Le maire d'Alma Marc Asselin.

Marc Asselin préfère une usine

Le maire d’Alma, Marc Asselin, préférerait que Rio Tinto procède à l’annonce d’investissements pour l’expansion de son aluminerie plutôt que d’entreprendre un brassage de la fiscalité des barrages hydroélectriques qui risquerait de faire mal à des petites communautés.

À la suite de la sortie du conseiller Jean-Marc Crevier, qui réclame des changements à la fiscalité foncière des barrages, M. Asselin affirme avoir travaillé il y a trois ans avec l’ex-maire Jean Tremblay dans ce dossier. «J’ai toujours dit qu’il fallait aller de l’avant avec les grands projets comme Alma 2 même si des informations ont circulé à l’effet que les profits générés par cette expansion serviraient à la construction d’AP 60 », affirme le maire almatois.

Ces nouveaux investissements constituent, selon lui, la meilleure façon de générer de la valeur au rôle foncier des villes tout en créant de nouveaux emplois rémunérateurs qui multiplient par 2,8 les retombées économiques dans le milieu.

Ceci étant dit, M. Asselin ne s’affiche pas contre les revendications de Saguenay quant à une révision de la fiscalité foncière des barrages hydroélectriques, mais ajoute du même souffle être d’accord avec la ministre des Affaires municipales, André Laforest, à l’effet qu’il faut y aller doucement dans ce genre de dossier. Selon lui, le gouvernement et son ministère des Ressources naturelles ont priorité bien avant les municipalités quant aux négociations des droits et redevances perçus. 

Un brassage dans le dossier pourrait faire des perdants. Il fait allusion à plusieurs petits villages jeannois qui tirent la majorité de leurs revenus en provenance de Rio Tinto.

En clair, M. Asselin préfère obtenir des revenus supplémentaires pour sa ville provenant de projets d’expansion industrielle plutôt que de revenus de taxation tirés sur le barrage d’Isle-Maligne.