Martel en faveur du projet de terminal maritime

Le député conservateur Richard Martel se prononce en faveur du projet de terminal maritime sur la rive nord du Saguenay.

À cette fin, il a envoyé une lettre à la ministre de l’Environnement et du Changement climatique Catherine McKenna, dans laquelle il répond aux voix discordantes qui commencent à s’élever contre sa construction.

« Comme le projet a d’abord été imaginé pour les besoins d’une mine de phosphate située 200 km au nord de la ville de Saguenay, il est agréable et arrangeant de tirer des conclusions prématurées que le terminal en rive nord ne va répondre qu’au besoin d’un seul client », écrit-il d’entrée de jeu. Or, selon lui, Port Saguenay a la vision d’inclure le projet de ce terminal à l’intérieur de la stratégie maritime et du Plan Nord, alors que sur la rive sud, le terminal de Grande-Anse a d’autres projets pour optimiser son utilisation.

Le représentant de Chicoutimi—Le Fjord à la Chambre des communes et ministre associé du cabinet fantôme responsable de la Défense nationale déplore que quelques groupes et collectifs aient « dénoncé publiquement ce projet structurant qui en est aux dernières étapes de son autorisation », alors qu’il a fait l’objet de nombreuses consultations depuis que Port Saguenay l’a soumis en 2015. « En effet, à la suite d’une étude du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), il a reçu un décret du gouvernement du Québec. De plus, l’Agence canadienne d’évaluation environnementale a conclu dans son rapport provisoire que “compte tenu de l’application des mesures d’atténuation, le projet n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs importants” », écrit le député, ajoutant que la construction d’un pont ferroviaire à Dolbeau-Mistassini n’y change rien puisqu’il n’y a pas de train entre cette municipalité et la mine. Il devra donc y avoir du transport par camion, lequel affecte la qualité du produit.

Pénurie

Rappelant que le Canada doit importer de l’acide phosphorique des États-Unis, Richard Martel ajoute que le projet déborde les frontières du Saguenay puisque la compagnie Arianne Phosphate projette de construire une usine d’acide phosphorique à Belledune au Nouveau-Brunswick.

« Le phosphate d’Arianne Phosphate est aussi un phosphate “‘vert”’. La mine possède un des plus grands fours électriques au monde pour concentrer le minerai tout en étant fournie en électricité par Hydro-Québec. »

Pour M. Martel, il est clair que sans la réalisation du terminal, le projet d’Ariane Phosphate ne pourra pas se réaliser. Toutes les autres options ont été envisagées et le terminal est la seule solution possible pour le promoteur. Rappelons que la ministre doit donner son autorisation au projet au plus tard le 19 octobre 2018.