Marc Pettersen

Marc Pettersen renonce

Le conseiller municipal Marc Pettersen ne sera pas candidat à l’investiture libérale dans la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord lors des élections partielles qui auront lieu au printemps. L’élu réfléchissait à cette question depuis la démission du député Denis Lemieux l’automne dernier. Au cours d’une entrevue accordée au Progrès vendredi, il a confirmé qu’il ne sauterait pas dans l’arène.

«Après mûre réflexion et en consultation avec ma conjointe et les citoyens de mon quartier, j’ai décidé de passer mon tour pour cette élection partielle. Les raisons sont multiples», a expliqué Pettersen, reconduit au poste de conseiller municipal en novembre dernier. Il confie que son épouse a de la difficulté avec les attaques personnelles pouvant survenir en cours de campagne. Le décès de sa belle-soeur lundi, dont il était très proche, a sonné le glas de la réflexion. 

«J’en aurais été à ma 11e campagne électorale depuis 1989 et ma deuxième en moins de six mois, ce qui aurait été très demandant autant pour ma santé que pour ma famille. Je ne voulais pas embarquer pendant un autre six mois dans un cirque médiatique infernal. Moi, personnellement, je suis capable de soutenir la pression, mais ma conjointe commençait à moins aimer cela et je ne voulais pas lui faire subir un autre six mois de campagne», a-t-il indiqué.

Plusieurs appuis

Marc Pettersen demeure convaincu qu’il aurait remporté l’investiture, puis l’élection dans Chicoutimi-Le Fjord. Il affirme que les appuis à son égard étaient nombreux, autant dans son district qu’à La Baie et dans le Bas-Saguenay. Le conseiller municipal précise également que s’il a songé à se présenter, c’est pour défendre les intérêts des électeurs de la circonscription et de la région et pour éviter que Chicoutimi-Le Fjord «passe aux mains d’un autre parti».

«Je voulais dissiper tout doute à l’effet que j’allais seulement me présenter pour le salaire. En effet, la fonction de député au fédéral, c’est près de quatre fois mon salaire de conseiller et j’avoue que ç’a aurait été une bonne raison de rester dans la course, mais dans ma tête, l’argent n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est ma santé, ma conjointe et les électeurs de mon quartier», enchaîne celui qui ne veut pas accorder d’autres entrevues médiatiques à ce sujet.

Dauphin

Marc Pettersen ne tire pas un trait sur une candidature à l’élection générale de l’an prochain. Il confie avoir encaissé difficilement la défaite aux mains de la néo-démocrate Karine Trudel en 2015, par quelque 300 voix. 

«Mon objectif a toujours été d’y retourner un jour en politique fédérale, en 2019 plus précisément, et de prendre ma revanche dans Jonquière, où j’ai perdu par un très faible pourcentage», enchaîne Marc Pettersen. 

Le conseiller de Chicoutimi-Nord a discuté avec une personne intéressée à briguer l’investiture libérale. Il ne veut pas la nommer pour l’instant, mais fait part de son intention de lui apporter tout le soutien et l’encadrement nécessaires. 

«Je vais donner mon appui à celui qui sera en mesure de barrer la route aux indésirables associés à l’ancienne administration municipale. Je ne veux pas que le comté glisse dans l’opposition et je vais aider mon parti à l’investiture et à l’élection partielle en tant que militant du parti libéral fédéral. J’ai des amis personnels au parti et des amis de longue date élus au gouvernement de Justin Trudeau et ils sont derrière ma décision à 100 pour cent», conclut Marc Pettersen. 

Marielle Couture dessinée par Laurence Lemieux.

Marielle Couture au Parti rhinocéros

Le Parti rhinocéros pourrait bien être représenté lors de la prochaine élection partielle qui se tiendra dans la circonscription de Chicoutimi-le-Fjord. Marielle Couture qui a déjà porté les couleurs du parti à deux reprises a l’intention de se présenter dans la circonscription laissée vacante à la suite de la démission de Denis Lemieux.

Marielle Couture avait fait part de ses intentions quant à la possibilité de ressauter dans l’arène politique, au lendemain de la démission du député libéral. Celle qui occupe la fonction officielle de directrice des arcs-en-ciel au parti affirme que l’abolition du 1000$ de caution pour se présenter en politique a été un incitatif dans sa démarche. Selon elle, tous les citoyens, peu importe leurs revenus, devraient avoir la chance de se lancer en politique. Celle qui a porté les couleurs du parti en 2011 et en 2015 a déjà une liste de promesses. Elle compte, entre autres, abolir les mois de février et de novembre afin d’abaisser le taux de déprime dans la population.