Les premiers produits frais de l’année sont disponibles dans les marchés publics de Saguenay.
Les premiers produits frais de l’année sont disponibles dans les marchés publics de Saguenay.

Marchés publics: Arvida ouvre le bal

Il revenait à Arvida de casser la glace, mercredi, et de tenir le premier marché public de Saguenay de l’été.

Au coeur du Carré Davis, par une chaude journée, les clients sont présents dès l’ouverture du marché à 15h. Moins de 30 minutes après l’ouverture des kiosques, plusieurs personnes font la file pour profiter de ce que les commerçants avaient à offrir, tout en respectant les règles imposées par le MAPAQ en raison de la COVID-19.

Caroline Lamoureux-Pelletier, propriétaire de la Boulangerie la Meunière et la Tortue, vendra son pain frais tout l’été à Arvida.

Parmi les vendeurs, on retrouve Caroline Lamoureux-Pelletier, la propriétaire de la Boulangerie la Meunière et la Tortue. Elle proposera son pain frais tout l’été, en face de la bibliothèque d’Arvida.

« C’est nouveau pour nous de participer à un marché. Mais on trouvait que c’était une belle occasion de se faire connaître », affirme-t-elle, alors que les clients se succèdent devant les différents kiosques qui offrent du café, des produits de boulangerie et les premiers légumes frais de la saison.

Les consommateurs faisaient la file dès l’ouverture des kiosques.

Si Jonquière lançait le bal mercredi, les autres arrondissements de Saguenay auront eux aussi leur marché. Jeudi, entre 15h et 18h, des kiosques de produits frais seront érigés à La Baie, près de l’église Saint-Alphonse. Samedi, la Place du Citoyen sera animée par les marchands, cette fois entre 9h et midi.

Le secteur d’Arvida a été le modèle pour ces marchés. On en tient depuis maintenant trois ans. « Au début, c’était un projet-pilote, lance Kate Savard, directrice générale de la Corporation du centre-ville d’Arvida. On voulait créer un espace de proximité propice à la rencontre des gens. » Cette dernière explique d’ailleurs la facilité de trouver des exposants par la petite période d’engagement qui est demandé, soit une journée par semaine, de la mi-juillet à la mi-septembre.

Josée Néron, que l’on voit ici en compagnie de Catherine Lavoie et Guillaume Tétrault, du Domaine de la Roche à l’épervière, a visité le premier marché public de Saguenay.

Le conseiller du secteur, Carl Dufour, abonde dans le même sens. « Ç’a été facile de trouver des commerçants cet été. La COVID-19 a créé un besoin », dit-il, alors que les citoyens les saluent.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, s’est déplacée pour l’occasion. Elle souligne elle aussi que la pandémie n’a pas eu que du mauvais. Elle a créé des opportunités et permis à la Ville de faire des essais.

On retrouvait les premières tomates de la saison, mercredi, à Arvida.

« La COVID-19 a été une belle occasion pour les différentes associations [des centres-villes] de se parler et de voir de quelle façon on pouvait recréer le modèle d’Arvida dans les autres arrondissements. Il faut savoir faire du positif avec tout ça », croit-elle, ajoutant que ces événements sont des opportunités pour encourager l’achat local et pour habiter les centres-villes.

Les marchés des trois arrondissements auront leur propre personnalité. Les commerçants qu’on y retrouvera diffèreront. Certains peuvent d’ailleurs s’ajouter au fil des semaines.

Si les trois marchés publics de Saguenay sont des installations temporaires, un projet de marché permanent, avec pignon sur rue, est toujours dans les cartons.