Mario Simard se présentera à l’investiture du Bloc québécois dans Jonquière-Haut-Saguenay.

Mario Simard tente sa chance avec le Bloc québécois

Après avoir perdu l’investiture du Parti québécois dans Dubuc en août dernier, Mario Simard tentera sa chance avec le Bloc québécois dans la circonscription de Jonquière-Haut-Saguenay.

C’est ce qu’il a annoncé par voie de communiqué mercredi après-midi.

« L’arrivée d’Yves-François Blanchet à la tête du Bloc a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par de nombreux indépendantistes comme moi. Ce renouveau du parti m’a encouragé à participer au Congrès qui s’est tenu à Sorel-Tracy en mars dernier. J’étais également présent lors du passage du chef dans notre région, il y a deux semaines. L’engouement des membres et la mobilisation que j’ai constatés lors de ces activités m’ont convaincu de faire le saut », a déclaré Mario Simard, dans le document transmis aux médias.

Yves-François Blanchet a commenté cette annonce en soirée sur son compte Twitter. «Les choix appartiennent aux membres, mais pour un tout nouveau chef, de telles candidatures sont très enthousiasmantes. Une nouvelle génération s’approprie le Bloc québécois et sa conciliation indépendance-écologie-création de richesse en régions.»

Mario Simard était également l’attaché politique de l’ancien député de Jonquière, Claude Patry.

« L’élection d’octobre prochain nous offrira l’occasion de faire la démonstration que, depuis 2011, notre rapport de force dans la fédération s’est grandement effrité. Pour s’en convaincre, il suffit de penser à la condamnation unanime du projet de loi 21 sur la laïcité par les partis fédéralistes à la Chambre de commune. Il suffit également de penser qu’année après année, nous ne recevons pas notre part des 45 milliards que l’on envoie en impôts à Ottawa pour soutenir nos producteurs agricoles, notre industrie forestière et le secteur de l’aluminium », a-t-il poursuivi.

Lors de l’assemblée d’investiture du PQ dans Dubuc, il avait été battu par Marie-Annick Fortin, ancienne attachée politique de Stéphane Bédard, qui avait récolté 51 % des voix.

Mario Simard est chargé de cours à l’UQAC où il enseigne sans interruption depuis septembre 2005 dans les programmes de science politique et de travail social. Pascal Girard