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Pour Myriam Lapointe, la médaille d’argent du Gouverneur général est une récompense pour tous les efforts mis dans ses études.
Pour Myriam Lapointe, la médaille d’argent du Gouverneur général est une récompense pour tous les efforts mis dans ses études.

Médaille du Gouverneur général: une récompense pour tout le travail accompli

Myriam Arsenault
Myriam Arsenault
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
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Myriam Lapointe, qui s’est démarquée parmi les étudiants de premier cycle, a reçu la médaille d’argent du Gouverneur général. Cette médaille est remise à l’étudiant qui obtient les meilleurs résultats dans un programme d’études conduisant au baccalauréat.

La jeune femme de Jonquière étudie au baccalauréat en génie civil. Elle est présentement entre sa troisième et sa quatrième année au programme.

Myriam ne décrit pas son parcours comme un cheminement ordinaire. « Je n’ai jamais vraiment su ce que je voulais faire dans la vie. J’étais comme bonne dans tout, mais je n’avais pas de passion dans rien », affirme-t-elle en riant, lors d’un entretien par visioconférence avec Le Progrès .

D’abord inscrite dans un baccalauréat en droit simultané avec une maîtrise en biologie à l’Université de Sherbrooke, Myriam n’a pas trouvé ce qu’elle cherchait. Elle a ensuite essayé le certificat en kinésiologie de l’UQAC, ce qui ne l’a pas non plus allumée.

En fréquentant cette école, l’étudiante de 25 ans avait remarqué le dynamisme des étudiants en génie, lesquels semblaient souvent s’amuser et très soudés, ce qu’elle n’avait pas connu dans ses expériences scolaires précédentes. C’est ce qui l’a poussé à s’inscrire.

Des difficultés en physique, qu’elle avait connues au cégep, la faisaient quand même hésiter à se lancer, mais heureusement, tout s’est bien déroulé jusqu’à maintenant. « J’avais une certaine peur de ne pas comprendre et que je ne sois pas capable de suivre. J’ai travaillé vraiment fort et, au final, je me rends compte que c’était peut-être plus un manque de motivation qu’un manque de compréhension », admet celle qui s’est démarquée par l’excellence de son dossier académique.

Pour se qualifier pour le prix, Myriam a dû procéder à la rédaction d’un essai sur son domaine. Elle a traité entre autres du fait d’être une femme dans ce milieu plus masculin. Elle avoue qu’elle aimerait voir plus d’initiatives qui encouragent les jeunes filles à s’intéresser aux sciences et aux métiers considérés plus masculins, tandis qu’elle a remarqué la minorité de femmes dans certains milieux de travail, comme les chantiers ou même lors de certains cours. Elle aimerait que les jeunes filles soient plus impliquées dans les activités de type manuel dans les écoles, dès leur jeune âge, afin de combler plus tard l’écart entre les sexes dans ces milieux professionnels.

Myriam était très contente d’être choisie pour la médaille du gouverneur général. « C’est une belle reconnaissance. J’ai souvent de l’inquiétude et du stress par rapport à mes études. Ce n’est pas quelque chose que je veux nécessairement, mais je suis une personne pour qui la performance est assez importante. Donc, ça fait du bien de savoir qu’au moins, tous les efforts que j’ai mis, ça finit par payer et que c’est reconnu », se réjouit-elle.

Quand Myriam pense à l’avenir, elle ne sait pas encore ce qu’elle fera. Quand elle terminera son baccalauréat, elle regardera les opportunités qui s’offrent à elle, tant aux cycles supérieurs que sur le marché du travail. Elle cherche encore sa voie dans le monde du génie, alors qu’elle aime tout, mais qu’elle n’a pas encore trouvé ce qui la passionnait complètement à travers la foule de débouchées qu’offrira son diplôme.