Frédéric Morin, à droite, a acheté le restaurant Chez Joachim de Raymond Gagné, qui souhaitait vendre pour prendre sa retraite.

Même goût, nouvelle couleur

Un jeune entrepreneur de 24 ans, Frédéric Morin, donnera une seconde vie au restaurant Chez Joachim, situé sur la rue Price, à Chicoutimi. L’établissement, reconnu pour ses hot dogs, sa poutine et sa pizza, est présent dans le paysage du centre-ville depuis plus de 30 ans.

Lorsqu’il a appris que le propriétaire, Raymond Gagné, souhaitait vendre pour prendre sa retraite, Frédéric Morin s’est emballé. Le jeune homme, qui avait envie de se lancer dans le domaine des affaires, y a vu une réelle opportunité. Après avoir reçu quelques conseils de ses parents, tous deux entrepreneurs (sa mère, Catherine Morissette, est la mairesse de Saint-David-de-Falardeau), il s’est tourné vers Promotion Saguenay en novembre dernier. La branche de développement économique de la Ville l’a aidé à ficeler son plan d’affaires et l’a dirigé « vers les bonnes portes ». Frédéric Morin a donc pu présenter une offre d’achat au propriétaire, qui l’a acceptée. La transaction a été officialisée jeudi. Pour la petite histoire, Frédéric Morin est le petit-fils du fondateur du restaurant La Bonne Patate de Chicoutimi-Nord. La famille n’a cependant plus de lien avec l’entreprise. 

Pour le nouveau proprio, le printemps s’ouvre donc sous le signe de la fébrilité et des nouveaux projets. Il veut apporter sa touche personnelle au commerce, tout en conservant les recettes qui font sa renommée depuis plus de trois décennies.

« Le bon hot dog steamé qu’on retrouve chez Joachim, la sauce à poutine et la pizza qui n’a rien à envier aux autres pizzérias, par exemple, vont rester. Le goût de Joachim sera toujours présent. Le fonctionnement va changer un peu, mais les recettes vont demeurer », assure le jeune propriétaire.

Dès la signature du contrat notarié, Frédéric Morin s’est empressé de rassurer les employés. Tout le monde conserve sa place au resto et le patron a l’intention de mener la barque dans un esprit de continuité, en y imprégnant son style et sa couleur. La gérante du restaurant, en poste depuis 26 ans, conserve donc son rôle. Frédéric Morin veillera avec elle aux opérations quotidiennes du casse-croûte. 

Déjeuners

Des déjeuners s’ajouteront bientôt au menu de Chez Joachim, ce qui permettra d’élargir le bassin de clientèle. À ce chapitre, Frédéric Morin s’empresse de dire que bien que le restaurant se trouve dans un secteur moins bien nanti du centre-ville, « il n’y a pas de classe sociale pour savourer un bon hot dog et une bonne poutine ». 

« On voit autant la clientèle du centre-ville que des monsieurs en complet et cravate qui viennent s’acheter à souper », note-t-il. 

Le jeune entrepreneur convient que l’acquisition de l’établissement représente une étape importante de sa vie. Ces balbutiements dans le monde des affaires lui serviront probablement de tremplin vers un projet à plus grande échelle. Frédéric Morin aimerait d’ailleurs s’inspirer du cheminement de son prédécesseur, propriétaire de plusieurs bâtisses, pour faire sa marque dans l’immobilier. En attendant, il sera bien occupé à insuffler un vent de jeunesse Chez Joachim en y apportant un peu du sien, le tout dans le respect des traditions qui ont permis au restaurant de faire sa marque au fil des ans.