Le président de la commission des Finances, Michel Potvin, et le président de la commission des Travaux publics, Michel Tremblay, ont livré les modalités de l’octroi d’une partie des contrats d’asphaltage à Chicoutimi et Jonquière.

Même budget, moins d’asphalte

Les contribuables de Saguenay vont en avoir moins pour leur argent avec la décision de la Ville de reprendre les appels d’offres pour l’asphaltage des rues connectrices et des petites rues, en plus de coupes dans les projets de Jonquière et Chicoutimi, de façon à respecter l’enveloppe dédiée à ces travaux dans le budget 2019.

Le président de la commission des Travaux publics, immeubles et génie, Michel Tremblay, et le président de la commission des Finances, Michel Potvin, ont admis que la saga des contrats d’asphaltage ne constituait pas une victoire pour la Ville. « Les entreprises sont informées. Nous allons accorder 77 % des budgets pour 84 % des contrats pour les connectrices. Pour les petites rues, nous allons retourner en appel d’offres et possiblement donner jusqu’en 2020 pour faire les contrats », a dans un premier temps expliqué Michel Tremblay.

Le président de l’arrondissement de Chicoutimi a ajouté une nouvelle information dans cette saga. Les services techniques avaient évalué le coût du contrat des connectrices dans Chicoutimi et Jonquière à 7,6 M $. La première soumission d’Inter-Cité est sortie à 9,6 M $. 

Selon Michel Tremblay, dès qu’un contrat dépasse 9 M $, l’affichage doit durer quatre semaines, alors que la Ville avait choisi de publier les appels d’offres deux semaines seulement avant l’ouverture des soumissions.

Cette affaire amènera Saguenay à changer de stratégie pour les travaux d’asphaltage. Elle optera pour des projets plus longs afin de limiter les travaux sur des bouts de rue. Selon Michel Potvin, les contrats de bordure et trottoirs seront retirés des projets d’asphaltage. « Comme il semble que les entreprises d’asphaltage n’aiment pas les trottoirs et les bordures, on va s’arranger pour les faire en régie. »

Les conseillers municipaux refusent que l’on utilise l’augmentation du prix du bitume pour justifier l’augmentation des prix entre 2018 et 2019. Ils mentionnent que les services municipaux, dans l’évaluation des coûts, avaient déjà appliqué une augmentation importante des coûts, qui a été largement dépassée dans les prix déposés par les entreprises.

Michel Potvin estime que pour le contrat des connectrices dans Chicoutimi et Jonquière, la perte pour la Ville, en tenant compte des nouveaux prix et de l’exclusion des bordures et trottoirs, est de l’ordre d’approximativement 700 000 $. Les conseillers ont d’autre part admis que l’augmentation des coûts pour l’asphaltage avait été constatée ailleurs au Québec.

Saguenay devait réaliser des travaux sur une distance de 40 kilomètres de chaussée, comme le stipulait l’engagement de la mairesse Josée Néron en campagne électorale. Les problèmes dans les appels d’offres vont faire en sorte que la Ville va diminuer de deux kilomètres les travaux de pavage sur le projet initial. Les travaux réalisés dans les rangs en régie sont exécutés selon le plan initial.

Le contrat dans Chicoutimi sera accordé à Pavex, même si cette entreprise est la seule à avoir déposé une soumission. Le conseiller Michel Tremblay affirme qu’il faut aller de l’avant. Il faut rappeler que pour le projet de Jonquière, Pavex a déposé une soumission d’un million de dollars de plus qu’Inter-Cité sur un projet de 4,8 M $. Pour les conseillers, cette situation ne signifie pas que Saguenay va payer beaucoup trop cher pour le contrat adjugé à Pavex dans l’arrondissement Chicoutimi alors que l’entreprise est la seule soumissionnaire.

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DOMINIC GAGNON EXIGE LA DÉMISSION DE MICHEL TREMBLAY

(Stéphane Bouchard) — Le chef d’Alliance Saguenay (AS), Dominic Gagnon, qualifie de « scandale de l’asphalte » la gestion du dossier des appels d’offres pour le pavage des rues de Saguenay et pointe la mairesse Josée Néron et le conseiller Michel Tremblay du doigt pour leur « improvisation ». Il demande que ce dernier démissionne de son poste de président de la commission des Travaux publics.

Dominic Gagnon dénonce « l’incompétence de l’administration Néron » et se questionne sur le fait qu’aucun contrat d’asphaltage n’ait été accordé à la mi-juillet.

« Il s’agit d’une erreur de planification monumentale qui va coûter des millions de dollars en trop aux payeurs de taxes. Sans compter que les bordures ont été exclues de l’appel d’offres. Encore une fois, ce sont les citoyens et citoyennes de Saguenay qui feront les frais », déclare le chef d’AS, par voie de communiqué.

Dominic Gagnon rappelle que la réfection de 40 km par année était un engagement de la mairesse Néron en campagne électorale.