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Mario Simard.
Mario Simard.

Mario Simard déplore le double discours environnemental des libéraux

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
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Les discours environnementaux du gouvernement Trudeau ne font pas l’unanimité. Le député de Jonquière, Mario Simard, est l’un de ceux qui clament que les libéraux font preuve d’incohérence et qui s’inquiètent d’un double discours.

Le député bloquiste croit que le ministre des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, fait fausse route en rappelant l’importance de soutenir l’industrie pétrolière, alors que le gouvernement prétend s’investir dans la lutte aux changements climatiques, deux éléments qui ne vont pas dans la même direction.

« Ce qui saute aux yeux, c’est qu’il n’y a aucun intérêt pour l’industrie forestière du Québec et les énergies propres au gouvernement. Les libéraux et les conservateurs sont rendus les lobbyistes les plus efficaces au Canada pour défendre l’industrie pétrolière », s’insurge Mario Simard en faisant référence au projet Keystone XL, un projet d’oléoduc reliant l’Alberta et le centre des États-Unis.

« Le ministre O’Regan était de passage vendredi au Comité permanent des ressources naturelles pour rendre des comptes sur l’action gouvernementale. Le ministre a donc profité de l’occasion pour confirmer le soutien indéfectible des libéraux au secteur des énergies fossiles », raconte M. Simard.

Selon le député de Jonquière, cette position est d’autant plus déplorable considérant le fait que les membres du Comité étudient, depuis plusieurs semaines, la relance de l’industrie forestière et son rôle fondamental dans la transition énergétique.

« Lorsque le ministre nous dit qu’il faut à la fois soutenir les hydrocarbures et diminuer notre empreinte carbone, ça frôle l’insulte à l’intelligence. C’est du greenwashing pour ménager une certaine clientèle », poursuit Mario Simard qui rappelle que le gouvernement fédéral avait décrété l’urgence climatique en juin 2019, mais « qu’il n’arrivera même pas à atteindre ses propres cibles environnementales ».

Pour la période de 2017 à 2020, le fédéral a investi 24 milliards $ dans le secteur des hydrocarbures alors que, pour la même période, la part du Québec à l’intérieur de la stratégie forestière compte pour 71,4 M$ par année, dont la grande majorité sous forme de prêts.

Mario Simard déplore que l’argent des Québécois serve à financer « l’une des sources énergétiques les plus polluantes sur la planète. »

« Si le Québec était un pays souverain, cet argent pourrait servir nos propres intérêts. On a tous les outils pour être les champions de l’économie verte et servir d’exemple pour le reste du monde, mais, en ce moment, le Canada freine nos ambitions », conclut l’élu souverainiste.