Manon Massé a rencontré Clifford Moar, le chef de Mashteuiatsh, dans le cadre de sa tournée des Premières Nations du Québec, jeudi.

Massé à Mashteuiatsh

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a décidé d’entamer sa tournée panquébécoise des communautés autochtones de la province, qui s’échelonnera sur quatre ans, à Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean, dans le cadre du Grand rassemblement des Premières Nations, qui se tiendra du 12 au 14 juillet.

« Je veux aller à la rencontre des communautés pour commencer à discuter et à réfléchir ensemble », a-t-elle déclaré, après sa rencontre avec le chef de Mashteuiatsh, Clifford Moar, qu’elle a décrit comme un être généreux d’enseignement.

Cet échange lui a notamment permis d’en apprendre davantage sur la négociation en cours entre les Ilnus et les gouvernements provincial et fédéral, dans le but de parapher un traité moderne régissant l’utilisation du territoire et la reconnaissance des droits ancestraux. « Je suis contente d’apprendre que les négociations continuent, parce que je pensais que c’était mort », dit-elle, en soulignant que les Ilnus croient encore, malgré de très longs délais, être en mesure de s’entendre avec les différents paliers de gouvernement.

Au cours des quatre prochaines années, Manon Massé compte faire une tournée des 11 Premières Nations du Québec, et Mashteuiatsh est son premier arrêt. Cette tournée lui permettra de remplir trois importants objectifs, a-t-elle expliqué. « Je veux être en mode écoute parce que plusieurs communautés sentent souvent qu’elles ne sont pas bien entendues. De plus, je veux qu’on parle de la crise climatique, car c’est un défi commun que l’on doit relever ensemble. Finalement, je veux discuter de l’autodétermination des peuples pour commencer les échanges avant que l’on prenne le pouvoir. »

Manon Massé a également souligné que Québec solidaire reconnaît la déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones. « On reconnaît que les Premières Nations du Québec sont des nations qui existent à part entière, et qu’ils ont des droits ancestraux que l’on doit respecter, a-t-elle ajouté. Concrètement, ça veut dire que, d’entrée de jeu, notre parti politique souhaite travailler main dans la main pour assurer l’autodétermination des peuples, si tel est leur désir. Par exemple, on souhaite reconnaître les 11 langues autochtones sur le territoire et favoriser l’apprentissage de ces langues, car c’est un aspect clé de la culture. C’est une richesse. »

En bref, Manon Massé estime que Québec solidaire répond aux demandes historiques des communautés autochtones. Pour mieux connaître les différentes réalités et revendications des communautés, elle souhaite aller à leur rencontre au cours de ce mandat. Et elle ne souhaite pas rencontrer seulement les chefs et les élus politiques. C’est pourquoi elle participera au Grand rassemblement des Premières Nations, le pow-wow de Mashteuiatsh, qui se tiendra au cours de la prochaine fin de semaine.

Au mois d’août, elle s’envolera pour Kuujjuaq où elle compte passer une semaine dans le cadre du festival JAMfest, en allant à la rencontre des gens. Elle prévoit également des visites dans les communautés micmaques et anishnabe à l’automne.