Les gens qui profitent de leur marche pour ramasser des déchets sont de plus en plus nombreux.
Les gens qui profitent de leur marche pour ramasser des déchets sont de plus en plus nombreux.

Marcher et ramasser les déchets: un geste pour sa santé et la planète

Pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable ? Plusieurs familles profitent de leur marche ou de leur randonnée pour faire leur part pour l’environnement en ramassant les déchets qu’ils croisent sur leur chemin. Et en temps de confinement, plusieurs personnes s’adonnent à la marche.

Écojogging, plogging, écocourses ou « détritrottes ». La tendance, qui allie la course et la collecte de déchets, gagne de plus en plus d’adeptes, et ce, partout à travers le monde. Selon un article publié dans L’Actualité, au début du mois de mars, ces sorties auraient vu le jour en Suède et en France en 2016.

Pour les familles avec de jeunes enfants, il peut être difficile de courir tout en ramassant les détritus qui jonchent le sol. La marche est donc toute indiquée pour le faire.

Un citoyen a d’ailleurs invité la population à participer à ce mouvement en publiant un message sur Facebook via la page Spotted St-Honoré, Falardeau. « Petite suggestion pour la population. En ce moment, beaucoup de gens se promènent dans les rues [...]. Faites donc comme moi et ma conjointe pendant votre marche. Traînez donc vos gants et des sacs de plastique. Juste dans notre quartier, en une heure même pas de marche, on a ramassé quatre sacs d’épicerie pleins à rebord », a-t-il notamment écrit.

Plusieurs personnes ont souligné que l’idée était bonne et ont dit vouloir l’essayer avec leurs enfants. Martine Gendron, éducatrice spécialisée à l’école Jean-Fortin de Saint-Honoré, a d’ailleurs rappelé que les élèves le faisaient habituellement dans la cour d’école.

« Normalement, à ce temps-ci de l’année, nous distribuons des gants aux enfants et des sacs dans la cour d’école. Nous remplissons plusieurs sacs de poubelles. Ça conscientise beaucoup les élèves à faire un effort pour ne pas polluer lorsqu’ils font ça. C’est fou le nombre de déchets qui apparaissent à la fonte des neiges ! », a-t-elle écrit.

Lors d’un entretien téléphonique avec Le Progrès, Martine Gendron a confirmé que les jeunes adoraient l’activité. Certains élèves proposaient même de le faire plus souvent.

L’activité, explique-t-elle, était souvent arrimée avec le Jour de la Terre, qui a lieu chaque année le 22 avril.

« Chaque professeur pouvait y aller avec ses élèves, pendant 30 ou 40 minutes, sur une base volontaire. Les enfants demandaient d’y retourner. Ils sentaient qu’ils faisaient une différence », explique-t-elle.

Alors, allez-vous embarquer dans le mouvement ?