La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, a attendu le dévoilement des résultats en compagnie de son candidat, Marc Maltais.

Marc Maltais reviendra en 2019

« Si j’ai bien compris, vous êtes en train de me dire à la prochaine fois. » Marc Maltais sera candidat aux prochaines élections fédérales.

Le syndicaliste qui s’est fait connaître du grand public pendant le lock-out chez Rio Tinto Alcan a cité René Lévesque pour confirmer sa candidature de 2019. Avec une plus grande équipe sur le terrain, Marc Maltais estime qu’il a de bonnes chances de remporter.

« Avoir été si près de gagner, ça me fait croire à mes chances et à celles du Bloc québécois », a exprimé l’Almatois. 

Ce dernier a en effet donné des sueurs froides à ses adversaires. Marc Maltais a mené dans les premières boîtes de scrutin avec parfois plus de 10 % d’avance sur le libéral. 

« Il faut rappeler qu’il y a un mois à peine, il n’y avait pas de candidat au Bloc. Il n’y avait pas d’exécutif non plus ici. Et aux dernières élections, le Bloc était dernier. Je suis donc assez satisfait des résultats », a exprimé le candidat qui a récolté près de 25 % des votes. 

Une centaine de personnes se sont réunis au Lion bleu d’Alma pour le dévoilement des résultats, — dont des représentants syndicaux de RTA et des péquistes, notamment Alexandre Cloutier. 

La chef Martine Ouellet était également de passage au Lac-Saint-Jean, lundi, pour cette journée importante pour son candidat, mais aussi pour son parti.

« On sent un nouvel élan. Le Bloc est de retour dans l’arène politique », a lancé Mme Ouellet, rappelant qu’elle vise la parité dans ses candidatures en 2019.

Marc Maltais retrouvera son poste de représentant régional à la FTQ. Un emploi qui l’amènera d’ailleurs à travailler avec le nouveau député élu.

« Je dois féliciter Richard Hébert. Il a fait une bonne campagne. Et on devra travailler ensemble dans certains dossiers », a rappelé M. Maltais.

Le syndicaliste a tenu à remercier sa femme et ses cinq enfants qui ont participé à cette campagne courte et intense. « Comparée à un lock-out, une campagne électorale, c’est une ballade à la campagne », a laissé tomber avec humour Anne Bouchard, dans un bref entretien accordé au Quotidien.

Le plus jeune enfant du couple, Clovis, a quant à lui passé plusieurs journées à suivre son père. « Ce que j’aime de la politique, c’est qu’on aide les gens. Pas le contraire », a constaté le garçon de 9 ans.

La néo-démocrate Gisèle Dallaire respecte le choix des Jeannois

La candidature de Marc Maltais a fait mal à la néo-démocrate Gisèle Dallaire. Celle qui avait récolté 28 % des votes en 2015, dont la plus grande part dans le secteur almatois, est arrivée quatrième avec près de 12 %. 

« Ce soir, les Jeannois et les Jeannoises ont fait leur choix et je respecte leur décision. Je félicite Richard Hébert pour son élection », a exprimé par voie de communiqué Mme Dallaire.

« En 2015, j’ai décidé de cesser d’observer la politique et d’être une actrice de changement. C’est sans hésitation que je me suis lancée à nouveau cette année. Je suis fière de ma deuxième campagne avec la famille néo-démocrate. »

La psychologue industrielle a tenu à remercier ses bénévoles et sa famille pour cette deuxième campagne en deux ans. 

« Les cinq dernières semaines ont été intenses et inoubliables ! J’ai parlé à des milliers de mes concitoyens et concitoyennes. J’ai beaucoup appris à leur rencontre, tant sur le plan humain qu’au niveau des enjeux propres à notre région. Ces échanges continueront de me suivre et de nourrir mon implication », a ajouté la candidate néo-démocrate, remerciant du même coup Thomas Mulcair, le chef Jagmeet Singh et la députée de Jonquière, Karine Trudel, pour leur implication dans sa campagne.

Leclerc pas amer

(Louis Potvin) – Rémy Leclerc n’était pas amer de terminer deuxième de cette élection. Il avait son explication. « C’est la candidature de Marc Maltais qui a brouillé les cartes. On s’est partagé les votes de contestation des libéraux. Une élection, c’est contextuel et comme il s’agissait d’une partielle, les gens ont préféré voter pour le pouvoir », a-t-il déclaré, assurant que le parti conservateur n’avait pas perdu de sa popularité selon lui.