«Derrière chaque grande femme se cache un grand homme», a dit Normand Vaillancourt à propos de son père, Jean (photo).

Marthe Asselin-Vaillancourt portée à son dernier repos

Les funérailles de Mme Marthe Asselin-Vaillancourt ont été célébrées samedi devant environ 150 personnes à l’église Saint-Mathias d’Arvida. «Ma grand-mère, cette femme unique, a réussi à changer la vie d’un nombre incalculable de personnes. On connaît son oeuvre, mais pas toute sa portée», a affirmé avec justesse son petit-fils Charles.

Marthe Asselin-Vaillancourt est décédée à l’hôpital de Jonquière le 26 février. Elle a eu recours à l’aide médicale à mourir.
«Marthe va avoir laissé au Québec et à travers tout le Canada des traces qui resteront. Le CAVAC, c’est Marthe. Elle a laissé sa marque. Elle avait la force et le courage de ses opinions. C’est important de lui rendre hommage», a affirmé Jeanne Blackburn, qui a été députée de Chicoutimi de 1985 à 1998.
Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, et l’ancien maire et ex-député de Jonquière, Francis Dufour, étaient également présents. Étonnamment, aucun élu du conseil municipal de Saguenay n’était sur place. La députée fédérale de Jonquière, Karine Trudel, n’a pas non plus assisté à la célébration.
Marthe Asselin-Vaillancourt est membre de l’Ordre du Canada depuis 2011. Elle a été élue au Conseil de l’Ordre national du Québec. En 1996, elle a reçu le Prix de la justice du Québec. Un an plus tôt, elle avait reçu le Prix du gouverneur général. Elle est la fondatrice du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels.
«Il est clair pour moi qui faudra honorer la mémoire de Mme Asselin Vaillancourt. Il n’y a pas beaucoup de bâtiments au Saguenay qui portent le nom d’une femme, a remarqué le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault. Mme Asselin Vaillancourt a eu un rôle déterminant dans notre société, entre autres pour la lutte contre la violence faite aux femmes.»


Francis Dufour parle d’elle comme d’une femme qui a marqué son temps. «Prendre la défense des femmes il y a quarante ans, c’était un gros chantier!», a-t-il résumé.
Une haie d’honneur, majoritairement composée de femmes, a été faite pour la dernière sortie de Mme Asselin-Vaillancourt.

Francis Dufour, Sylvain Gaudreault et Jeanne Blackburn étaient présents.

«Cette semaine, j’ai mesuré l’ampleur de l’action sociale de ma mère», a affirmé sa fille, Maryline, devant les personnes présentes aux funérailles.
«Ma mère, c’était une femme avec une énergie peu commune, enthousiaste, très drôle. Elle a eu un parcours de vie exceptionnel», a rappelé son fils, Normand, qui a également longuement parlé de son père, Jean Vaillancourt, comme étant le plus grand admirateur de Mme Marthe Asselin-Vaillancourt. «Derrière chaque grande femme il y a un grand homme!»
Son beau-frère, Jacques, a résumé la défunte en deux mots: indignation et compassion.
«Si j’avais pu, j’aurais mis tous les drapeaux en berne. Si j’avais pu, j’aurais loué des autobus pour que toutes les femmes qu’elle a aidées viennent ici», a affirmé la directrice générale de la Résidence funéraire du Saguenay, Brigitte Deschênes, lors d’une prise de parole à la fin de la célébration.
Mme Marthe Asselin-Vaillancourt laisse dans le deuil son mari, M. Jean Vaillancourt, ainsi que ses quatre enfants et de nombreux parents et amis.

Mme Marthe Asselin-Vaillancourt laisse dans le deuil son mari, M. Jean Vaillancourt, ainsi que ses quatre enfants et de nombreux parents et amis.