La professeure Marie-Ève Poitras a été sélectionnée récemment pour diriger la branche québécoise de l'enquête PaRIS
La professeure Marie-Ève Poitras a été sélectionnée récemment pour diriger la branche québécoise de l'enquête PaRIS

Marie-Ève Poitras dirigera la branche québécoise de l’enquête internationale PaRIS

Ismael Raymond
Ismael Raymond
Le Quotidien
Originaire de Saguenay, l’infirmière de formation et professeure à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke a été sélectionnée pour diriger une ambitieuse enquête qui a comme objectif de mesurer les résultats et les expériences des soins de santé reçus par la population afin d’en améliorer l’octroi.

« L’initiative de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) nommée PaRIS, à laquelle 17 pays ont adhéré, vise la mise en place de politiques publiques qui permettront d’améliorer au final la qualité de vie des gens », explique la nouvelle chercheure en chef.

« Les enquêtes sont menées de façon à prendre en compte différentes composantes de notre société comme la démographie, l’agriculture, l’économie et bien entendu les soins de santé. Le mandat que s’est donné l’OCDE à ce titre est d’en savoir davantage sur l’état de santé global des populations pour pouvoir ensuite émettre des recommandations dont pourront se servir les décideurs politiques » poursuit-elle. »

L’OCDE estime ainsi pouvoir améliorer le dialogue entre la clientèle recevant des soins, les institutions de santé publique et les gouvernements. D’une durée de trois ans, l’enquête questionnera les patients sélectionnés sur la performance des soins de santé primaires qu’ils reçoivent afin de mettre en oeuvre des moyens d’en rehausser la qualité.

Avec l’aide de huit autres chercheurs provenant de différentes universités québécoises, la professeure Poitras mènera pour sa part son étude en recrutant 1250 patients québécois qui souffrent de maladies chroniques et reçoivent des soins primaires régulièrement.

« Ces patients répondront à des questions spécifiques concernant les soins de santé qu’ils reçoivent, explique-t-elle. Concrètement, les connaissances que nous obtiendrons par la suite permettront aux malades de prendre de meilleures décisions pour eux-mêmes, aux médecins d’améliorer leur pratique professionnelle et aux gouvernements d’adopter de meilleures politiques de gestion en santé », de conclure Mme Poitras.