Marc Maltais est le premier à faire part de ses intentions quant à la succession d’Alexandre Cloutier. À l’automne dernier, le député avait appuyé publiquement le syndicaliste, qui était alors candidat du Bloc québécois pour la circonscription fédérale de Lac-Saint-Jean.

Marc Maltais en réflexion pour Lac-Saint-Jean

Marc Maltais devrait être candidat à l’investiture du Parti québécois dans la circonscription de Lac-Saint-Jean. Le syndicaliste a confirmé au Quotidien, en soirée mercredi, qu’il songeait sérieusement à tenter sa chance pour succéder à Alexandre Cloutier.

Le nom de Marc Maltais circulait depuis qu’Alexandre Cloutier a annoncé son retrait de la vie politique. Mais le principal intéressé n’avait, jusqu’ici, pas confirmé ses intentions. « Je suis en réflexion », a finalement affirmé celui qui s’était présenté sous la bannière du Bloc québécois lors de l’élection partielle fédérale dans Lac-Saint-Jean, l’automne dernier. Bien qu’il s’était lancé sur le tard, Marc Maltais avait tout de même obtenu des résultats intéressants au scrutin. 

« La démission d’Alexandre (Cloutier) a été un dur coup pour la circonscription et j’ai été ébranlé lorsqu’il l’a annoncée. J’ai été beaucoup sollicité, au cours des derniers jours, et je me suis aussi entretenu avec Alexandre. Je me donne encore quelques jours pour mûrir le tout, mais en politique, lorsqu’on dit être en réflexion, c’est un peu admettre qu’on va faire le saut », a affirmé Marc Maltais. 

« Un Indépendantiste convaincu »

« Je suis un indépendantiste convaincu. Est-ce que je pense être l’homme de la situation et est-ce que je pense être en mesure de garder le château fort péquiste ? Je crois que la réponse est oui. Je serais capable de faire l’ouvrage et je travaillerais pour ma région », a ajouté le directeur régional de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), qui s’est surtout fait connaître lors du lock-out décrété à l’aluminerie d’Alma, en 2012. 

Questionné sur les hauts et les bas que connaît le Parti québécois ces temps-ci et sur l’invitation du chef Jean-François Lisée lancée à Pierre Karl Péladeau pour qu’il rejoigne les troupes souverainistes, Marc Maltais s’est montré optimiste. « Si je me lance, ce sera pour les intérêts régionaux et je n’ai aucun problème à ce que PKP revienne. Ça serait sans doute bon pour le parti. Je suis un syndicaliste, tout le monde le sait, mais le PQ, c’est des gens de tous les horizons », a affirmé celui qui est, jusqu’à maintenant, le premier à partager ses intentions de succéder à Alexandre Cloutier. 

Scrutin fédéral

Lors de l’élection partielle fédérale dans Lac-Saint-Jean, Marc Maltais avait récolté 23,4 % des votes, juste derrière le conservateur Rémy Leclerc (25 %) et devant la néo-démocrate Gisèle Dallaire (11,7 %). Celui qui avait été élu, Richard Hébert, l’avait remporté avec 38,6 % des voix.

Marc Maltais avait rejoint la course un mois seulement avant la tenue du vote.