreuses heures passées sur la glace, sa fille termine une première année au programme d’éducation internationale (PEI) à Charles-Gravel, suivant ainsi les traces de sa sœur aînée.

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S'IMPLIQUER DE L'EAU À LA GLACE

Nageuse longue distance émérite, Annie Grandisson a réussi la difficile Traversée internationale du lac Saint-Jean à huit reprises entre 1987 et 1995, que ce soit sur 32 km, les deux premières années, ou 40 km par la suite. Si la Saguenéenne s’est distinguée en eau libre, c’est sur l’eau glacée de la patinoire olympique du Centre Georges-Vézina que sa fille, Anna Perron, a trouvé sa voie depuis trois ans.

Annie Grandisson n’a pas hésité à plonger rapidement dans l’aventure bénévole du club, elle qui, dès la deuxième année, s’est retrouvée à la présidence de l’organisation. «Ce n’était pas le plan», rigole celle qui a suivi l’exemple de ses parents, Julien Grandisson et Lisette Gobeil.

«Ma mère a fait la même chose avec moi. Elle a été présidente du Club de natation de Chicoutimi pendant plusieurs années. C’est l’exemple que j’ai eu. J’ai fait de la natation pendant 13 ans et mes parents ont toujours été très présents dans ma carrière. Pour moi et mon conjoint, Dave Perron, on trouvait ça important d’être proche de notre enfant quand elle fait ses apprentissages.» 

Anna a eu un coup de cœur pour les longues lames en assistant avec sa mère à un entraînement de l’élite régionale du Centre Marc Gagnon après un cours à l’école de patin. «Quand elle a vu ça, elle m’a dit: ‘‘C’est ce que je veux faire!’’ J’ai vu l’étincelle dans ses yeux et je me suis dit que comme mère, j’allais l’accompagner dans ses passions», raconte-t-elle.

«Le sport est tellement une belle école et le patinage de vitesse, c’est vraiment un sport sain. Tu as le côté individuel, mais en même temps, le volet en équipe où elle apprend à travailler avec les autres, à suivre les règles et les plans. C’est un sport très complet au niveau social et développement de l’enfant.»  

Ayant elle-même été une sportive de haut niveau, Annie Grandisson sait parfaitement le rôle qu’elle souhaite jouer auprès de sa fille. «Ce n’est pas le même sport, mais la façon dont tu l’abordes et le vis, ça se rejoint», fait-elle valoir.

«Mon rôle est de l’accompagner et de lui donner les outils dont elle a besoin pour être capable de performer et faire ce qu’elle a à faire. Je ne suis pas un coach de patins, je suis là pour la soutenir si elle vit des stress avant une compétition, quand elle est déçue, etc.»  

Quant à son implication dans le club, Annie Grandisson avoue qu’elle n’avait pas prévu se retrouver aussi vite à la présidence, même si elle est habituée, de par son travail, à organiser et à structurer. Mais c’est aussi l’équipe de dévoués parents bénévoles qui a fait qu’elle s’est lancée malgré sa méconnaissance du sport.

«Il y avait vraiment de bons bénévoles très engagés. C’est du monde qui se donne entièrement, mais ils avaient besoin de quelqu’un pour coordonner les efforts de chacun», explique celle qui y a trouvé une deuxième famille.

«C’est incroyable le nombre d’heures qui est donné par des parents [malgré un emploi du temps chargé]. Au niveau du CA, c’est vraiment phénoménal comme engagement. [...] On est vraiment chanceux d’avoir des parents si engagés. Ils s’investissent avec leurs enfants. Et si tu as besoin de quelque chose, il y a toujours quelqu’un qui va s’offrir!»

Au sein du club, elle retrouve aussi des valeurs qu’elle souhaite transmettre à sa fille: être capable de se dépasser dans quelque chose en quoi elle croit, avoir du respect et de la collaboration entre les personnes, tout en cultivant sa persévérance et sa détermination.